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06/04/2017

il en a appelé au parlement pour gagner du temps ; le procès vaut la peine d'être jugé

... Ou plutôt en l'occurence, "elle", la lamentable Marine Le Pen, experte en truanderie et escrocage [sic], qui se gave, elle et sa bande de nervis, avec nos impôts , prélevés grâce au "système" .

D'autre part, quand je pense aux millions distribués par l'Etat aux partis et candidats, qui louent des locaux démesurés et font leur publicité de marchands de tapis , et que dans le même temps des milliers de gens couchent dehors, j'ai des envies de révolution . Jusqu'à quand allons-nous payer ces nantis ? Vive Philippe Poutou ! 

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Marine a visité une prison, mais pourquoi, bon Dieu, l'ont-ils laissée ressortir ?

 http://www.leparisien.fr/chauconin-neufmontiers-771...

 

 

« A Antoine-Jean-Gabriel Le Bault

Conseiller du Parlement

à Dijon

17è mai 1762 aux Délices

J'ai été sur le point, monsieur, de boire de l'eau du Styx, qui ne vaut pas votre vin de Bourgogne ; et je crois que pour le peu de temps que j'ai encore à ramper sur ce globule appelé globe, le vin me sera interdit ; mais du moins j'aurai le plaisir d'en faire boire ; ainsi votre charrette sera la très bien venue . Je voudrais bien que vous vous remissiez à juger . Je vous prépare une affaire singulière, qui a été un an entier sur le tapis du bailliage de Gex, supposé que ce bailliage ait un tapis .

Six gentilshommes du pays, tous frères, tous pauvres, tous au service du roi dans le même régiment, et la plupart mineurs, ont trouvé leur bien engagé par antichrèse à un huguenot . Ce huguenot a vendu leur patrimoine aux jésuites, et les bons jésuites se flattant que ces gentilshommes n'auraient jamais de quoi rentrer dans leur bien, l'ont acheté pour la plus grande gloire de Dieu . Ils ont obtenu du roi lettres patentes, pour s'emparer du bien d'autrui, et vous avez eu la bonté d'entériner ces lettres patentes, parce qu'alors personne ne réclamait contre .

Enfin, les six frères ont trouvé de l'argent, ils ont consigné . Les jésuites ont été forcés de se désister ; le huguenot avec lequel ils avaient manœuvré a été sommé de rendre le bien, et de compter des intérêts reçus, et des dégradations ; il a été condamné tout d'une voix , il en a appelé au parlement pour gagner du temps ; le procès vaut la peine d'être jugé . Partant, je prie Dieu qu'il vous inspire la digne résolution de ne plus laisser languir les pauvres plaideurs . Pour moi je n'ai de procès qu'avec la nature . Je sais bien que je finirai par le perdre ; mais en en attendant, je voudrais bien voir vos tracasseries finies . Est-il possible que toute une province soit assez malheureuse pour être forcée de ne se plus ruiner à plaider ! Vous nous mettez tous dans le cas de la comtesse de Pimbêche 1. J'ai l'honneur d'être avec le plus sincère et le plus tendre respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire . »

1 Dans Les Plaideurs, I, 7, de Racine .

 

05/04/2017

Ce qui pourrait m’empêcher d’accepter votre proposition, ce serait la crainte de déplaire à M. l’Inquisiteur de la foi, ou pour la foi, qui a, sans doute approuvé votre édition

... Jean-Luc Mélenchon  a rejoint sans le savoir notre ami Voltaire en interpellant l'outrecuidante et détestable Marine Le Pen lors du débat télévisé d'hier soir avec un  "Fichez-nous la paix avec la religion !" qui reflète réellement l'avis de la majorité des citoyens .

https://www.challenges.fr/politique/melenchon-a-le-pen-fi...

Marine, tu te comportes comme la dernière des lèche-culs, d'une franchise d'âne qui recule , forte en gueule sans plus, une harengère friquée avec une cour de bas-de-plafond . Quoi que tu dises, tu vas perdre . Et Philippe Poutou avec sa franchise , et la majorité, n'ont pas eu peur de toi .

 

 

 

« A Antoine-Ignace Fez

17 mai 1762, aux Délices 1

Vous me proposez, par votre lettre datée d’Avignon, du 30 Avril , de me vendre pour mille écus l’édition entière d’un recueil de mes Erreurs sur les faits historiques et dogmatiques 2, que vous avez, dites-vous, imprimé en terre papale. Je suis obligé, en conscience, de vous avertir qu’en relisant, en dernier lieu, une nouvelle édition de mes ouvrages, j’ai découvert dans la précédente pour plus de deux mille écus d’erreurs ; et comme en qualité d’auteur je me suis probablement trompé de moitié à mon avantage, en voilà au moins pour douze mille livres . Il est donc clair que je vous ferais tort de neuf mille francs si j’acceptais votre marché.

De plus, voyez ce que vous gagnerez au débit du dogmatique ; c’est une chose qui intéresse particulièrement toutes les puissances qui sont en guerre, depuis la mer Baltique jusqu’à Gibraltar. Ainsi je ne suis pas étonné que vous me mandiez que l’ouvrage est désiré universellement.

M. le général Laudon, et toute l’armée impériale, ne manqueront pas d’en prendre au moins trente mille exemplaires, que vous vendez, dites-vous, 2 livres pièce,

ci.                                                60 000 livres.

Le roi de Prusse, qui aime passionnément le dogmatique, et qui en est occupé plus que jamais, en fera débiter à peu près la même quantité,

ci.                                                60 000

Vous devez aussi compter beaucoup sur monseigneur le prince Ferdinand 3 ; car j’ai toujours remarqué, quand j’avais l’honneur de lui faire ma cour, qu’il était enchanté qu’on relevât mes erreurs dogmatiques ; ainsi vous pouvez lui en envoyer vingt mille exemplaires,

ci.                                                40 000

A l’égard de l’armée française, où l’on parle encore plus français que dans les armées autrichiennes et prussiennes, vous y en enverrez au moins cent mille exemplaires, qui a 40 sous la pièce,

font.                                             200 000

Vous avez sans doute écrit à M. l’amiral Anson, qui vous procurera en Angleterre et dans les colonies le débit de cent mille de vos recueils,

ci.                                                200 000

Quant aux moines et aux théologiens, que le dogmatique regarde plus particulièrement, vous ne pouvez en débiter auprès d’eux moins de trois cent mille dans toute l’Europe, ce qui forme tout d’un coup un objet de

.                                                   600 000

Joignez à cette liste environ cent mille amateurs du Dogmatique parmi les séculiers, pose

.                                                   200 000

somme totale                            1 360 000 livres.

Sur quoi il y aura peut-être quelques frais, mais le produit net sera au moins d’un million pour vous.

Je ne puis donc assez admirer votre désintéressement de me sacrifier de si grands intérêts pour la somme de trois mille livres une fois payée.

Ce qui pourrait m’empêcher d’accepter votre proposition, ce serait la crainte de déplaire à M. l’Inquisiteur de la foi, ou pour la foi, qui a, sans doute approuvé votre édition. Son approbation une fois donnée ne doit point être vaine ; il faut que les fidèles en jouissent, et je craindrais d’être excommunié si je supprimais une édition si utile, approuvée par un jacobin, et imprimée dans Avignon.

A l’égard de votre auteur anonyme, qui a consacré ses veilles à cet important ouvrage, j’admire sa modestie : je vous prie de lui faire mes tendres compliments, aussi bien qu’à votre marchand d’encre.4 » 



1 Copie Beaumarchais-Kehl ; édition Réponse de M. de Voltaire au sieur Fez libraire d'Avignon, du 17 mai 1762 (Aux Délices ) ; « Réponse de M. de Voltaire au sieur Fez libraire d'Avignon » dans le Journal encyclopédique, Bouillon, 15 juin 1762, qui doit précéder l'autre édition de quelques jours .

3 Le prince Ferdinand de Brunswick.

4L'ouvrage auquel se référait Fez était Les erreurs de Voltaire, 1762 . L'auteur, qui restait anonyme était le jésuite Claude-François Nonnotte . L'ouvrage eut effectivement beaucoup de succès, quoiqu'il en existe de plus forts contre Voltaire . L'édition de 1823 en 3 volumes semble avoir été à peu près la quinzième , V* en possédait une de 1766 dans sa bibliothèque sur laquelle il nota « Erreurs de Nonotte » et « livre très impertinent d'un ex-jésuite nommé Nonnotte auquel on a répondu » . Pour que l'on puise mieux apprécier la réponse de V*, voici le texte de la lettre de Fez : « Monsieur, Avant que de mettre en vente un ouvrage qui vous est relatif, j'ai cru devoir décemment vous en donner avis . Le titre porte : Erreurs de M. de Voltaire sur les faits historiques, dogmatiques, etc., en deux volumes in-12, par un auteur anonyme . En conséquence je prends la liberté de vous proposer un parti . Le voici : je vous offre mon édition de 1500 exemplaires à 2 livres la feuille, montant 3000 livres . L'ouvrage est désiré universellement . Je vous offre , dis-je, cette édition de bon cœur, et je ne la ferai paraître que je n'aie auparavant reçu quelque ordre de votre part . J'ai l'honneur d'être avec le respect le plus profond, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur / Fez imprimeur libraire à Avignon / Avignon le 30è avril 62. » Adressé : A monsieur de Voltaire dans son château près de Genève par Genève . »

 

04/04/2017

Ayez la bonté de me mander, monsieur, si vous approuvez cette idée, et si vous pouvez contribuer à la faire réussir

... La réponse est "NON " dixit Cazeneuve suite à la demande d'aide minimum de  2,5 milliards exprimée/exigée par les Guyanais de Pou Lagwiyann dékolé . Pour le moment seule la pulpe est décollée, selon leurs dires  -excusez du peu- : 1,085 milliard d’euros . Donc Ariane reste au sol, ce qui ne fait pas nos affaires, malheureusement, et notre Premier ministre lui aussi reste (terre) à terre, heureusement . A suivre . En passant, il faut remarquer que le droit de ne pas faire grève est passé aux oubliettes . Au fait, Miss France a-t-elle été aussi obligée de fermer boutique ?

 Blocage en Guyane, Macron et Valls , etc.. ce sont les infos méchantes

 http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/articl...

 

 

« A Charles Pinot Duclos

Aux Délices 17 mai 1762

J’étais très malade, monsieur, lorsque j’eus l’honneur de vous écrire touchant l’édition de Corneille. J’ai été depuis à la mort, et je suis encore assez mal. J’ose me flatter que l’édition n’en souffrira pas beaucoup, les meilleures pièces étant commentées, et les autres ne méritant pas de l’être. Ce qui m’afflige, c’est l’obstacle que mettent les libraires de Paris à cette édition, que j’ai été obligé de diriger moi-même, et qui ne pouvait commencer que sous mes yeux. On a arrêté tous les prospectus chargés des noms des souscripteurs, à la chambre syndicale, sous prétexte qu’il y a des libraires de Paris qui ont le privilège des Œuvres de Corneille ; mais ce privilège doit être expiré, et appartient naturellement à la famille. D’ailleurs mademoiselle Corneille ne pourrait-elle pas demander le privilège d’un livre intitulé Commentaires sur plusieurs tragédies de Pierre Corneille, et sur quelques autres pièces françaises et espagnoles ? On ne pourrait, ce me semble, refuser cette justice, et le livre serait imprimé sous le nom de la veuve Brunet 1, qui pourrait s’accommoder avec mademoiselle Corneille d’une manière avantageuse pour l’une et pour l’autre.

Ayez la bonté de me mander, monsieur, si vous approuvez cette idée, et si vous pouvez contribuer à la faire réussir. Il y a déjà deux volumes d’imprimés ; si la nature veut que je vive encore quelque temps, l’édition sera achevée dans dix-huit mois. »

 

03/04/2017

Si je le pouvais je serais chez vous

... Si M. Poutou a dit cela à E. Macron un 1er avril, combien d'autres personnalités contactées, que ce soit pour soutenir Macron ou tout autre concurrent présidentiel, ont prononcé cette plate excuse ?

 

 

« A Philippe Debrus

derrière le Rhône

[vers mai 1762] 1

Voyez, monsieur, si vous pourrez avoir la bonté de passer aujourd'hui chez moi avec M. Cathala et M. Calvet, directeur de la poste d’Allemagne . Je ne peux sortir . Si je le pouvais je serais chez vous .

Votre très humble et obéissant serviteur

Voltaire

gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. »

1 Le manuscrit olographe est passé en vente chez Stargardt, à Marbourg le 17 novembre 1961 . Lettre datée par le fait que le billet est motivé par l'affaire Calas et que celle-ci en est encore à ses débuts . Voir : https://books.google.fr/books?id=VLtSCwAAQBAJ&pg=PT36...

 

il faut servir chaque convive selon son goût

... Et il en est qui aiment, -du moins il me semble- , la soupe à la grimace , et on leur en ressert à satiété , n'est-ce pas Fanfoué Fillon ?  Bien fait pour lui ! car qui sème le vent, etc., il s'est déjà bien gavé avec des fonds publics, qu'il connaisse aussi bien les fonds de casseroles .

 

 

« A Gabriel Cramer

[mai 1762] 1

Monsieur Cramer est supplié de faire corriger le mémoire ci-joint, qu'on renvoie . On en peut tirer deux cents exemplaires pour Paris conformes aux corrections ci-indiquées, mais la première leçon subsistera pour tous les vilains huguenots , il faut servir chaque convive selon son goût . Il sera très aisé de faire ce petit arrangement .

On met en ordre le Théodore et l'Héraclius, on attend les réformes du Cid et des Horaces . »

1 Datée d'après les références à l'édition de Corneille .

 

02/04/2017

on sentira combien il est honteux d'être soumis à la puissance ridicule qui les a établis

... Qui visè-je ici ? D'abord la famille Le Pen, et puis, par conséquent, tous ces dirigeants FN qui grenouillent autour . Le danger est qu'ils sont particulièrement retors et menteurs de premier ordre, habiles à manier la langue de bois comme il n'est pas permis . A vomir ! Prêts à toutes les compromissions, toutes les lâchetés  pour prendre le pouvoir et l'argent qui va avec . 

 Image associée

Le Pen père / Adolf met le pied à l'étrier à Marine fifille et charge la mule !

 Inspiré par une curiosité : https://fr.wikipedia.org/wiki/Der_Fuehrer%27s_Face

 

 

 

« A Louis-René de Caradeuc de La Chalotais

[vers le 15 mai 1762] 1

J'étais à la mort, monsieur, lorsque j'ai reçu la lettre dont vous m'avez honoré ; je souhaite de vivre pour voir les effets de votre excellent mémoire 2. Je ne savais pas que vous m'eussiez fait l'honneur de me l'envoyer, et que j'avais deux remerciements à vous faire, celui d'avoir éclairé la France et celui de vous être ressouvenu de moi .

Votre réquisitoire a été imprimé à Genève et répandu dans toute l'Europe avec le succès que mérite le seul ouvrage philosophique qui soit jamais sorti du barreau . Il faut espérer qu'après avoir purgé la France des jésuites, on sentira combien il est honteux d'être soumis à la puissance ridicule qui les a 3 établis . Vous avez fait sentir bien finement l'absurdité d'être soumis à cette puissance, et le danger ou du moins l'inutilité de tous les autres moines qui sont perdus pour l’État et qui en dévorent la substance .

Je vous avoue, monsieur, que c'est une grande consolation pour moi de voir mes sentiments justifiés par un magistrat tel que vous . Il faut que je me vante d'avoir le premier attaqué les jésuites en France . J'ai une terre dans le pays de Gex, tout auprès d'un domaine que les jésuites ont usurpé . À force de distinctions, ils avaient ajouté à l'usurpation de ce domaine, le bien de six gentilshommes, tous frères, tous pauvres, et tous au service . Ils avaient obtenu des lettres patentes qui leur permettaient d'acquérir ce bien : ces lettres avaient été enregistrées au parlement de Dijon ; et vous noterez qu'ils s'étaient associés avec un huguenot dans cette manœuvre . Ils se fondaient uniquement sur l'espérance que ces six gentilshommes n'auraient jamais le moyen de rentrer dans leurs biens . Je prêtai de l’argent aux orphelins dépouillés ; ils sommèrent les jésuites et le huguenot de leur rendre leur patrimoine ; les jésuites consultèrent leur général, le père Ricci, qui fut cette fois assez sage pour leur ordonner de se désister . Les pauvres gentilshommes sont rentrés dans leur domaine ; et j'espère des excommunications dans ce monde-ci , et le paradis dans l'autre, pour cette bonne œuvre .

Je vous envoie cette plaisanterie,4 qui m'est tombée entre les mains . Le bâtiment d'un million sept cent mille livres est une chose vraie, et qui excite l'indignation de tout le monde .

J'ai l'honneur d'être etc. »

1 La lettre est une réponse à une lettre de La Chalotais datée du 4 mai 1762 à Rennes . L'édition de Kehl date du 17 mai .

2 Mémoire changé en compte rendu par l'éditeur sur le manuscrit .

3 a omis sur le manuscrit .

4 L’Extrait de la gazette de Londres, dans lequel V* rend compte des bâtiments ajoutés à l'abbaye de Citeaux ; il revient sur ces constructions dans le Pot-Pourri au chapitre XVI : voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/08/facetie-pot-pourri-partie-3.html

 

01/04/2017

Je vous tiens heureux de n’être plus dans un poste où l’on ne peut empêcher les malheurs, et où l’on répond au public de tous les désastres inévitables. Jouissez de votre repos, de vos lumières supérieures, de toutes les espérances pour l’avenir, ...

... Monsieur Valls, j'arrête ici, je craindrais d'être pris pour un vil flatteur si j'en rajoutais une ligne .

Le cher Hamon a encore la sottise d'avoir une ambition personnelle (sous couvert de bien public ) et un  manque de réalisme politique, stupidement quêtant la voix d'un ex-adversaire, au prétexte de faire partie de la même bande de bras cassés du PS ; en l'entendant, je l'ai cru en cour d'école, déçu de n'avoir pas eu sa part de goûter , donnée à un plus grand de la part de celui qu'il avait chargé de le ravitailler ; il fait preuve d'aveuglement et gâche le peu de qualités qu'il avait .  

Pour en revenir à Manuel, sans connaitre ses ambitions prochaines, reconnaissons que pour une fois , ayant la bride sur le cou, il raisonne et parle juste , c'est  un peu rassurant, je dis un peu, car les sacs d'embrouilles ne sont pas encore tous ouverts .  

PS - Fanfoué Hollande, le sacrifié, espère devenir premier ministre et appelle à voter Hamon .

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Il était une fois une foi ... Souvenez vous !

 

« Au cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis

Aux Délices 15 mai 1762 1

J’étais à la mort, monseigneur, quand Votre Éminence eut la bonté de me donner part de la perte  cruelle que vous avez faite 2. Je reprends toute ma sensibilité pour vous et pour tout ce qui vous touche, en revenant un peu à la vie. Je vois quelle a dû être votre affliction ; je la partage ; je voudrais avoir la force de me transporter auprès de vous pour chercher à vous consoler.

Tronchin et la nature m’ont guéri d’une inflammation de poitrine et d’une fièvre continue ; mais je suis toujours dans la plus grande faiblesse.

J’ai la passion de vous voir avant ma mort ; faudra-t-il que ce soit une passion malheureuse ? je vous avais supplié de vouloir bien vous faire informer de l’horrible aventure des Calas . M. Le maréchal de Richelieu n’a pu avoir aucun éclaircissement satisfaisant sur cette affaire. Il est bien étrange qu’on s’efforce de cacher une chose qu’on devrait s’efforcer de rendre publique. Je prends intérêt à cette catastrophe, parce que je vois souvent les enfants de ce malheureux Calas qu’on a fait expirer sur la roue. Si vous pouviez, sans vous compromettre, vous informer de la vérité, ma curiosité et mon humanité vous auraient une bien grande obligation. Votre Éminence pourrait me faire parvenir le mémoire qu’on lui aurait envoyé de Toulouse, et assurément je ne dirais pas qu’il m’est venu par vous.

Toutes les lettres que j’ai du Languedoc sur cette affaire se contredisent ; c’est un chaos qu’il est impossible de débrouiller ; mais peut-être Votre Éminence n’est-elle déjà plus à Montélimar, peut-être êtes-vous à Vic-sur-Aisne, où vous embellissez votre retraite, et où vous oubliez les malheurs publics et particuliers. 3

Il faut absolument que je me serve de ma trop faible main, Monseigneur, pour vous dire

combien mon cœur est à vous. Que ne puis-je vous entendre une heure ou deux ! Il me semble qu’à travers toute votre circonspection, vous me feriez sentir avec quelle douleur on doit envisager l’état présent de la France. Je vous tiens heureux de n’être plus dans un poste où l’on ne peut empêcher les malheurs, et où l’on répond au public de tous les désastres inévitables. Jouissez de votre repos, de vos lumières supérieures, de toutes les espérances pour l’avenir, et surtout du présent.

Votre philosophie apportera de la consolation à la douleur de la perte de madame votre nièce.

Agréez ma sensibilité et mon tendre respect.

V. »

 

 

1La lettre à laquelle V* répond ici n'est pas connue . La fin de la lettre à partir de Votre philosophie est écrite dans la marge du bas .

2 Dans l'édition Bourgoing, la lettre est précédée des mots suivants : « Bulletin pour apprendre à M. de Voltaire la mort de Mme la comtesse de Narbonne-Pelet, nièce de Son Éminence. » Louise-Charlotte-Philippine de Narbonne-Pelet de Salgas était morte en avril 1762 après avoir mis au monde un fils . Elle était l'épouse de Jean-François, comte de Narbonne-Pelet, et la fille de Françoise-Hélène de Pierre de Bernis .

3 A partir du paragraphe suivant, écrit de la main de V* .