Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/03/2020

moi pauvre malade qui ne peut aller en robe de chambre dans votre jolie ville

... pas plus malade qu'en robe de chambre, à la vérité ! Confiné, par un si beau temps ! Je vais prendre un teint d'endive . Je rêve d'évasion .

logo-soufflaculs

Les Soufflaculs de St Claude détiennent le remède souverain contre tous les maux : le rire

https://www.saint-claude-haut-jura.com/les-soufflaculs-ca...

 

 

« A François Tronchin

Conseiller d’État

à Genève

Vous ferez comme vous voudrez, mon cher ami, mais il est d'une nécessité indispensable que je vous parle, soit pour l'arrangement des Délices, soit pour tout ce qui pourra vous amuser . Vous pouvez hardiment venir sur votre petit cheval, ou par le grand chemin, ou en prenant des détours tout comme il vous plaira . Il n'en est pas ainsi de moi pauvre malade qui ne peut aller en robe de chambre dans votre jolie ville . Vous sentez que j'aurais besoin d'escorte . Je vous embrasse ex toto corde meo .

10è j[anvier 1765] »

Il faut tout servir chaud, les plats refroidis ne tentent personne

... C'est que semble bien appliquer l'Assemblée nationale , qui, réduite comme peau de chagrin, continue à assurer un semblant d'activité démocratique immédiate pour sauver ce qui peut l'être encore/ceux qui peuvent l'être encore  .

Résultat de recherche d'images pour "les plats refroidis ne tentent personne humour caricatures"

Les bleus sont de sortie : Ausweis bitte !

 

« A Gabriel Cramer

[10 janvier 1765] 1

J'ai tant de choses à vous dire, mon cher Caro, que je ne vous dis mot . Il faut absolument que je vous voie, vous et monsieur votre frère . Soyons sûr que l’Histoire de la destruction entrera dans Paris sans aucune difficulté et sera bien reçue . Croyez-moi, pressez cette besogne . Il faut tout servir chaud, les plats refroidis ne tentent personne . Nos faisons tous nos tendre compliments à toute votre famille .

Permettez que je vous prie de faire parvenir ce petit billet à M. François Tronchin, et cet autre à M. Rieu votre voisin . »

1 L'édition Gagnebin date la lettre par rapport à celle du même jour à Tronchin nettement datée du 10, étant observé que c'est le 15 janvier 1765 que V* verra des épreuves du livre de d'Alembert ; voir lettre du 15 janvier 1765 : http://www.monsieurdevoltaire.com/2015/02/correspondance-avec-d-alembre-partie-35.html

18/03/2020

J'emploie mon bon œil mon divin ange

... pour regarder ceci, entre autres :

https://www.lefigaro.fr/bd/le-confinement-vu-par-les-dess...

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

10è janvier [1765] 1

J'emploie mon bon œil mon divin ange

Pour vous dire un penser indigne, bas et lâche 2.

Je me surprends presque dans l'affliction que ma nouvelle ne soit pas vraie . Cependant un neveu doit être informé de la santé de son oncle, et c'était un neveu qui parlait 3.

Je suis encore affligé que le tyran 4 du tripot se brouille avec vous. Voilà un beau sujet de guerre 5 ; cela est bien ridicule, bien petit. Ah ! que de faiblesses chez nous autres humains ! Mais existe-t-il un tripot ? On dit qu’il n’y a plus que celui  de l’Opéra-Comique 6, et que c’est là que tout l’honneur de la France s’est réfugié.

Autre sujet d’affliction, mais légère : la discorde est toujours à Genève. Rousseau a trouvé le secret d’allumer le flambeau du haut de sa montagne, sans qu’en vérité il y ait le moindre fondement à la querelle. Le peuple est insolent, et le Conseil faible . Voilà tout le sujet de la guerre. Le plaisant de l’affaire c’est, comme je l’ai déjà dit, que le peuple de Calvin prétend qu’un citoyen de Genève a le droit d’écrire tant qu’il veut contre le christianisme, sans que le Conseil soit en droit de le trouver mauvais ; et, pour rendre la farce complète, les ministres du saint Évangile sont du parti de Jean-Jacques, après qu’il s’est bien moqué d’eux. Cela paraît incompréhensible, mais cela est très vrai. Il faudrait cette fois recourir à la médiation de Spinoza 7.

Ce petit  magot de Rousseau a écrit un gros livre contre le gouvernement, et son livre enchante la moitié de la ville. Il dit, en termes formels, qu’il faut avoir perdu le bon sens pour croire les miracles de Jésus-Christ 8.

Malheureusement il m’a fourré là très mal à propos. Il dit au Conseil que j’ai fait le Sermon des Cinquante. Ah ! Jean-Jacques, cela n’est pas d'un philosophe . Il est infâme d’être délateur, il est abominable de dénoncer son confrère, et de le calomnier aussi injustement. En un mot, mon cher ange, vous pouvez compter qu’on est aussi ridicule dans mon voisinage qu’on l’était à Paris du temps des billets de confession ; mais le ridicule est d’une espèce toute contraire.

Comment se porte Mme d'Argental ? Je me mets à ses pieds . Serez-vous assez bon pour présenter mes respects à M. le duc de Praslin ? 9»

1 L'édition de Kehl a lu 1764, année portée par d'Argental, corrigée par Beuchot . Le chiffre ressemble à un 6, mais la date du 10 est plus vraisemblable, par rapprochement avec la lettre du 9 janvier à d'Alembert .

3 Ce début, ainsi que le mot encore dans la phrase suivante a été biffé sur la copie Beaumarchais et manque dans les éditions ; voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/09/correspondance-annee-1765-partie-1.html

4Le duc de Richelieu .

5 Peut-être une réminiscence de La Fontaine : vers 18 de « Le chat, la belette et le petit lapin » : https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/le_chat_la_belette_et_le_petit_lapin

6 Formé en 1763 par la réunion du Théâtre-Italien et de l'ancien Théâtre de la Foire ou des Boulevards,l'Opéra-Comique a alors ne excellente réputation, grâce à des auteurs tels que Favart, ou à des comédiens tels que Mme Favart .Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_national_de_l%27Op%C3%A9ra-Comique

7 Sur un autre plan, il y a déjà eu en 1738 une médiation par Berne, Zurich et la France qui a abouti à un important document constitutionnel, le Règlement de l'illustre médiation : https://books.google.fr/books?id=zuxq45JNVG0C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

8 Lettres écrites de la montagne, II, 3 : https://www.rousseauonline.ch/pdf/rousseauonline-0028.pdf

9 Paragraphe biffé sur la copie Beaumarchais et manquant dans les éditions .

17/03/2020

c’est un exercice qui apprend à la fois à bien parler et à bien prononcer, et qui donne même de la grâce au corps comme à l’esprit. La déclamation est au rang des beaux-arts

... Certes .

Mais les déclarations, de guerre en l'occurence, tant présidentielles que ministérielles, me semblent singulièrement dénuées des qualités de la déclamation . Si on ne peut l'incriminer aux textes, on doit simplement se plaindre des orateurs .

Tant pis si maintenant il y a 3 policiers/gendarmes mobilisés pour chaque commune de France pour réprimer ce nouveau délit - rupture du confinement- qui me rappelle la répression du vagabondage d'autrefois .

Tant mieux si la pollution diminue .

Tant pis si les bourses jouent au yoyo .

Tant mieux si le prix du  pétrole coule .

Tant pis si mes quelques louis d'or, gagnés par un vaillant grand-père, font la culbute . Usw ...

Résultat de recherche d'images pour "corona virus déclaration macron et philippe caricatures humour"

Confiné en tête-à-tête .

 

 

« A Madeleine-Angélique de Neuville-Villeroy, duchesse de Luxembourg

9 janvier 1765 1

Madame, l’honneur que j’ai eu de vous faire ma cour plusieurs années, vos bontés, mon respectueux attachement, me mettent en droit d’attendre de vous autant de justice que vous accordez de protection à M. Rousseau de Genève.

Il publie un livre qui jette un peu de trouble dans sa patrie ; mais qui croirait que dans ce livre il excite le conseil de Genève contre moi ? Il se plaint que ce Conseil condamne ses ouvrages et ne condamne pas les miens, comme si ce Conseil de Genève était mon juge. Il me dénonce publiquement, ainsi qu’un accusé en défère un autre. Il dit que je suis l’auteur d’un libelle intitulé, Sermon des Cinquante , libelle le plus violent qu’on ait jamais fait contre la religion chrétienne, libelle imprimé, depuis plus de quinze ans, à la suite de l’Homme-machine, de La Mettrie 2, ouvrage d'ailleurs écrit d'un style grossier, et dans lequel nul trait d'esprit ne [dégu]ise ce que le sujet a de ré[voltant] .

Est-il possible, madame, qu’un homme qui se vante de votre protection joue ainsi le rôle de délateur et de calomniateur ? Il n’est point d’excuse, sans doute, pour une action si coupable et si lâche ; mais quelle peut en être la cause ? La voici, madame .

Il y a cinq ans que quelques Genevois venaient chez moi représenter des pièces de théâtre ; c’est un exercice qui apprend à la fois à bien parler et à bien prononcer, et qui donne même de la grâce au corps comme à l’esprit. La déclamation est au rang des beaux-arts. M. d’Alembert alors fit imprimer, dans le Dictionnaire encyclopédique, un article sur Genève, dans lequel il conseillait à cette ville opulente d’établir chez elle des spectacles. Plusieurs citoyens se récrièrent contre cette idée ; on disputa, la ville se partagea. M. Rousseau, qui venait de donner un opéra et des comédies à Paris, écrivit de Montmorency contre les spectacles.

Je fus bien surpris de recevoir alors une lettre de lui conçue en ces termes : « Monsieur, je ne vous aime point, vous corrompez ma république, en donnant chez vous des spectacles : est-ce là le prix de l’asile qu’elle vous a donné ?3 »

Plusieurs personnes virent cette lettre singulière ; elle l’était trop pour que j’y répondisse  [je] me contentai [de le p]laindre ; et même, en dernier lieu, quand [il] fut obligé de quitt[er la] France, je lui fit offrir pour asile cette même campagne qu’il me reprochait d’avoir choisie près de Genève. Le même esprit qui l’avait porté, madame, à m’écrire une lettre si outrageante l’avait brouillé en ce temps-là avec le célèbre médecin M. Tronchin, comme avec les autres personnes qui avaient eu quelque liaison avec lui.

Il crut qu’ayant offensé M. Tronchin et moi, nous devions le haïr ; c’est en quoi il se trompait beaucoup ; je pris publiquement son parti quand il fut condamné à Genève ; je dis hautement qu’en jugeant son roman d’Émile, on ne faisait pas assez d’attention que les discours du Vicaire savoyard, regardés comme si coupables, n’étaient que des doutes auxquels ce prêtre même répondait par une résignation qui devait désarmer ses adversaires . Je dis que les objections de l’abbé Houteville contre la religion chrétienne sont beaucoup plus fortes et ses réponses beaucoup plus faibles . Enfin, je pris la défense de M. Rousseau. Cependant M. Rousseau vous dit, madame, et fit même imprimer que M. Tronchin et moi nous étions ses persécuteurs. Quels persécuteurs qu’un malade de soixante et onze ans, persécuté lui-même jusque dans sa retraite, et un médecin consulté par l’Eu[rope entière], uniquement occupé de soulager les maux des hommes, et qui certainement n’a pas le temps de se mêler de leurs misérables querelles .

Il y a plus de dix ans que je suis retiré à la campagne auprès de Genève, sans être entré quatre fois dans cette ville . J’ai toujours ignoré ce qui se passe dans cette république ; je n’ai jamais parlé de M. Rousseau que pour le plaindre. Je fus très fâché que M. le marquis de Chimène l’eût tourné en ridicule 4. J’ai été outragé par lui, sans lui jamais répondre ; et aujourd’hui il me dénonce juridiquement, il me calomnie dans le temps même que je prends publiquement son parti. Je suis bien sûr que vous condamnez un tel procédé, et qu’il ne s’en serait pas rendu coupable s’il avait voulu mériter votre protection. Je finis, madame, par vous demander pardon de vous importuner de mes plaintes ; mais voyez si elles sont justes, et daignez juger entre la conduite de M. Rousseau et la mienne 5.

Agréez le profond respect et l’attachement inviolable avec lequel je serai toute ma vie,

madame.

Je ne peux avoir l’honneur de vous écrire de ma main, étant presque entièrement aveugle. »



1 La copie Beaumarchais-Kehl, endommagée, contient des mots incomplets ou manquants, corrigée par une copie contemporaine qui malgré tout est passablement corrompue aussi .

2 Le Sermon des cinquante est daté fictivement de 1749 .

5 La duchesse se garda bien de vouloir arbitrer ; dans une lettre à Mme Du Deffand du 16 octobre 1765, V* précise qu'elle ne lui répondit pas ; voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/10/correspondance-annee-1765-partie-30.html

on me fait espérer que je ne serai pas aveugle , et alors je vous verrai de très bon œil

... Dès que le confinement cessera !

Seule consolation : le sport individuel reste autorisé, et même s'il ne l'était plus, en plein air j'aimerais bien voir celui qui voudrait m'en empêcher ! Quant à me munir d'un "document attestant sur l'honneur le motif de mon déplacement", wtf !

Résultat de recherche d'images pour "covid 19 confinement sport"

J'ai les boules !

 

« A Etienne de Lafargue 1

A Ferney, 9 janvier [1765]

Je n'ai jamais tant souhaité de lire, monsieur, que depuis que vous avez bien voulu m'envoyer vos ouvrages . Je perds la vue, mais on me fait espérer que je ne serai pas aveugle , et alors je vous verrai de très bon œil . Ce que je connais déjà de vous me prévient favorablement pour le reste ; et vos vers auraient des charmes pour moi, quand vous ne m’auriez pas loué si délicatement . Vous êtes dans une maison 2 où l'esprit, la science et la vertu sont héréditaires ; et vous n'avez pas peu contribué à les y perpétuer . L'état où je suis ne me permet pas de longues lettres, mais ne m'empêche pas de sentir tout votre mérite . Recevez mes remerciements, et les sentiments d'estime et d'attachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être , etc. »

1 Avocat au parlement de Pau , voir : https://data.bnf.fr/fr/14541566/etienne_de_la_fargue/

2 Chez les d'Ormesson, si on en croit une note de Beuchot , se basant sur la dédicace des Œuvres mêlées de M. de Lafargue, des Académies Royales des Sciences, Belles-Lettres Arts de Caen de Lyon. Paris, Duchesne, 1765 : voir https://books.google.fr/books?id=VOReAAAAcAAJ&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Etienne+de+Lafargue+voltaire&source=bl&ots=2OUbZTsi4W&sig=ACfU3U3NxeTzbtxQ-klhvdJB4gIrDNxvlA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi4oYGX6KDoAhVLrxoKHY5UALoQ6AEwAHoECAcQAQ#v=onepage&q=Etienne%20de%20Lafargue%20voltaire&f=false

et https://www.normandy-auction.fr/lot/26770/5702987?npp=20&

16/03/2020

le médecin anglais m'étonne et m'afflige

... Enfin , lui , et Boris Johnson l'ébouriffé ont adopté une option contre l'épidémie qui est du type du contrefeu, brûler volontairement pour que l'incendie accidentel n'ait plus rien à se mettre sous la flamme, et qui me semble être plutôt du type "tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens"  du moyen-âgeux fanatique Arnaud Amalric :

https://www.ladepeche.fr/2020/03/15/coronavirus-controver...

Résultat de recherche d'images pour "boris johnson et corona virus humour caricature"

 

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

9è janvier 1765

Mon cher frère, le médecin anglais m'étonne et m'afflige . Cependant, il se peut faire qu'il se soit arrêté dans les provinces plus longtemps qu'il ne croyait . Je vous promets d'ailleurs qu'à la première occasion je réparerai sa négligence . Je souffre un peu, ma lettre ne sera pas longue . Ma santé m’abandonne comme mes yeux . Je vous embrasse et je vous remercie de toutes vos attentions charmantes . Ayez la bonté , je vous prie, de mettre un petit pain à cette lettre pour frère Protagoras 1. Vous y verrez une partie de la conduite de Jean-Jacques envers moi . Ce nom de Rousseau n'est pas heureux pour la vertu . Je vous souhaite cent bonnes années . Écr l'inf . »

15/03/2020

Tâchez de vous dérober un moment à des tracasseries qui sont bien moins dangereuses qu'on ne croit

... Asseyons-nous et causons ! In petto, bien sûr car la fréquentation d'autrui est désormais prohibée . Seule la contamination intra-familiale est autorisée  !

Alors faute de mieux faisons fi du virus , et aussi des chacal(e)s parisien(ne)s qui se disputent un  trône prestigieux .

Nouvelle rassurante pour tous ceux qui ont trouvé vide les rayons de PQ : compte tenu de l'abstention prévue aujourd'hui, il restera suffisamment de bulletins pour en faire l'usage nécessaire par intérim, manière simple et rapide d'uniformiser les couleurs politiques .

Résultat de recherche d'images pour "«Une dernière pinte avant la fin du monde»"

A votre santé !!

 

 

« A Gabriel Cramer

à Genève

[9 janvier 1765] 1

M. d'Alembert me charge, mon cher Caro, de vous demander des nouvelles de la Destruction . Ce n'est pas de la destruction de votre république que je veux parler, j'espère qu'elle résistera aux petits assauts qu'on lui donne . Il ne s'agit que de la destruction des jésuites . M. d’Alembert espérait qu'il entendrait parler de vous . L'Académie attendait aussi son exemplaire de Corneille . Envoyez-moi, je vous prie , les premières feuilles du manuscrit que vous imprimez . M. d'Alembert veut que je les revoie ; je ne doute pas que vous n’ayez déjà commencé l’impression, et que vous n'ayez choisi un caractère dans le goût de celui du texte de Corneille . Faites porter, je vous prie, les premières feuilles chez M. Souchay . Tâchez de vous dérober un moment à des tracasseries qui sont bien moins dangereuses qu'on ne croit et venez causer avec votre ami, qui vous aime comme s'il était votre concitoyen. »

1 La lettre est datée par la précédente à d'Alembert ; sur le manuscrit original, V* a porté son initiale puis l'a biffée .