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20/06/2024

L’ouvrage sera infailliblement décrié, je serai obligé de me justifier dans tous les journaux

...Comme vous dites, par exemple , monsieur Président, pour votre sortie abracabrantesque à propos des surcharges de travail des mairies recevant par wagons les demandeurs de changement de sexe ! Résultat probable : wagons d'électeurs votant contre vous et nous mettant sous la coupe d'opposants aux projets irréalistes . Bel ouvrage, non ? De quoi être fier ?

 

 

« A Gabriel Cramer

15è décembre [1768] 1

C'est une chose bien cruelle que Chirol ait négligé de mettre le carton du quatrième volume ; carton nécessaire pour réformer l'énorme bévue du compositeur qui a placé à la dernière paix une addition qu’on lui avait envoyée pour la paix de 1741 . On m'en fait des reproches de Lyon.

Voilà ce que c'est encore une fois que d'avoir toujours négligé de m'envoyer les dernières épreuves . L’ouvrage sera infailliblement décrié, je serai obligé de me justifier dans tous les journaux . Je ne saurais exprimer à monsieur Cramer combien ce contretemps et celui des Mélanges m'a affligé . Je n'embrasse pas monsieur Caro moins tendrement . »

1 Cette lettre est relative à l'édition octavo, 1768, du Siècle de Louis XIV.

Cela peut avoir de cruelles suites ... la bévue énorme

... Dissolution ! Macron restera désormais dans l'Histoire, le Gaston Lagaffe qui ne fait pas rire, l'inconséquent, le scieur de branche sur laquelle Marianne est assise, mère maquerelle d'un bordel de putes d'extrême droite à extrême gauche, souteneur impuissant d'un simili centre .  Les Français se croyaient malheureux, méprisés ; ils le seront réellement avec les tordus des extrêmes .

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L'avenir français, un soir de juillet

 

 

« A Gabriel Cramer

[vers le 12 décembre 1768] 1

M. le comte de Rochefort vient de découvrir que dans le fatras intitulé Essai sur les guerres civiles on trouve page 335  2 : Le connétable Anne de Montmorency tué à la journée de Nancy .

L'auteur avait dit apparemment à la journée de Saint-Denis . Au reste, il a vu de malheureux recueil à Paris, et on l'y demande . Cela peut avoir de cruelles suites .

Monsieur Cramer est prié de ne pas manquer de recommander à Panckoucke de faire corriger à la main la bévue énorme qui se trouve au tome 1er, page 285 3 où l'on a mis Catherine de Médicis pour Marie de Médicis . Cela seul est capable de décrier un livre et d'en empêcher le débit . »

1 Original . Pour la date, on sait que, vers le milieu de novembre, V* ne s'était pas encore aperçu de cette « énorme faute » ; voir lettre du 12 novembre au duc de Choiseul :

http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/05/22/vous-etes-accoutume-a-reparer-quelquefois-les-fautes-d-autrui.html

La présente semble à peu près contemporaine de celle adressée à d'Alembert : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/06/18/empechez-que-ce-siecle-ne-soit-la-chiasse-du-genre-humain-6503374.html

2 C'est-à-dire à la (première ) page 335 ( car par erreur de pagination , les pages 333-336 du volume VII sont répétées deux fois) du volume VII des Nouveaux Mélanges , 1768 . L'erreur fut corrigée dans l'édition quarto, XVI, 358 .

3 De l'édition de 1768 du Siècle de Louis XIV ; l'erreur fut aussi corrigée dans l'édition quarto , XI, 189.

19/06/2024

vous recevrez à la fin votre exemplaire

... du programme des partis candidats aux législatives, et si vous n'y comprenez rien, ne paniquez pas, c'est normal, c'est même voulu, les rédacteurs ne sachant pas eux-mêmes ce qu'ils veulent, hors qu'ils sont définitivement contre Macron et veulent sa peau : c'est plus que léger comme projet de gouvernement . Mais il est vrai que, à leurs yeux, tous les coups bas sont permis, des mariages de la carpe et du lapin nous offrent des chimères toutes plus dégoutantes les unes que les autres tel le RN-LRCiotti et le Nouveau Front populaire ; le mur est en face , accélérons !

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https://www.midilibre.fr/2024/06/18/legislatives-2024-can...

 

 

 

« A Maigrot

12 décembre 1768 à Ferney

Je vous demande pardon, monsieur, pour la chambre syndicale de Lyon , qui  est plus vétillarde 1 que celle de Paris, et qui a retenu pendant près de deux mois deux ballots du Siècle de Louis XIV , dans l'idée que l’éloge de ce siècle des grands talents était une satire maligne de celui-ci . J'espère que malgré cette louable délicatesse vous recevrez à la fin votre exemplaire .

Vous trouverez à l'article du quiétisme combien on a profité de vos bontés .

Je vous supplie monsieur, de vouloir bien présenter à Mgr le duc de Bouillon les assurances de mon respect, et du vif intérêt que je prends à sa santé et à sa conservation .

Agréez mes remerciements, et tous les sentiments avec lesquels, etc. »

1 Le mot vétillard a déjà été rencontré dans la lettre du 1er avril 1766 à d'Argental et employé aussi dans le début de Micromégas ; voir ; http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/07/05/beaucoup-d-artistes-et-d-ouvriers-des-fils-de-marchands-d-av-6325470.html

et : https://www.gutenberg.org/files/30123/30123-h/30123-h.htm

On le trouve dans le Dictionnaire de l'Académie de 1718, mais les dictionnaires du XVIIè siècle ne donnent que vétilleux .

18/06/2024

empêchez que ce siècle ne soit la chiasse du genre humain

... C'est tout ce qu'on demande d'abord aux politiciens qui rêvent d'abord de gloire et de battre l'adversaire, au lieu de penser à apporter la paix et le bien-être .

A ce sujet, Macron Le-Bien-Mal-Inspiré ouvre la porte à  ses adversaires qui  jubilent et rivalisent d'inventions pour nous mettre dans la mouise .

 

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https://www.calameo.com/books/00516380828e22617ddf5

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gueule_ouverte_(journal)

 

 

A Jean Le Rond d'Alembert

12 de décembre [1768] 1
Mon cher philosophe, mon cher ami, je suis étonné et affligé de ne point recevoir de vos nouvelles dans le tombeau où le cher La Bletterie m’a condamné
2.

J’avais écrit à Damilaville 3 sous l’ancienne enveloppe de M. Gaudet, quai Saint-Bernard, comme il me l’avait recommandé. Je l’avais prié dans ma lettre de vous engager à m’instruire de son état, s’il ne pouvait m’en informer lui-même 4. Je vous demande en grâce de me faire savoir dans quel état il est. J’ai besoin d’être rassuré ; ayez pitié de mon inquiétude. M. de Rochefort, votre ami, a été assez bon pour venir passer trois jours dans ma solitude avec madame sa femme, dont le joli visage n’a à la vérité que dix-huit ans, mais dont l’esprit est très majeur. Je doute qu’aucun des capitaines des gardes du corps, de quelque roi que ce puisse être, soit plus instruit que ce chef de brigade. Il n’y a point, à mon gré, de place qui ne soit au-dessous de son mérite.

Je ne sais si vous avez connaissance de toutes les manœuvres qu’a faites votre hypocrite La Bletterie pour armer le gouvernement contre tous ceux qui ont trouvé sa traduction de Tacite ridicule. Vous devez, en ce cas, être puni plus sévèrement que personne. Au reste, s’il veut absolument qu’on m’enterre, je vous demande en grâce de ne lui point donner ma place à l’Académie 5. J’ai lu, dans une gazette suisse, que vous avez été présenté au roi danois avec une volée de philosophes, tels que les Saurin, les Diderot, les Helvétius, les Duclos, les Marmontel, et que les Ribaudier n’en étaient pas 6.

Dites, je vous en prie, au premier secrétaire de Bélisaire, que son ouvrage est traduit en russe, et qu’une partie du quinzième chapitre est de la façon de l’impératrice. On a prêché devant elle un sermon sur la tolérance 7 qui mérite d’être connu, quand ce ne serait que pour le sujet. Dieu bénisse les Velches ! ils viennent les derniers en tout.

On dit que vous avez enfin une salle de Wauxhall, mais que vous n’avez point encore de salle de magna charta 8.

Ayez la bonté, je vous en prie, de mettre Marie de Médicis, au lieu de Catherine de Médicis, à la page 285 du premier volume du Siècle de Louis XIV 9.

Ce beau siècle a eu ses sottises comme les autres, mais du moins il y avait de grands talents.

Je vous embrasse bien tendrement, mon cher ami, vous qui empêchez que ce siècle ne soit la chiasse du genre humain. »

1 Édition Kehl ; Renouard restitue les passages omis .

2 Voir lettre du 20 juin 1768 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/02/03/l-absence-a-de-terribles-inconvenients-6483596.html

V* semble bien n'avoir pas reçu encore la lettre du 6 décembre de d'Alembert : http://www.monsieurdevoltaire.com/2015/03/correspondance-avec-d-alembert-partie-50.html

3 Il a déjà été question de cette lettre à Damilaville, qui est perdue, dans les lettres du 2 septembre 1768 et du 15 octobre 1768 à d'Alembert.

Voir dernière lettre connue à Damilaville du 16 avril 1768 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2023/12/18/encore-une-fois-ne-croyez-rien-de-tout-ce-qu-on-dit-6476267.html

4 Tout le début du paragraphe est omis dans l'édition Kehl ; conséquemment, plus loin, la même édition porte dans quel état est Damilaville, au lieu de dans quel éta il est .

5 Au début de 1743 La Bletterie a été élu à l'Académie mais le roi a refusé de confirmer le vote . La Bletterie a fait appel de la bulle Unigenitus et meurt en 1772 sans être de l'Académie .

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe-Ren%C3%A9_de_La_Bl%C3%A9terie

6 Voir les Nouvelles de divers endroits, du 7 décembre 1768 .

Voir aussi Gazette de France page 404 :https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6241419k/f4.image.r=danois

7 Allusion à la traduction russe de Bélisaire.

8 Que Voltaire appelle la Charte des libertés d’Angleterre, page 423 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome11.djvu/443

9 Cette faute a été corrigée dans les éditions postérieures à 1768

 

 

17/06/2024

A te principium : tibi desinet / Il a commencé avec toi ; il finira avec toi

... Ce quinquennat , Emmanuel !

Mais quel bordel ! Réussir à faire s'unir autant de partis d'opposition avides de pouvoir . Et des finances y attachées ça va de soi  . Une droite extrême et une gauche qui ne l'est pas moins, peste et choléra que suivent la fleur au fusil tant d'inconscients dont le seul crédo est "à bas Macron !". Nous allons manger du pain noir, et encore heureux si nous avons encore du pain .

PS -- Sophia Aram, femme remarquable et chroniqueuse le dit infiniment mieux que moi ce matin  ; heureusement il y a encore quelques grains de raison à semer : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-billet-de-sophia-aram

 

 

« A Charles Pinot Duclos, Secrétaire perpétuel à l’Académie française

au Louvre

à Paris

8è décembre 1768 1

J'ai appris, monsieur, que vous avez été malade, ne doutez pas que je n'y aie été très sensible, non seulement je vous suis véritablement attaché, mais je sens combien vous êtes nécessaire aux belles-lettres et à la raison dans le temps où nous sommes . J’ai l'honneur de vous adresser Le Siècle de Louis XIV que vous voulez bien présenter à l'Académie. C'est le siècle du bon goût ; et j'ai dit expressément que ce siècle ne commença qu'à la fondation de l'Académie française, je dis à la fin qu'elle le soutient encore.

A te principium : tibi desinet .2

Je vous supplie de lui faire agréer mon respect et de me conserver vos bontés .

Votre très humble et très obéissant serviteur

V. »

1 L'original a appartenu à M. Faisant, à Montfort ; édition Édouard Question : « Lettres adressées à M. Duclos par Mme de Pompadour, le duc de Nivernois et Voltaire », Bulletin du comité des travaux historiques et scientifiques ; section d'histoire, d'archéologie et de philologie, 1882.

2 Il a commencé avec toi ; il finira avec toi . Noter que tibi ne paraît pas d'une syntaxe très classique . On attendrait tecum .

16/06/2024

cette somme, je vous renouvelle ma prière de la joindre avec ce qui produit du revenu

... Conseil ou consigne de Gabriel Attal pour améliorer -si c'est encore Dieu possible- notre pouvoir d'achat en péril ?

https://www.midilibre.fr/2024/06/16/legislatives-2024-que...

 

 

 

« A Gaspard-Henri Schérer et Cie

Banquier

à Lyon

Je vous prie, monsieur, de vouloir bien me mander si vous avez quelques nouvelles touchant la lettre de six mille livres présentée à Paris à M. de Laleu. En cas que vous ayez touché cette somme, je vous renouvelle ma prière de la joindre avec ce qui produit du revenu. Je n'ai pas besoin actuellement d'argent comptant .

J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Voltaire.

A Ferney 7è décembre 1768. »

il faut chercher la paix de l’âme dans la vérité, et fouler aux pieds des erreurs monstrueuses qui bouleverseraient cette âme, et qui la rendraient le jouet des fripons

... Et c'est ce qui est arrivé : François Hollande est candidat , jouet des fripons de gauche pour s'opposer aux truands de droite, donc doublement joué : https://www.bfmtv.com/politique/elections/legislatives/le...

 

 

 

« A Marie de Vichy de Chamrond, marquise Du Deffand

7è décembre 1768

Puisque vous vous êtes amusée de cela 1, madame, amusez-vous de ceci : c’est un ouvrage de l’abbé Caille 2, que vous avez tant connu, et qui vous était bien tendrement attaché.

Eh, pardieu ! madame, comment pouvais-je faire avec le président ? Mille gens charitables, dans Paris, m’attribuaient cet ouvrage contre lui ; on me le mandait de tous côtés. Jamais Ragotin n’a été plus en colère que moi. Je n’ai découvert l’auteur que d’aujourd’hui, après trois mois de recherches. Ce n’est point sans doute le marquis de Belestat 3, c’est un gentilhomme de sa province, qu’on appelle aussi monsieur le marquis. Il est très profond dans l’histoire de France, c’est une espèce de comte de Boulainvilliers, très poli dans la conversation, mais hardi et tranchant la plume à la main. Il est bien injuste envers M. le président Hénault, et bien téméraire envers le petit-fils de Shah-abas 4. Si j’ai assez de matériaux pour le réfuter, j’en userai avec toute la circonspection possible. Je veux que l’ouvrage soit utile, et qu’il vous amuse. Il s’agit de Henri IV ; j’ai quelque droit sur ce temps-là ; je compte même dédier mon ouvrage 5 à l’Académie française, parce que j’y prends le parti d’un de ses membres. La plupart des gens voient déchirer leur confrère avec une espèce de plaisir . Je prétends leur apprendre à vivre.

Vous savez sans doute que quand l’évêque du Puy ennuyait son monde à Saint-Denis 6, une centaine d’auditeurs se détacha pour aller visiter le tombeau d’Henri IV. Ils se mirent tous à genoux autour du tombeau, et, attendris les uns par les autres, ils l’arrosèrent de leurs larmes. Voilà une belle oraison funèbre et une belle anecdote. Cela ne tombera pas à terre 7.

Je me flatte, madame, que votre petite mère 8 n’a rien à craindre des sots contes que l’on débite dans Paris contre son mari, que je regarde comme un homme de génie, et par conséquent comme un homme unique dans le petit siècle qui a succédé au plus grand des siècles.

Oui, sans doute, la paix vaut encore mieux que la vérité . C’est-à-dire qu’il ne faut pas contrister son voisin pour des arguments . Mais il faut chercher la paix de l’âme dans la vérité, et fouler aux pieds des erreurs monstrueuses qui bouleverseraient cette âme, et qui la rendraient le jouet des fripons.

Soyez très-sûre qu’on passe des moments bien tristes à quatre-vingts ans, quand on nage dans le doute. Vos amis les Chaulieu et les Saint-Aulaire sont morts en paix. "

1 C’était l’A, B, C ; voyez la lettre du 22 novembre 1768 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/06/05/m-6501606les-idees-les-plus-absurdes-et-les-plus-detestables-que-la-fureur.html

On a ici la réponse à la lettre de la marquise du 29 novembre 1768 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1768/Lettre_7404

3 Dans la lettre du 28 novembre 1768 à Marmontel , Voltaire a dit qu’il n’y avait point de marquis de Belestat : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/06/08/la-censure-contre-dans-le-cul-6502046.html

4 Louis XV, ainsi qu'on l'a vu , voir passages cités dans la lettre du Voyez les passages cités dans la lettre du 13 septembre 1768 à Hénault : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/06/08/la-censure-contre-dans-le-cul-6502046.html

5 Voltaire n’a point fait cet ouvrage pour la défense du président Hénault ; il a rédigé seulement quelques notes dont nous avons parlé ; voir page 532 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome15.djvu/542

6 Sur l'oraison funèbre prononcée par Lefranc de pompignan, voir lettre du 9 septembre 1768 à Chabanon : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/03/24/les-droits-des-hommes-et-les-usurpations-des-autres-6491084.html

7 Voltaire en parla dans l’édition suivante de son Essai sur les Mœurs ; voir page 562 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome12.djvu/572

 

8 Mme de Choiseul, que Mme du Deffand appelait sa grand-maman.