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09/06/2026

Comme mon commerce avec le roi de la Chine commence à faire du bruit dans votre province d'Europe, il est juste que vous en soyez instruit

... Ainsi dit Poutine, le fricoteur, après ses accords avec Xi Jinping le rusé :

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/20/xi-jinping-et-vladimir-poutine-reaffirment-le-caractere-inebranlable-des-relations-entre-la-chine-et-la-russie-face-aux-crises-internationales_6691685_3210.html

Je parie sur la Chine gagnante à 1.4 milliards contre 145.80 millions Russes : du dix conte un , et la Chine n'est pas imbécile à faire une guerre autre que commerciale, le temps des conquêtes - Taïwan- viendra en son temps, à coup sûr .

Poutine joue aux échecs, XI Jinping au Go, l'un a des pièces de différentes forces hiérarchiques au service du roi, l'autre des pions tous égaux qui bien placés sont maîtres de territoires .

 

 

« A Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d'Hornoy

28è novembre 1770

Mon cher conseiller, les scènes que vous avez jouées à la campagne sont sûrement plus plaisantes que celles qu'on donne quelquefois sur votre grand théâtre de législation . Je vous trouve un très grand philosophe de savoir joindre les amusements aux affaires . Vous pourriez bien en avoir une avec votre ancien confrère M. l'abbé Terray au sujet de cent mille francs qui vous appartiennent 1 et sur lesquels il semble avoir mis une main qu'il n'a pas encore retirée . Il n'est point du tout honnête de s'emparer ainsi du bien de ses camarades . On ne fait point de pareils tours à la Chine . Vous savez sans doute que les remontrances des six premiers grands tribunaux y font force de loi . Voilà ce gouvernement qu'on nous a peint comme si despotique . Il faut bien qu'on y soit heureux puisque l'empereur y fait des vers .

On n'est pas si heureux dans mon petit empire de Ferney . Le blé y vaut cinquante francs (le setier de Paris ) depuis un an , et à présent vingt écus . Il faut que la France soit devenue bien riche depuis le système de MM. les économistes et les Éphémérides du citoyen 2.

Comme mon commerce avec le roi de la Chine commence à faire du bruit dans votre province d'Europe, il est juste que vous en soyez instruit . Je vous envoie une des lettres à ce monarque que la malice m'attribue .

Je salue madame à la chinoise . Je voudrais bien un jour prendre avec elle une tasse de thé . Je vous embrasse de tout mon cœur .

V. »

1 A moins partiellement, par les arrangements faits à l'occasion de son mariage .

08/06/2026

Il n’y a que des charlatans qui soient certains...Le doute n’est pas un état bien agréable, mais l’assurance est un état ridicule...Dans notre ignorance profonde faisons de notre mieux

... Bref résumé de l'état du monde et de ses habitants ... mais dans quel état sommes-nous donc ?

 

« A Frédéric-Guillaume, prince héritier de Prusse

28è novembre 1770 à Ferney 1

Monseigneur,

La famille royale de Prusse a grande raison de ne pas vouloir que son âme soit anéantie. Elle a plus de droit que personne à l’immortalité.

Il est vrai qu’on ne sait pas trop bien ce que c’est qu’une âme ; on n’en a jamais vu. Tout ce que nous savons, c’est que le maître éternel de la nature nous a donné la faculté de penser et de connaître la vertu. Il n’est pas démontré que cette faculté vive après notre mort ; mais le contraire n’est pas démontré davantage. Il se peut, sans doute, que Dieu ait accordé la pensée à une monade, qu’il fera penser après nous . Rien n’est contradictoire dans cette idée.

Au milieu de tous les doutes qu’on tourne depuis quatre mille ans en quatre mille manières, le plus sûr est de ne jamais rien faire contre sa conscience. Avec ce secret, on jouit de la vie, et on ne craint rien à la mort.

Il n’y a que des charlatans qui soient certains. Nous ne savons rien des premiers principes. Il est bien extravagant de définir Dieu, les anges, les esprits, et de savoir précisément pourquoi Dieu a formé le monde, quand on ne sait pas pourquoi on remue son bras à sa volonté.

Le doute n’est pas un état bien agréable, mais l’assurance est un état ridicule.

Ce qui révolte le plus dans le Système de la Nature (après la façon de faire des anguilles avec de la farine), c’est l’audace avec laquelle il décide qu’il n’y a point de Dieu, sans avoir seulement tenté d’en prouver l’impossibilité. Il y a quelque éloquence dans ce livre : mais beaucoup plus de déclamation, et nulle preuve. L’ouvrage est pernicieux pour les princes et pour les peuples .

Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer .2

Mais toute la nature nous crie qu’il existe ; qu’il y a une intelligence suprême, un pouvoir immense, un ordre admirable, et tout nous instruit de notre dépendance.

Dans notre ignorance profonde faisons de notre mieux . Voilà ce que je pense, et ce que j’ai toujours pensé, parmi toutes les misères et toutes les sottises attachées à soixante-dix-sept ans de vie.

Votre Altesse royale a devant elle la plus belle carrière. Je lui souhaite et j’ose lui prédire un bonheur digne d’elle et de ses sentiments. Je vous ai vu enfant, monseigneur ; je vins dans votre chambre quand vous aviez la petite vérole : je tremblais pour votre vie. Monseigneur votre père 3 m’honorait de ses bontés ; vous daignez me combler de la même grâce, c’est l’honneur de ma vieillesse, et la consolation des maux sous lesquels elle est prête à succomber.

Je suis avec un profond respect,

de Votre Altesse royale,

le très humble et très obéissant serviteur .»

1 Manuscrit olographe, sauf la date ; éd . Kehl .

Réponse à la lettre du prince du 12 novembre 1770 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste-Guillaume_de_Prusse...)

Le me^me jour, Mme Gallatin écrit à Frédéric de Hesse-Cassel, de Prégny : « Vous aurez reçu, mon cher prince, les trois premiers volumes de l’Encyclopédie . Voici une Épître qui, sûrement vous fera plaisir . Le roi de la Chine avait fait un poème en vers chinois qui a été traduit en prose ( que vous aurez peut-être vu ) . Voici la réponse que notre ami y a faite que l'on n'a point vu et que sans doute on ne verra point à Genève . Il se porte très bien et attend comme moi avec impatience l'année prochaine […] Quand la suite de l'Encyclopédie sera finie, souhaitez-vous, mon cher prince, que je vous l'envoie par le courrier ou par les chariots de poste ? Pour ces trois premiers, je savais que vous les attendiez incessamment. »

2 Vers 22 de l’Épître à l’auteur du livre des Trois Imposteurs : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56870299/f4.item.texteImage

3 Le prince Auguste-Guillaume, mort en 1758 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste-Guillaume_de_Prusse...)

07/06/2026

Vous verrez dans la réponse l'éloge de mon pays

... Cher président, vous êtes un père pour notre nation nécessiteuse et les journées Choose France en sont la preuve, n'est-ce pas : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/05/27/journees...

Quelles seront les retombées pratiques de tous les laïus ?

 

 

« A Nicolas-Claude Thieriot

A Ferney 26 novembre [1770] 1

J'ai répondu à M. de Salles à son adresse . Voici mon ancien ami un rogaton qui pourra vous amuser . Vous connaissez sans doute l'éloge de Moukden en vers par le roi de la Chine . Vous verrez dans la réponse l'éloge de mon pays .

Je crois que voici le temps de donner Ninon et Gourville .

Si vous connaissez des gens qui veuillent de belles et bonnes montres à bon marché adressez-vous à la fabrique de Ferney . J'y ai recueilli les meilleurs artistes de Genève au nombre de trente familles . Vale et me ama 2

V.»

1 Le 27 , mais il n'est pas certain que ce soit en 1770 , V* donne les ordres suivants : « Nous, Fr. de Voltaire, seigneur actuel de Tournay et Fernex, avons chargé le charpentier Gaudet d'examiner à la tuilerie de Christ. Glaus la quantité de bois de charpente prise indûment dans les bois Tournay, ce qui reste de ces bois de charpente à la porte de [la ] tuilerie et combien le dit Christ. Clauss a fait de bois de moule à brûler avec les grands chênes qu'il a pris, et ce que peut valoir chaque grand chêne ainsi mal employé en bois à brûler . Il fera le compte avec Betens et ils signeront tous deux . Voltaire 27 n[vovem]bre. »

2 Porte-toi bien et aime-moi.

06/06/2026

j’ai cru que vous pourriez pardonner la hardiesse en faveur de la plaisanterie

... Oui, on l'a cru , hélas , point de clémence , voir par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=LP5IOexqzzk

Quelques réflexions sont nécesaires . 

Les ministres semblent bien loin de comprendre l'humour et profitent de leurs privilèges de nantis . Liberté-Egalité-Fraternité : mon oeil !

 

 

« A Louis-François-Armand du Plessis, duc de Richelieu

À Ferney, 26 novembre 1770 1

Mon héros me gronde quelquefois de ce que je ne l’importune pas de toutes les sottises auxquelles se livre un vieux malade dans sa retraite. Je ne sais si mon commerce avec le roi de la Chine 2 vous amusera beaucoup. Comme il est assez gai, j’ai cru que vous pourriez pardonner la hardiesse en faveur de la plaisanterie. Je crois que je suis à présent en correspondance avec tous les rois, excepté avec le roi de France . Mais de tous ces rois, il n’y en a pas un jusqu’à présent qui protège la manufacture que j’ai établie dans mon hameau. On y fait pourtant les meilleures montres de l’Europe, et bien moins chères que celles de Londres et de Paris. M. le cardinal de Bernis pouvait très aisément favoriser cet établissement en cour de Rome, et il ne l’a point fait. Je ne me suis jamais senti mieux excommunié.

Vous savez bien, monseigneur, que la Sophonisbe rapetassée est de M. Lantin, de Dijon 3. Cette pièce, à la vérité, ridicule, mais qui l’emporta autrefois sur la Sophonisbe de Corneille, non moins ridicule et beaucoup plus froide, mérite votre protection, puisque c’est la première qui ait fait honneur au Théâtre-Français. Il y a cent quarante ans qu’elle est faite.

Je prends la liberté de vous demander plus vivement votre protection pour M. Gaillard, qui sollicite la place du jeune Moncrif 4. L’historien de François Ier vaut mieux que l’historien des chats 5. Conservez toujours vos bontés à celui de Louis XIV et au vôtre.

V. »

1 Copie Beaumarchais-Kehl . Le manuscrit est passé à la vente Charavay le 15 décembre 1879 ; éd. Kehl .

5 Sur L'Histoire des chats, de Moncrif, voir : https://journals.openedition.org/clio/21280

05/06/2026

Il faut vouloir ce qu’on ne peut empêcher...on obligera ce gros Moustapha à vous demander la paix ...faites-la-lui payer bien cher

... Marre du pouvoir de nuisance de Mojtaba Khamenei et sa clique de tueurs !

 

 

« A Catherine II, impératrice de Russie

À Ferney, 26 novembre 1770 1

Madame,

Il faut vouloir ce qu’on ne peut empêcher. Je vois qu’on obligera ce gros Moustapha à vous demander la paix ; mais, au nom de Jésus-Christ notre sauveur, faites-la-lui payer bien cher. Quand Votre Majesté impériale sera devenue son amie, je l’appellerai Sa Hautesse. On a débité qu’il voyait familièrement l’ambassadeur d’Angleterre deux fois par semaine 2, et qu’il lui parlait en italien 3. j’ai bien de la peine à le croire . Les Turcs apprennent l’arabe tout au plus. Je connais des souveraines fort supérieures en tout aux Moustapha, qui parlent plusieurs langues en perfection ; mais, pour le padisha de Stamboul, je doute fort qu’il ait ce mérite, et qu’il ait chez lui une académie.

On dit aussi qu’il va confier ses armées invincibles à son frère 4, ce qui contredit un peu les desseins pacifiques qu’on lui attribue . Mais son frère en sait-il plus que lui ? et puisqu’il est padisha, pourquoi ne commande-t-il pas ses armées lui-même ?

Je m’imagine qu’il tremblerait de peur devant l’un des quatre Orlof, qui valent mieux que les quatre fils Aymon, et qui sont des héros plus réels.

Je plains beaucoup plus l’anarchie polonaise que l’insolence ottomane . Toutes les deux sont dans la détresse qu’elles méritent. Vive le roi de la Chine, qui fait des vers, et qui est en paix avec tout le monde !

J’avoue à Votre Majesté que je déteste le gouvernement papal 5. Je le trouve ridicule et abominable . Il a abruti et ensanglanté la moitié de l’Europe pendant trop de siècles. Mais le Ganganelli, qui règne aujourd’hui, est un homme d’esprit qui sent apparemment combien il est honteux de laisser la ville de Constantin à des barbares, ennemis de tous les arts ; et qu’il faut préférer des Grecs, quoique schismatiques, à des mahométans. Le roi de Sardaigne, qui a des droits à l’île de Chypre 6, n’aime point ces barbares. Mais, encore une fois, je ne comprends pas l’indifférence des Vénitiens, qui pourraient reprendre Candie en trois mois ; encore moins l’impératrice-reine, à qui Belgrade, la Bosnie et la Servie, étaient ouvertes. On est devenu bien modéré avec les Turcs, et bien honnête.

Pardon, madame, de mes réflexions ; mais vous avez daigné m’accoutumer à dire ce que je pense, et on pardonne tout aux grandes passions.

Que Votre Majesté impériale daigne agréer toujours le profond respect et l'attachement inviolable du vieil ermite de Ferney.»

1 Copie contemporaine ; éd. Kehl qui omet le dernier alinéa .

3 L’italien était une langue familière à la chancellerie ottomane .

4 Ce dernier succéda à son frère à la fin de 1773 sous le nom de Abd-ul Hamid Ier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abd%C3%BClhamid_Ier

5 V* a apparemment reçu la lettre suivante de Catherine (https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8044 )

qui contient en effet un éloge inattendu du gouvernement papal que les éditeurs de Kehl prirent soin de censurer 

En revanche il ne fait aucune allusion à une lettre un peu antérieure, envoyée par Catherine le 7/18 octobre 1770 ( https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8054 ) dans laquelle celle-ci lui annonce brièvement l'arrivée du prince Henri de Prusse à Pétersbourg, suivie de la prise de Bender . Elle signale aussi, sans le confirmer que les « nouvelles publiques » annoncent la prise de Lemnos par le comte Orlof . Voir la fin de sa lettre : « Vous direz, monsieur, [...]. »

6 Le roi de Sardaigne prenait les titres de roi de Chypre et de Jérusalem.

04/06/2026

il faut annoncer tout le monde dans une bonne maison, c’est la politesse du théâtre

... Il est deux bonnes maisons aux acteurs richement bien nantis dans notre république : l'Assemblée nationale et le Sénat : https://www.tf1info.fr/politique/les-petites-mains-de-l-assemblee-nationale-2056948.html

Belles planques ! Pas de risque de surmenage . Belles retraites .

Où vont nos impôts ? Vous avez une partie de la réponse ...

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

26è novembre 1770

J’ai changé d’avis, mon cher ange, depuis ma dernière lettre . Je me suis repris d’amitié pour Ninon, pour Gourville et pour Mme Aubert 1. Cette madame Aubert n’était point annoncée, et il faut annoncer tout le monde dans une bonne maison : c’est la politesse du théâtre.

J’ai ri en la relisant. Si le public ne rit pas, il a tort : on riait autrefois. La comédie larmoyante n’est qu’un monstre. Vous verrez avec M. Marin s’il faut jouer, ou imprimer avec la préface de M. l’abbé de Châteauneuf.

À l’ombre de vos ailes.

V. »

Son livre est fondé sur deux grands ridicules

... Deux, ou davantage ! Quelques exemples : "Le suicide français" de l'inénarrable Zemmour qui devrait bien commencer par le sien, "En homme libre" du collégien Gabriel  Attal, copieur de formules toutes faites, "2027 La liberté ou la mort" du décérébré Nicolas Dupont-Aignan révolté de pacotille, sans oublier une pièce majeure dans la littérature biographique "Le journal d'un prisonnier" de Nicolas Sarkozy qui n'est pas loin d'être en pôle position quant aux ridicules .

 

 

« A Jean-Baptiste Isoard Delisle de Sales 1

25 novembre [1770]

Je suis bien sûr, monsieur, que vos Mélanges sur Suétone  2 me donneront autant de plaisir que votre dernier ouvrage 3, et que j’y trouverai partout la main du philosophe.

Je mets une différence essentielle entre la Philosophie de la Nature et le Système de la Nature. Il y a, j’en conviens, deux ou trois chapitres éloquents dans le Système, mais tout le reste est déclamation et répétition.

L’auteur suppose tout, et ne prouve rien. Son livre est fondé sur deux grands ridicules : l’un est la chimère que la matière non pensante produit nécessairement la pensée, chimère que Spinosa même n’ose admettre : l’autre, que la nature peut se passer de germes. Je ne vois pas que rien ait plus avili notre siècle que cette énorme sottise. Maupertuis fut le premier qui adopta la prétendue expérience du jésuite anglais Needham, qui crut avoir fait, avec de la farine de seigle, des anguilles qui, le moment d’après, engendraient d’autres anguilles. C’est la honte éternelle de la France que des philosophes, d’ailleurs instruits, aient fait servir ces inepties de base à leurs systèmes.

Vous êtes bien loin, monsieur, de tomber dans de pareils travers ; et je n’ai vu, dans votre livre, que du génie, du goût, des connaissances et de la raison.

Vous vous défiez, sans doute, de tout ce que rapportent des voyageurs qui ont ignoré la langue des pays dont ils parlent . Défiez-vous aussi des écrivains qui vous ont dit que Newton, dans sa vieillesse, n’entendait plus ses ouvrages. Pemberton 4 dit expressément le contraire, et je puis vous le certifier. Sa tête ne s’affaiblit que trois mois avant sa mort, dans les douleurs de la gravelle.

J’ai l’honneur d’être, etc. »

1 Jean-Baptiste-Claude Isoard, connu sous le nom de Delisle de Sales, né à Lyon en 1743, mort le 22 septembre 1816. Sa Philosophie de la Nature avait paru en 1769, trois volumes in-12 ; 1774, six volumes in-8° ; 1777, six volumes in-8°. Cette édition fut condamnée par sentence du Châtelet du 21 mars 1777. L’Histoire des douze Césars de Suétone, traduite en français par H. Ophellot de La Pause avec des mélanges philosophiques et des notes, est en quatre volumes in-8°, porte millésime 1771.

2 Histoire des douze Césars […] traduite par Henri Ophellot de La Pause [J.B.C. Delisle de Sales] , avec des mélanges philosophiques et des notes, 1771 : https://books.google.fr/books?id=_03Bb-efmfUC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

4 Pemberton a exprimé ses opinions sur Newton dans un ouvrage connu de V* dès 1727 ( voir lettre du 204 ) . C'est aussi de Pemberton , joint à l’Éloge de Newton , par Fontenelle, qu'il tire l'essentiel de sa documentation sur Newton dans les Lettres philosophiques ; voir l'édition de cet ouvrage dans la collection Folio de Gallimard, 1985 ou : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_philosophiques/Lettre_14