Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2020

Dans l'énorme quantité de requêtes qu'on vous présente, oserai-je me flatter que vous jetterez un coup d’œil sur la mienne ?

... Lisez Voltaire !

Par exemple, Zadig, le préféré de Mam'zelle Wagnière, qui sera , je le souhaite le "basilic" qui vous guérira, sinon du Covid, mais surement au moins de l'ennui : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/v...

howcase SHOWCASE #MAGAZINE #SHOPPING #VITRINES# PARIS# HIVER 2017 ...

Allons bosser

 

 

« A Thibault Dubois

17è janvier 1765 au château de Ferney

en Bourgogne par Genève 1

Monsieur,

Dans l'énorme quantité de requêtes qu'on vous présente, oserai-je me flatter que vous jetterez un coup d’œil sur la mienne ? Je n'ai marié Mlle Corneille à M. Dupuits que parce que j'ai vu en lui un jeune homme au-dessus de son âge , intelligent, sage, actif, et remplissant tous ses devoirs . Mgr le duc de Choiseul, et Mme la duchesse de Gramont qui protégèrent ce mariage, daignèrent me faire espérer qu'ils ne laisseraient pas dans l'oisiveté son ardeur de servir le roi .

Il a été d'abord mousquetaire noir, il a eu ensuite la cornette de la compagnie de M. le duc de Chevreuse dans la colonelle générale des dragons . Ses supérieurs ont toujours été aussi contents de lui que je le suis, et en ont rendu témoignage . Je l'ai laissé faire des sujets au roi les deux premières années de son mariage . Il demande actuellement à continuer son service de dragon ou de cavalier après avoir très bien fait celui de jeune marié .

Il est prêt de payer l'argent qui conviendra, pour la place qu'on voudra lui donner . Soyez sûr, monsieur, que je ne prendrais pas la liberté de vous écrire en sa faveur , si je n'étais sûr de vous présenter un sujet digne de vos bontés .

J'ai l'honneur d'être bien respectueusement,

monsieur,

votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire . »

1 Le nom du destinataire est connu par une mention « M. Dubois » d'une autre main, au bas de la première page du manuscrit . Ce personnage est secrétaire du ministre de la Guerre, et secrétaire général des Suisses et Grisons : https://books.google.fr/books?id=ij8oAAAAYAAJ&pg=PA118&lpg=PA118&dq=thibault+dubois+1765&source=bl&ots=Eg_Yq7Awtm&sig=ACfU3U0bnC8t2pTBnR1ObuwKmyfnZnekww&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwirkNH5u8LoAhWQkxQKHfWHANUQ6AEwDXoECBQQAQ#v=onepage&q=thibault%20dubois%201765&f=false

on a très bien fait de supposer que la Trinité ne compose qu’un seul Dieu ; car si elle en avait eu trois, ils se seraient coupé la gorge pour quelques querelles de bibus

... Et que dire des guerres monstrueuses des dieux orientaux !

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

17 janvier 1765 1

Mon cher ange, d’abord comment se porte Mme d’Argental ? ensuite comment êtes-vous avec le tyran du tripot ? J’ai bien peur, par tout ce qu’il m’écrit, qu’il ne soit très fâché contre vous ; c’est une de ces grandes injustices, car je l’ai bien assuré que vous n’aviez ni ne pouviez avoir aucune part à la distribution des dignités comiques 2; et il doit savoir que c’est en conséquence de sa permission expresse, datée du 17 de septembre 1764, que je disposais des rôles. Son grand chagrin, son grand cheval de bataille est que les provisions par moi données au tripot ont passé par vos aimables mains . En ce cas, vous auriez donc été trahi, les tripotiers vous auraient compromis. Voilà une grande tracasserie pour un mince sujet. Cela ressemble à la guerre des Anglais, qui commença pour quatre arpents de neige ; mais je m’en remets à votre prudence.

Je vous avoue que je suis un peu dégoûté de tous les tripots possibles ; je vois évidemment que celui de Cinna et d’Andromaque est tombé pour longtemps. Quand une nation a eu un certain nombre de bons ouvrages, tout ce qu’on lui donne au-delà fait l’effet d’un second service qu’on présente à des convives rassasiés. Je vous le répète, l’opéra-comique fera tout tomber. Une musique agréable, de jolies danses, des scènes comiques, et beaucoup d’ordures, forment un spectacle si convenable à la nation, que le Petit Carême de Massillon 3 ne tiendrait pas contre lui. Je crois fermement qu’il faut que les comédiens ordinaires du roi aillent jouer dans les provinces trois ou quatre ans . S’ils restent à Paris, ils seront ruinés.

J’ai eu, par contre-coup, ma petite dose de tracasserie au sujet de ce fou de Jean-Jacques ; sa conduite est inouïe. Saint Paul n’en usa pas plus mal avec saint Pierre, en annonçant le même Évangile. Je vois qu’on a très bien fait de supposer que la Trinité ne compose qu’un seul Dieu ; car si elle en avait eu trois, ils se seraient coupé la gorge pour quelques querelles de bibus 4.

A l’ombre de vos ailes.

V.

Vous avez dû recevoir deux lettres de moi sous l'enveloppe de M. le duc de Praslin .

Mes divins anges, miséricorde ! mes dîmes ! mes dîmes !5 »

1 L'édition de Kehl supprime le post-scriptum qui est biffé sur la copie Beaumarchais .

3 Le recueil des Sermons de Massillon, évêque de Clermont […] Petit carême, 1757 réédité plus de cent fois : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k310364b.image

4 Une chose de « bibus » est une chose de peu de valeur . Le mot semble dérivé de bibelot, par substitution plaisante d'un suffixe latin au suffixe original .

5 Une lettre de d'Argental écrite le 16 janvier 1765 et qui est conservée se termine ainsi : « M. de Praslin vous adressera votre passeport [pour Moultou] . Il m'a chargé en attendant de vous dire beaucoup de choses de sa part et de vous recommander de n'être inquiet ni de Genève ni des dîmes. »

29/03/2020

Permettrez-vous que je m'adresse encore à vous pour une autre douzaine ?

... Confiné 12 jours de plus après le 15 avril ? Si on me le demande, dire oui c'est vraiment s'il n'y a pas d'autre solution pour le bien de tous . Les cerisiers sont en fleur et un foutu virus nous agresse . Ô la nature !

DSCF5890 (2).jpg

 

 

« A Henri Rieu

[vers le 15 janvier 1765] 1

Mon très cher Corsaire, j'ai écrit en Angleterre pour avoir les deux autres tomes du Warburton, mais ceux que je vous ai envoyés sont indépendants des premiers, à peine est-il parlé de Moïse dans les deux que vous n'avez pas encore . Voulez-vous bien avoir la bonté de faire donner à Mme Denis les Paméla cousus, enveloppés et ficelés, sans dire ce que le paquet contient . Permettrez-vous que je m'adresse encore à vous pour une autre douzaine ? Je vous embrasse du meilleur de mon cœur ; j'aurais bien voulu être du voyage de Mme Denis . »

1 Voir les notes des lettres précédentes du 5 janvier 1765 et du 10 janvier 1765 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2020/03/10/j-attends-tres-tranquillement-les-evenements-6219013.html et

http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2020/03/20/cette-requete-en-produira-rien-mais-elle-fera-voir-au-public-que-j-ai-fait.html

Il semble qu'en réponse à la lettre du 5 janvier, Rieu ait écrit à V* de ne pas envoyer un recueil complet de Warburton, car il ne lui manquait que deux volumes . Mais l'allusion à Paméla n'est guère plus claire que dans la lettre ci-dessus . On peut également rappeler que Mme Denis a joué un rôle capital dans la genèse de la « Paméla » de V*, à savoir Les lettres d'Amabed (voir la notice de conte : https://www.persee.fr/doc/litts_0563-9751_1998_num_38_1_1762

28/03/2020

j’ai demandé une belle ratification du traité

... dit le maire de Sanary-sur-Mer, Ferdinand BERNHARD qui ne craint pas le ridicule :

https://actu.orange.fr/france/confinement-comme-il-y-a-toujours-de-bonnes-raisons-de-sortir-un-maire-interdit-de-s-eloigner-a-plus-de-10-m-de-chez-soi-magic-CNT000001oV0ZR.html

L'enfer est pavé de bonnes intentions ! Et l'incohérence est fille de l'ignorance et du trouillomètre à zéro .

Si mon maire le décidait ainsi, je ne pourrais pas même aller à ma boite aux lettres, ni sortir ma poubelle, ni jeter mes déchets végétaux sur le tas de compost .

Le numéro du 12 mars du Courrier international est illustré par une caricature d'André-Philippe Côté.

Conseil municipal  à Sanary-sur-Mer

 

 

« A Sébastien Dupont, Avocat au

Conseil souverain d'Alsace

à Colmar

15è janvier 1765 à Ferney 1

J’ai suivi vos conseils, mon cher ami ; j’ai demandé une belle ratification du traité, avec une expédition des registres de la chambre de Montbéliard. On aime tant à se flatter, que j’ose toujours espérer, malgré mon triste état, de vous voir au printemps, et d’examiner ce Montbéliard. Il y a des gens devers la Franche-Comté qui prétendent que la créance n’est nullement assurée ; mais je m’en rapporte plus à vous, qui êtes instruit du fond de l’affaire, qu’à ces messieurs, qui n’ont que des doutes vagues, et fondés seulement sur la défiance qu’on a toujours des princes. Cette défiance est encore fortifiée par les querelles de M. le duc de Virtemberg avec ces États. On dit que ces querelles sont plus vives que jamais ; elles n’ont heureusement rien de commun avec les terres d’Alsace et de Franche-Comté. M. de Montmartin est un brave et honnête gentilhomme qui n’aurait pas voulu me tromper ; ainsi je crois que je puis me livrer à une douce sécurité.

Nous avons à Ferney un de vos compatriotes ; c’est M. le chevalier de Boufflers, un des plus aimables enfants de ce monde, tout plein d’esprit et de talents. Si vous étiez ici, il ne nous manquerait rien. Madame Denis qui n’écrit point, mais qui vous aime beaucoup, vous fait les plus tendres compliments. 

V.»

1 Sur le manuscrit original, mention « franco » et « par Bâle », et cachet « Basle ».

Je me suis tenu à Ferney pendant tous ces troubles 

...Et je m'y tiendrais jusqu'à ordre contraire, si j'avais le plaisir d'y vivre !

Et puis : https://www.youtube.com/watch?v=M0ny6S7ndFA

Patrimoine - Mairie de Ferney-Voltaire

 

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

15è janvier 1765

Mon cher frère, Jean-Jacques est en horreur dans sa patrie, chez tous les honnêtes gens ; et ce qu’il y a de pis, c’est que son livre est ennuyeux. Je croyais vous avoir mandé que la petite brochure est d’un nommé Vernes 1 qui en a déjà fait trois ou quatre aussi mauvaises les unes que les autres . J’ai été bien aise de détromper madame la maréchale de Luxembourg, à qui Jean-Jacques avait fait accroire que je le persécutais, parce qu’il m’avait offensé ridiculement. Je lui avais offert, malgré ses sottises, un sort aussi heureux que celui de mademoiselle Corneille ; et si, au lieu d’un quintal d’orgueil, il avait eu un grain de bon sens, il aurait accepté ce parti. Il s’est cru outragé par l’offre de mes bienfaits. Il n’est pas Diogène, mais le chien de Diogène, qui mord la main de celui qui lui offre du pain.

Tout ce que vous me dites dans votre lettre du 10 de janvier est la raison même. Je me suis tenu à Ferney pendant tous ces troubles ; je ne me suis mêlé de rien. Quand les abeilles se battent dans une ruche, il ne faut pas en approcher. Tout s’arrangera, et ce malheureux Rousseau restera l’exécration des bons citoyens.

Il est fort difficile d’avoir des Évangiles 2 ; il sera peut-être plus aisé d’avoir des Portatifs. Je me servirai de la voie que vous m’avez indiquée . Ma santé est fort mauvaise ; j’ai été malade soixante et onze ans, et je ne cesserai de souffrir qu’en cessant de vivre ; mais, en mourant, je vous dirai : ô vous que j’aime ! persévérez malgré les transfuges et les traîtres, et écr. l’inf.

Voici un petit mot pour Archimède Protagoras, la destruction va son train . »

1 Sentiment des citoyens, opuscule de V* ; voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Sentiment_des_citoyens/%C3%89dition_Garnier

2 Évangile de la raison, recueil ; voir : https://books.google.fr/books?id=0X6K-d8474EC&hl=fr

On peut écrire plus mal que lui, mais on ne peut se conduire plus mal

... Mon cher Voltaire , vous êtes dans le vrai , mais comment avez vous fait pour décrire si bien Donald Trump ?

Trump speaks about coronavirus amid outbreak: cartoons

Quand on a un coffre-fort à la place du cerveau !

 

 

« A Jean Le Rond d'Alembert

15 de janvier 1765 1

Mon cher philosophe, j’ai vu aujourd’hui le commencement de la Destruction en gros caractère, comme vous le souhaitez. C’est une charmante édification que cette Destruction ; on n’y changera pas une virgule ; on n’omettra pas un iota de la loi, jusqu’à ce que toutes choses soient accomplies 2. J’aurai plus de soin de cette besogne que des Commentaires de Pierre, qui m’ennuyaient prodigieusement. Frère Cramer, afin que vous le sachiez, est très actif pour son plaisir et très paresseux pour son métier. Tel était Philibert Cramer son frère, qui a renoncé à la typographie. Gabriel et Philibert peuvent mettre au rang de leurs négligences de n’avoir pas fait présenter à l’Académie un exemplaire de mes fatras sur les fatras de Pierre Corneille. Gabriel dit pour excuse que la Brunet, votre imprimeuse, était chargée de cette cérémonie et qu’elle ne s’en est pas acquittée. J’ai grondé Gabriel. Gabriel a grondé la Brunet, et vous m’avez grondé, moi qui ne me mêle de rien, et qui suis tout ébaubi.

Gabriel dit qu’il a écrit à l’enchanteur Merlin 3, et que ce Merlin doit présenter un fatras cornélien à monsieur le secrétaire  perpétuel. Si cela n’est pas fait, je vous supplie de m’en instruire, parce que sur-le-champ je ferai partir par la diligence de Lyon le seul exemplaire que j’aie, lequel je supplierai l’Académie de mettre dans ses archives.

Ce malheureux Jean-Jacques a fait un tort effroyable à la bonne cause. C’est le premier fou qui ait été malhonnête homme ; d’ordinaire les fous sont bonnes gens. Il a trouvé en dernier lieu dans son livre le secret d’être ennuyeux et méchant. On peut écrire plus mal que lui, mais on ne peut se conduire plus mal. N’importe, Peregrinus 4 est content, pourvu qu’on parle de Peregrinus. Jean-Jacques sera charmé d’être pendu, pourvu qu’on mette son nom dans la sentence 5. J’espère cependant que la bonne cause pourra bien se soutenir sans lui. Jean-Jacques a beau être misérable, cela n’empêche pas qu’Ézéchiel ne soit un homme à mettre aux Petites-Maisons, ainsi que tous ses confrères. Il faut avouer, quoi qu’on en dise, que la raison a fait de terribles progrès depuis environ trente ans. Elle en fera tous les jours ; il se trouvera toujours quelque bonne âme qui dira son mot en passant, et qui écr l’inf ; ce que je vous souhaite au nom du père et du fils. »

1 Renouard supplée les passages omis dans l'édition de Kehl .

2 Évangile selon Matthieu, V, 18 : https://saintebible.com/matthew/5-18.htm

3 Libraire à Paris .

4 Peregrinus , philosophe du second siècle, fut appelé Protée en raison de l’aisance avec laquelle il changeait d'opinion . Son goût pour la notoriété le conduisit finalement à s'immoler lui-même sur un bûcher . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9r%C3%A9grinos_Prot%C3%A9e

5 Cette phrase manque dans l'édition de Kehl .

27/03/2020

Je vous demande une compagnie de cavalerie ou de dragons. Vous me direz peut-être que cette compagnie n’est point faite pour un quinze-vingts de soixante et onze ans

... Et pourtant ça pourrait rappeler des souvenirs à cette tranche d'âge qui a connu et pratiqué le service militaire, occasion de réviser quelques chants guerriers tel "les 80 chasseurs" ou "tiens voilà du boudin", gentilles bluettes en godillots .

 

 

« A Béatrice de Choiseul-Stainville, duchesse de Gramont

14 janvier 1765, au château de Ferney

par Genève

Madame, vous êtes ma protectrice : je vous supplie de me donner mes étrennes. Je ne peux vous demander un regard de vos yeux, attendu que je suis aveugle. Je vous demande une compagnie de cavalerie ou de dragons. Vous me direz peut-être que cette compagnie n’est point faite pour un quinze-vingts de soixante et onze ans ; aussi n’est-ce pas pour moi, madame, que je la demande, c’est pour un jeune gentilhomme de vingt-quatre ans et demi, qui fait des enfants à mademoiselle Corneille votre protégée. Ce jeune homme était cornette dans la colonelle-générale ; il a commencé par être mousquetaire, et actuellement il a neuf ans de service. Son colonel, M. le duc de Chevreuse, a rendu de lui les meilleurs témoignages ; il a été compris dans la réforme, et il est très digne de servir : actif, sage, appliqué, brave, et doux, voilà son caractère. Son nom est Dupuits ; il demeure chez moi, et sa femme et moi nous le verrons partir avec regret pour aller escadronner 1.

Monseigneur le duc votre frère, quand je pris la liberté de lui représenter la rage que ce jeune homme avait de continuer le service, daigna m’écrire 2: Adressez-vous à ma sœur, c’est à elle que je remets tout ce qui regarde votre petit Dupuits.

C’est donc vous, madame, dont je réclame la protection, en vous assurant sur ma pauvre vie qu’on ne sera jamais mécontent de Pierre Dupuits, mari de Françoise Corneille. Je vous demande cette grâce au nom du Cid et de Cinna. Pierre Corneille eut deux fils tués au service du roi ; Pierre Dupuits demande le même honneur en qualité de gendre.

Je suis avec un profond respect, madame, votre très humble et très obéissant serviteur. 

Voltaire . »

1 Ce n'est pas un néologisme , cela signifie « faire les manœuvres et exercices propres à la cavalerie. »

2 On ne connait pas cette lettre où il s'exprimerait ainsi, sinon textuellement, du moins en substance .