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20/04/2017

je n'ai point encore cette éducation de l'homme le plus mal élevé qui soit au monde . Je l'aurai incessamment

... Ou pas ! Être mal élevé me semble demander un travail de tous les instants, une volonté sans faille, ou alors simplement mettre en application les délirantes directives de Jean-Jacques Rousseau et son Emile , et ce n'est pas mon professeur de philosophie  Osiris Cecconi qui dira le contraire ( il nous avait mis en garde , à juste titre mille fois, contre l'absurdité de la pédagogie rousseauiste qui mène à l'échec ).

 Un  exemple très parlant de mal élévée : Marine Le Pen, qui, comme Rousseau, aime les fleurs et la nature .

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 Encore un qui se prend pour Jésus Christ !

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

4 juin [1762] 1

Mon cher frère, je n'ai point encore cette éducation de l'homme le plus mal élevé qui soit au monde 2. Je l'aurai incessamment . Je sais, en attendant, que l'auteur est un monstre d'insolence et d'ingratitude . Le chien qui suivait Diogène était moins méprisable que lui .

Permettez que je vous adresse un exemplaire d'une brochure plus abominable 3 que tous les livres de Jean-J. Rousseau ; elle est pour M. le marquis d'Argence . Ce n'est pas le prétendu marquis d'Argens, compilateur fort plat des Lettres juives 4, qui est à Berlin, c'est le marquis d'Argence, maréchal de camp, en son château, près d'Angoulême . C'est un homme très instruit qui veut réfuter ce détestable ouvrage : il est prodigieusement rare, et, Dieu merci, il ne fera nul mal .

On ne veut donc pas imprimer l’Éloge de Crébillon ? J'étais curieux de le voir .

Je crois frère Thieriot en chemin ; je voudrais bien que vous puissiez en faire autant . Vale . »

1 Il existe une copie du XIXè siècle au dos de laquelle figure une note autographe de V* ainsi conçue : « Le baron de Pellemberg officier aux gardes wallones fils du baron d'Hovorst Pellemberg général major au service de l'impératrice reine » . On retrouvera le second de ces Pellemberg dans la correspondance une dizaine d'années plus tard . Il existe aussi une copie Beaumarchais-Kehl, et une édition Cayrol .

2 L'Emile de JJ Rousseau qui venait de paraître .

 

cher et grand acteur, je vous fais mon compliment

... C'est bien d'être au courant des techniques de communication modernes, M. Mélenchon, c'est bien d'user/abuser(?) du don d'ubiquité offert par l'holographie, mais je vous l'avoue, ça me défrise quand même un tantinet de vous voir jouer les divas, les coqs de basse-cour en un one-man-show répétitif avec un scénario bancal ; c'est bien de savoir déclamer, encore faut-il aussi savoir compter et ne pas se tromper d'adversaire . Il risque de n'y avoir pas de rappel quand le rideau de dimanche soir sera tombé .

 

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« A Henri-Louis Lekain

Mon cher et grand acteur, je vous fais mon compliment sur le succès de Zelmire 1. Je vous prie de dire à l'auteur combien j'avais été content de son Titus 2, et à quel point je suis charmé que le public ait rendu plus de justice à sa seconde pièce . J'espère que Zelmire durera assez longtemps pour que vous ne soyez pas obligés de donner Cassandre . Nous nous en amuserons encore quelquefois sur mon théâtre de Ferney, avant de la livrer au public .

Je crois qu'on ne doit imprimer Zulime que quand on l'aura reprise, et qu'il ne faut pas la reprendre si tôt . Il n'en est pas de même du Droit du seigneur . Je crois que s'il est bien joué il pourra procurer quelque avantage à vos camarades ; je m'intéresserai toujours à eux, et particulièrement à vous, pour qui j'aurai toujours autant d'amitié que d'estime .

V.

2è juin 1762, aux Délices . »

 

19/04/2017

l'arrêt peut n'être point injuste , voilà pourquoi il est très important de ne point accuser les juges

... N'est-ce pas Marine Le Pen ? N'est-ce pas Fanfoué Fillon ? Vous êtes assez aisés pour vous offrir de merveilleux avocats et assez grandes gueules pour crier au charron . J'aimerais que vous vous comportiez en citoyens, mais c'est sans doute trop vous demander , liberté-égalité-fraternité très peu pour vous, dur-dur de se comporter en justiciable commun quand on a si peu de bonne foi et si peu d'éléments à décharge  .

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Y a-t-il eu trêve dans les fraudes ?

 

Non ! alors ...

 

 

« A Henri Cathala

[mai-juin 1762] 1

J'envoie à monsieur Cathala la requête au roi que je viens de composer . Elle suffit s'il est vrai que la veuve Calas, son fils et Lavaysse et le malheureux père ne se sont point quittés depuis ce souper funeste . Ce fait seul dit tout . Il ne faut entrer dans aucun détail . Il ne faut que toucher le roi . Ce mémoire peut faire verser des larmes et effrayer les lecteurs . Si Mme Calas ose le signer, elle est innocente, et elle et son mari et Pierre et Lavaysse 2. Sinon ils sont tous coupables .

Monsieur Cathala peut envoyer ce mémoire par la poste à M. Damilaville, premier commis du vingtième . Ne cachetez point le mémoire . Avertissez-le seulement de la demeure de la personne à laquelle il faut le rendre .

Il n'y a qu'à mettre sur un carré de papier

 

  1. Damilaville est prié d'envoyer ce mémoire à …

 

Encore une fois tout dépend de cette grande vérité . La compagnie est-elle demeurée ensemble dans la même chambre depuis le souper ou non ?

J'ajoute à mon billet, que je crois les Calas innocents, et que les juges ont jugé selon les lois . Calas avait menacé son fils, ce fils est trouvé mort chez le père, des chirurgiens déposent qu'il n'a pu se pendre, l'arrêt peut n'être point injuste , voilà pourquoi il est très important de ne point accuser les juges . »

1 D'après le manuscrit olographe, sauf le dernier paragraphe, daté « 1762, fin » et « vers le 24 janvier 1763 » d'une autre main. L'édition Lettres inédites de 1863 la date d'avril ou mai 1762 . Le mémorandum dont parle ici V* ne fut pas composé ; voir lettre du 15 juin 1762 à Damilaville qui permet de dater ici avec une certaine précision .

Le duc de Villars écrit à V* le 26 mai 1762 : « Puisque vous souhaitez, monsieur, que je vous parle de la condamnation de Calas qui a fait tant de bruit je vous dirai ce que j'en sais de bonne part, en vous priant de ne point le répéter . Il n'est que trop vrai que cet homme qui avait déjà beaucoup maltraité le plus jeune de ses enfants, parce qu'il s'était fait catholique, a fait périr l'ainé par le même principe de fanatisme ; les mémoires qui ont été faits pour lui et ses complices ont fait naître dans les esprits des doutes là-dessus, mais ils sont entièrement contraires à la procédure, et c'est sur elle seule que ce malheureux a été jugé ; tout le monde le croit maintenant coupable, les protestants même qui sont à Toulouse n'osent plus en douter […] mais s’il était coupable, les autres l'étaient aussi ? Oui, sans doute, pourquoi donc n'ont-ils pas tous été condamnés à mort ? C'est que leurs juges trop indulgents, à ce qu'on dit, n'ont voulu punir que celui contre qui les preuves étaient directes et dans la crainte même qu'il ne parlât à la question plus qu'ils ne voulaient, ils eurent la précaution de la lui faire donner le plus légèrement qu'il fut possible . Je puis vous assurer que parmi eux il n'y avait point de fanatique, que le rapporteur est très éclairé et très sage et que si les conclusions des gens du roi avaient été suivies, les autres prévenus seraient également morts dans les supplices […] »

V* a noté sur le manuscrit « étrange lettre du duc de Villars qui croit les Calas coupables. »

Voir : http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/proces-historiques-10411/laffaire-calas-22774.html

2 François-Alexandre Gaubert de Lavaysse, hôte des Calas le soir du drame, dont le témoignage était loin d'être aussi décisif que le souhaitait V* . Voir lettre du 4 août 1762 à Lavaysse : « Les personnes qui protègent à Paris la famille Calas sont très étonnés que le sieur Gaubert Lavaysse ne fasse pas cause commune avec elles .[...]Monsieur Lavaysse en élevant la voix n'a rien à craindre .[...] »

 

18/04/2017

il est nécessaire que nous fassions notre compte, afin que nous puissions voir comment nous sommes ensemble, et quels arrangements nous prendrons

... On dirait bien un fragment de conversation pré-électorale, du style Hamon-Mélenchon, ou Poutou-Arthaud, toute autre convention d'entente de la part des autres candidats me semblant improbable, sinon impossible (mais que ne ferait-on pas quand on a l'ambition de gouverner un pays ! ).

 

Grincements de dents ... gauche en panne contre gauche spectacle

 https://i2.wp.com/actuendessins.fr/wp-content/uploads/2017/02/candidature-unique-jm.jpg

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 Sourires sympathiques, des convictions mais pas de détestations entre eux .

 

« A François Guillet , baron de Monthoux

à Annemasse

recommandée à M. Mirabaud

Monsieur,

Ma mauvaise santé ne me permets plus les détails du ménage . Mme Denis , à qui je donne Ferney et les Délices veut bien avoir la bonté de s'en charger . Si vous avez celle de lui envoyer de l'avoine, elle vous la paiera argent comptant . Mais au préalable, il est nécessaire que nous fassions notre compte, afin que nous puissions voir comment nous sommes ensemble, et quels arrangements nous prendrons . Je vous prie, monsieur, de vouloir bien venir aux Délices, ou d'y envoyer un homme chargé de votre procuration .

J'ai l'honneur d'être avec les sentiments les plus respectueux,

monsieur

votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire . 

Aux Délices 31è mai 1762»

 

 

Tant de malheurs publics influent sur la fortune des particuliers, excepté de ceux qui pillent les autres

... Faites votre liste des pillards en prévoyant un papier grand format, ne vous limitez pas au territoire national, cette race détestable ne connait pas les frontières, et quand elle les reconnait, c'est pour en profiter, en abuser . Ecrasons ces infâmes !

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Ces gens là ...

 

 

«A Charles-Augustin Ferriol, comte d'ArgentaI

et à

Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental

31è mai 1762 aux Délices 1

Mes divins anges, je suis pénétré de vos bontés, et je vous dois celles de M. le comte de Choiseul. Je vais tâcher de lui écrire deux lignes de ma faible main ; elles seront bien reçues en passant par les vôtres.

Je trouve que M. de Chavigny 2 fait fort bien de se retirer dans ses terres ; j’approuve tous ceux qui prennent ce parti : il faut savoir mettre un temps entre les affaires et la mort, et n’imiter ni le cardinal de Fleury ni le maréchal de Belle-Isle.

Madame la duchesse d’Anville a fait un triste voyage, à mon gré. Elle désirait passionnément une maison de campagne ; madame la duchesse de Grafton en a une pour cent louis, jusqu’à l’hiver ; et madame d’Anville paie deux cents louis un simple appartement pour trois mois. Pour comble de désagrément, elle est logée tout auprès d’un temple où elle entend détonner des chansons hébraïques, mises en vers français détestables 3. De plus, toute la bonne compagnie est à la campagne, et il ne reste à la ville que des pédants.

Je voudrais pouvoir lui céder les Délices ; mais j’ai trop besoin de Tronchin, et malheureusement on vernit actuellement tous les dedans de Ferney. Tout ce que je peux faire est de lui donner une représentation de Cassandre. Je n’y jouerai pas mon rôle de grand-prêtre ; je suis obligé de renoncer au théâtre, comme Grandval . Mais la pièce ne sera pas mal représentée, et je vous assure que c’est l’appareil le plus imposant qui soit au théâtre.

Pour le Droit du Seigneur, vous êtes maître absolu de le faire jouer par qui il vous plaira et quand vous voudrez ; c’est un service que vous rendrez à Thieriot. Il prétend qu’il vient me voir après les fêtes de la Pentecôte ; mais c’est de quoi je doute très fort.

Il est juste de vous envoyer un exemplaire de la seconde édition de Meslier ; on avait oublié, dans la première, son Avant-propos 4, qui est très curieux. Vous avez des amis sages qui ne seront pas fâchés d’avoir ce livre dans leur arrière-cabinet ; il est tout propre d’ailleurs à former la jeunesse. L’in-folio, qu’on vendait en manuscrit huit louis d’or, est inlisible 5; ce petit extrait est très édifiant. Remercions les bonnes âmes qui le donnent pour rien, et prions Dieu qu’il répande ses bénédictions sur cette lecture utile.

Je crois que M. l’abbé le coadjuteur sera bien étonné d’avoir été comparé à la fois à Ésope et à Goliath 6. J’espère, Dieu aidant, que le libelle du jésuite rendra les parlements irréconciliables, et qu’avec le temps on tombera sur tous les autres moines. Je n’en serai pas témoin, mais je mourrai dans cette douce espérance.

Je ne compte pas non plus voir la fin de la guerre. On disait hier Dresde pris par le prince Henri,7 immédiatement après la déconfiture de l’armée des Cercles . Cette nouvelle, qui n’est pas encore vraie, pourra l’être dans quelque temps . Vous verrez, avant la fin de la campagne, seize mille Russes rendre visite à M. le maréchal d’Estrées. La flotte anglaise est actuellement dans Lisbonne ; il n’y a qu’un nouveau tremblement de terre qui puisse faire dénicher cette flotte. Tant de malheurs publics influent sur la fortune des particuliers, excepté de ceux qui pillent les autres ; je m’en ressens autant que personne . Mademoiselle Corneille en sentira aussi le contre-coup ; la guerre fait tort aux souscriptions. La chambre syndicale des libraires de Paris nous fait plus de tort encore ; elle arrête, depuis quatre mois, le ballot des annonces de Cramer, où se trouvent les noms des souscripteurs. M. de Malesherbes souffre cette injustice, laquelle est une insulte au public. Il me semble que les affaires particulières vont à peu près comme les générales.

Le parlement de Dijon continue dans son obstination.

J’admire toujours qu’on ne veuille point rendre la justice au peuple, pour faire de la peine au roi. Les classes du parlement feront un peu de mal ; et j’ai bien peur que les classes 8 des matelots ne rendent pas de grands services. Je conclus que tout ceci est un naufrage universel, et je dis toujours  sauve qui peut !

Je vous supplie de donner Rodogune à Duclos .

Mille tendres respects. »

1 L'édition de Kehl suivie par les autres supprime la dernière phrase avant la formule de politesse .

3 Les Psaumes chantés mis en vers par Clément Marot et Théodore de Bèze. V* les tourne en dérision pans le Pot pourri, chap. VI : https://fr.wikisource.org/wiki/Pot-pourri

et : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/voltaire-pot-pourri.html

5Sur cette forme, inlisible, voir lettre du 5 décembre 1760 à JR Tronchin , V* utilise cette forme à plusieurs reprises, conformément à l'usage de l'époque . Voir : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2016/04/06/je-vois-qu-on-ne-fait-rien-sur-terre-en-enfer-et-au-ciel-que-5784988.html

6 L’abbé Chauvelin était petit et contrefait. (Georges Avenel) ; voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Philippe_de_Chauvelin

7 La nouvelle était fausse .

8 En termes de marine, les classes sont les levées de matelots pour le service du roi ; appliqué au parlement de Bourgogne, le mot désigne la grève auquel celui-ci se livrait .

 

Ce n'est peut-être pas même une tragédie . C'est un ouvrage d'un goût un peu nouveau

... C'est tout bêtement une campagne électorale énervante, débilitante,  ou plus exactement des campagnes, menées par des hommes et femmes qui prétendent chacun en savoir assez pour mener le troupeau de ceux qui les ont élus (ce qui d'après les prévisions fait assez peu) et la majorité de ceux d'opinion adverse et les abstentionnistes . Chacun tire à hue et à dia, étonnez vous après cela que l'on avance comme un pochtron qui vient de boire sa paye . Gare à la gueule de bois !

 Image associée

Marine Le Pen, et son directeur de campagne ( qui pour une fois est sincère ) 

 

 

« A Marie-Elisabeth de Dompierre de Fontaine , marquise de Florian

28 mai [1762] 1

Si vous n'êtes pas à Hornoy, ma chère nièce, allez donc chez M. d'Argental, vous y trouverez cette tragédie que je n'ai pas faite, car comment voulez-vous que je l'aie faite depuis le 20 avril ? Elle n'est donc pas de moi . Ce n'est peut-être pas même une tragédie . C'est un ouvrage d'un goût un peu nouveau . Votre sœur dit que cela fait pleurer . Je le veux croire, mais il faut qu'elle ne soit pas de moi pour qu'elle ne fasse pas rire et siffler , et pour que le petit Fleury 2 ne la défère pas à la cohue des enquêtes . Je l'ai adressée à M. d'Argental et à vous solidairement, sous l'enveloppe de M. de Courteilles . Si vous aviez un receleur 3 qui affranchit vos paquets je vous l'aurais adressée . Je n'ai pas un moment . Voyez si votre vieil oncle peut encore vous amuser . Il n'est sûr que de vous aimer .

V. »

1 Le manuscrit olographe est passé en vente chez Liepmanssohn à Berlin le 21 mai 1909 .

2 Omer Joly de Fleury, avocat général .

3 Cet emploi particulier de receleur ne parait pas attesté .

 

17/04/2017

je m'intéresserai toujours au succès de la scène française ; mais je m'intéresse bien davantage aux frères et à la destruction de l'infâme qu'il ne faut jamais perdre de vue

... Et un dictateur de plus ! UN !! Erdogan .

Il semblerait bien que nos têtes de turcs aient perdu le sens de la démocratie, si tant est qu'ils l'aient eu un jour , ils semblent adorer être menés comme des moutons à l'abattoir . Enfin , je suis mauvaise langue : seulement un peu plus de la moitié des électeurs en territoire turc ( mais près des deux tiers de ceux qui vivent majoritairement en France et en Allemagne , pourquoi ? ) .

Ecrasons l'infâme ! est plus que jamais d'actualité, l'infection contre la liberté gagne du terrain , y compris par des élections, faisons en sorte qu'il n'en soit pas de même en France . 

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« A Etienne-Noël Damilaville

28 mai [1762] 1

Mon cher frère, je suis bien languissant ; je serai bien charmé de revoir frère Thieriot avant de mourir, et très fâché de ne vous avoir jamais vu ; mais en vérité je ne vous en aime pas moins .

Nous vous avons adressé en dernier lieu une lettre ouverte pour M. de La Chalotais 2, procureur général du parlement de Bretagne : quand je dis nous, j'entends celui qui tient la plume et moi . Je vous envoie un livre exécrable, mais votre ami veut l'avoir, et j'obéis à ses ordres .

Je voudrais savoir comment réussit la nouvelle édition du Dictionnaire de notre académie . Les étrangers se plaignent qu'il est sec et décharné, et qu’aucun des doutes qui embarrassent tous ceux qui veulent écrire, n'y est éclairci . Il est triste que nous ne puissions parvenir à donner un dictionnaire tel que ceux de la Crusca et de Madrid .

Je suis enchanté que Zelmire 3 réussisse . Je m'intéresse à l'auteur, et je m'intéresserai toujours au succès de la scène française ; mais je m'intéresse bien davantage aux frères et à la destruction de l'infâme qu'il ne faut jamais perdre de vue .

Valete, fratres . »

1 L'édition de Kehl ajoute en post scriptum de la présente lettre le premier paragraphe de la lettre du 4 juin 1762 au même , suivant la copie Beaumarchais, et suivie par toutes les éditions jusqu'à Cayrol .

2 Voir lettre du 15 mai 1762 à La Chalotais : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2017/04/02/1-5928308.html

3 Zelmire, tragédie de Pierre-Laurent Buirette de Belloy, avait été représentée le 6 mai 1762 au Théâtre-Français . Cideville en avait parlé à V* dans une lettre du 11 mai . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laurent_Buirette_de_Belloy

et : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74052m