12/04/2026
Laissez faire, il est impossible d’empêcher de penser ; et plus on pensera, moins les hommes seront malheureux. Vous verrez de beaux jours ; vous les ferez
... Levez la tête bandes d'avachis, décollez de vos petits écrans et larguez ces foutus influenceurs bas de plafond, gardez un soupçon de jugeotte, votre bonheur vrai en dépend , sans trainer .
« A Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet 1 à Lyon
et à Jean Le Rond d'Alembert
11è octobre 1770 2
Le vieux malade de Ferney embrasse de ses deux maigres bras les deux voyageurs philosophes qui ont adouci ses maux pendant quinze jours.
Un grand courtisan 3 m’a envoyé une singulière réfutation du Système de la Nature, dans laquelle il dit que la nouvelle philosophie amènera une révolution horrible, si on ne la prévient pas. Tous ces cris s’évanouiront, et la philosophie restera. Au bout du compte, elle est la consolatrice de la vie, et son contraire en est le poison. Laissez faire, il est impossible d’empêcher de penser ; et plus on pensera, moins les hommes seront malheureux. Vous verrez de beaux jours ; vous les ferez 4: cette idée égaye la fin des miens.
Agréez, messieurs, les regrets de l’oncle et de la nièce. »
1 Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, né le 17 septembre 1743, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, s’empoisonna dans la prison de Sceaux le 27 mars 1794. Il a été l’un des éditeurs des Œuvres de Voltaire imprimées à Kehl en soixante-dix volumes in-8° ou quatre-vingt-douze volumes in-12.
2 Original ; éd. Kehl , suivie par les éditions, omet le second alinéa .
3 Le marquis de Voyer d’Argenson ; l'ouvrage est Le Vrai Système ; voir lettre du 12 octobre 1770 à d'Argenson : https://www.monsieurdevoltaire.com/2016/01/correspondance-annee-1770-partie-27.html
Voir : https://shs.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2010-1-page-561?lang=fr
4 Effectivement Condorcet devint un des éditeurs de Kehl et appela de ses vœux la révolution . Mais par une cruelle ironie du destin à laquelle V* est loin de penser, il fut jeté dans les prisons révolutionnaires et s'y donna la mort le 27 mars 1794 .
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11/04/2026
Pour prévenir de gros murmures, et en même temps pour être plus véridique, voici un carton à faire
... Non, rangez vos armes, il ne s'agit pas de faire un carton sur les menteurs actuellement sur le devant de la scène guerrière, Trump l'imbattable à ce jeu-là , et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Qalibaf, qui ne doit pas être trop en reste au poker menteur : https://www.lemonde.fr/international/live/2026/04/11/en-d...
« A Gabriel Cramer
[vers le 10 octobre 1770 ]
Je renvoie à monsieur Cramer la lettre de M. Marin 1. C'est un ami sur lequel je compte, mais les circonstances ne sont pas favorables, et ce maudit Système de la nature a tout perdu . M. d'Alembert a emporté trois volumes non complets . Il les méritait bien pour la peine qu'il a prise de faire un Errata . Je ne crois pas que dans la situation où nous sommes cela puisse entrer en France, mais il répond du reste de l'Europe, et il faudra bien qu'à la fin la France reçoive son contingent . M. Marin pourra servir non seulement à faire entrer les envois de monsieur Cramer quand les esprits seront apaisés, mais à repousser les contrefaçons . Je pense qu'il est nécessaire que M. Panckoucke renvoie à monsieur Cramer ses deux exemplaires . Les fautes qui n'y sont pas corrigées pourraient décrier le livre . J'augure fort mal de ce que M. de Sartines n'a pas répondu .
Voici bien autre chose . Pour prévenir de gros murmures, et en même temps pour être plus véridique, voici un carton à faire . »
1 Lettre dans laquelle Marin avait apparemment promis de faire ce qu'il pourrait pour faire entrer en France les Questions sur l'Encyclopédie, mais en des termes tels que V* conseilla à Cramer de ne faire aucune tentative ouverte pour les y faire passer .
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Mes enfants, aimez-vous les uns les autres , car qui diable vous aimera ?
... Léon XIV au couple Macron .
« Au baron Friedrich Melchior von Grimm
10 octobre 1770 1
Mon cher prophète, je suis le bonhomme Job ; mais j’ai eu des amis qui sont venus me consoler sur mon fumier 2, et qui valent mieux que les amis de cet Arabe ; il est très peu de gens de ces temps-là, et même de ces temps-ci, qu’on puisse comparer à M. d’Alembert et à M. de Condorcet. Ils m’ont fait oublier tous mes maux. Je n’ai pu malheureusement les retenir plus longtemps. Les voilà partis, et je cherche ma consolation en vous écrivant autant que mon accablement peut me le permettre.
Ils m’ont dit, et je savais sans eux, à quel point les Welches sont déchaînés contre la philosophie. Voici le temps de dire aux philosophes ce qu’on disait aux sergents, et ce que saint Jean 3 disait aux chrétiens : « Mes enfants, aimez-vous les uns les autres , car qui diable vous aimera ? »
Ce maudit Système de la Nature a fait un mal irréparable. On ne veut plus souffrir de cornes dans le pays, et les lièvres sont obligés de s’enfuir de peur qu’on ne prenne leurs oreilles pour des cornes 4.
On a beau dire avec discrétion qu’on ne fait point d’anguilles avec du blé ergoté, qu’il y a une intelligence dans la nature, et que Spinosa en était convaincu ; on a beau être de l’avis de Virgile, le monde est rempli de Bavius et de Mævius 5.
Embrassez pour moi, je vous prie, frère Platon 6, quand même il n’admettrait pas l’intelligence ainsi que Spinosa. Ne m’oubliez pas auprès de ma philosophe 7. Le vieux malade ne l’oubliera jamais, et vous sera dévoué jusqu’au dernier moment. »
1Copie par d'Alembert ; copies contemporaines qui seules donnent le dernier paragraphe ; éd. Correspondance littéraire ;
2 Job, II, 8 : https://saintebible.com/job/2-8.htm
3 Jean, Évangile, chapitre IV, vii, 11,21.
4 La Fontaine, livre V, fable iv : Les Cornes du lièvre : https://www.la-fontaine-ch-thierry.net/oreilliev.htm
5 Critiques envieux de la gloire de Virgile . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bavius
6 Diderot.
7 Mme d'Epinay .
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10/04/2026
il y en a à qui vous avez fait mettre de l’eau dans leur vin
... On espère que ce sera le premier bilan de l'intercession du Pakistan entre USA et Iran .
« A Louis-François-Armand du Plessis, duc de Richelieu
8è octobre 1770 à Ferney
Je suis très reconnaissant, monseigneur, de votre lettre du 30 de septembre 1. Je suis charmé qu’elle soit datée de Versailles, et encore plus que vous ayez été à Richelieu. Il y a là je ne sais quel esprit de philosophie qui me fait bien augurer de vous. Pour votre souper à Bordeaux, je sais qu’il a été excellent ; que tous les convives en ont été fort contents ; qu’il y en a à qui vous avez fait mettre de l’eau dans leur vin, et que le roi a dû trouver que vous êtes le premier homme du monde pour arranger ces soupers-là.2
Ayez la bonté d’agréer mon compliment sur la paternité de M. le prince Pignatelli, puisque je ne puis vous en faire sur la maternité de Mme la comtesse d’Egmont. C’est bien dommage assurément qu’elle ne produise pas des êtres ressemblants à son grand-père et à elle. Je vous demande votre protection auprès d’elle et auprès de monsieur son beau frère. Ils m’ont tous deux lié à vous par de nouvelles chaînes : Mme la comtesse d’Egmont, par la lettre pleine d’esprit et de grâces qu’elle a bien voulu m’écrire 3; et M. le prince Pignatelli, par la supériorité d’esprit qu’il m’a paru avoir sur les jeunes gens de son age.
Vous me reprochez toujours les philosophes et la philosophie 4. Si vous avez le temps et la patience de lire ce que je vous envoie 5, et de le faire lire à madame votre fille, vous verrez bien que je mérite vos reproches bien moins que vous ne croyez. J’aime passionnément la philosophie qui tend au bien de la société, et à l’instruction de l’esprit humain, et je n’aime point du tout l’autre. Il n’y a qu’à s’entendre, et jusqu’ici vous ne m’avez pas trop rendu justice sur cet article. Comme d’ailleurs il est question de chimie dans le chiffon que je mets à vos pieds, vous en êtes juge très compétent 6.
Vous ne l’êtes pas moins de ce pauvre théâtre français qui était si brillant, sous Louis XIV, et qui tombe dans une si triste décadence, ainsi que bien des choses. Si d’ici à la Saint-Martin vous avez quelques moments à perdre, je vous supplierai de jeter les yeux sur quelque chose dont le tripot d’aujourd’hui pourra se mêler. Je conçois bien que notre théâtre sera toujours meilleur que celui de Pétersbourg, où l’on ne joue plus de tragédies françaises, parce que l’on n’a pas trouvé un seul acteur. Il faudra désormais représenter les pièces de Sophocle dans Athènes, si on enlève la Grèce aux Turcs, comme on vient de leur enlever les bords de la mer Noire, à droite, jusqu’aux embouchures du Danube, et à gauche jusqu’à Trébisonde. Ils ont été battus au pied du Caucase, dans le même temps que le grand vizir perdait sa bataille et abandonnait tout son camp. Si vous trouvez cela peu de chose, vous êtes difficile en opérations militaires, mais assurément c’est à vous qu’il est permis d’être difficile.
Je supplie mon héros d’être toujours un peu indulgent envers son ancien serviteur, qui n’en peut plus, et qui vous sera attaché jusqu’au dernier moment de sa vie avec le plus profond et le plus tendre respect.
V. »
1 Lettre du 30 septembre exceptionnellement longue et intéressante . On a d'ailleurs peu de lettres de Richelieu à V*. En voici les passages auxquels V* répond particulièrement :
« A Versailles ce 30è septembre 1770
« Depuis que vous m'avez écrit mon cher Voltaire ( deux lettres où je sais fort bien que je dois réponse ) il m'a pris fantaisie d'aller souper à Bordeaux, et quoique je n'y eusse de valets d'aucun genre que ceux qui m’avaient suivi en poste, et que par conséquent je ne pouvais être voituré et nourri que par la charité de la paroisse, je n'ai pas laissé d'en trouver pour que d'engagement en engagement je n'y sois resté beaucoup plus que je ne croyais et qu'arrivé une fois dans mon gouvernement je n'y aie aussi plus d'affaires que je ne voulais . Cependant j'en suis enfin revenu après avoir séjourné à Fronsac, lieu délicieux dans la plus belle situation de la nature, et à Richelieu que vous connaissez un peu, plus mélancolique mais trop beau pour être abandonné . Me voilà enfin revenu en bonne santé et très empressé de vous dire combien je voudrais que la vôtre fût de même et que vous puissiez voyager aussi aisément , mais vous êtes tout esprit qui n'est pas tourné à conduire le corps comme vous pourriez faire si vous vouliez. M. de Pignatelli que j'ai vu à son arrivée depuis trois jours m'en a rendu bon compte et enchanté de vous, ce qui a redoublé mon amitié pour lui . Il lui est arrivé un garçon qui cause une grande joie dans la famille et doit augmenter par la difficulté qu’un homme moins jeune et moins vigoureux trouverait à un tel ouvrage malgré le désir qu'il doit avoir et tous le siens de ne pas laisser passer dans une autre maison les biens très considérables qui regardent cet enfant et une branche aussi opulente de sa maison qui allait l'être par la faute de ma fille de sa construction qui à l'extérieur cependant est belle et bonne mais dont il faut apparemment que les trompes de Fallope soient obstruées ou engourdies, car je me flatte qu'elle n'a pas dû l'être à la mettre en jeu . Mais voilà assez et trop vous parler de moi et de mon atmosphère. Il faut un peu répondre à vos lettres, et justifier les égratignures que vous prétendrez que je vous ai faites et si j'étais jamais assez maladroit pour cela, ce ne pourrait être assurément qu'à force de vous embrasser , de vous encenser, et de vous admirer . Quel homme peut avoir dans le cœur ces sentiments-là gravés plus profondément ? Mais si vous collez sur votre peau cette philosophie que je déteste, je veux faire des efforts pour vous prouver qu'elle vous fera les effets de la robe de Nessus et je voudrais vous l'enlever pour préserver cette peau que vous prétendez que j'égratigne […] Mais pour finir par les spectacles […] je vous dirai que j’élève à la brochette deux ou trois acteurs qui paraîtront au mois de janvier dont je suis presque sûr qu'un au moins consolera de la perte de Lekain quand elle arrivera . C'est Clairon qui l'élève, je ne dis pas dans son lit, cela serait grossier, ni dans sa maison car cela n'est pas vrai, n'y ayant point d'appartement digne de lui, mais à son côté et je m'attends que vous en entendrez parler même à votre oncle d'Argental . Le second est conduit par Lekain pour le comique et le troisième par Préville pour le tragique . Ainsi vous voyez tout ce que cela doit produire pour la continuation des triomphes de vos enfants .Mais je voudrais que vous pussiez m'envoyer de jolies amoureuses car l'illusion si nécessaire à tout ne peut exister pour une guenon quand elle jouerait la passion, et son adversaire aussi comme Baron . Si vous en trouvez envoyez-les nous pour la satisfaction publique et la mienne . Vous n'en aurez guère si j'avais encore du papier car tout serait noirci dans l'humeur où je suis »
2 En d'autres termes Richelieu est allé à Bordeaux pour y négocier avec les États de Guyenne le montant de la contribution annuelle de la province .
3 On a déjà fait allusion à cette lettre ; voir lettre du 22 juillet 1770 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/01/10/ma-tete-qui-n-est-pas-plus-grosse-que-celle-d-un-lapin-m-a-un-peu-tourne-il.html
4 Voir la fin du premier passage cité en note 1 ci-dessus
5 Dieu et les hommes.
6 Allusion non dépourvue de quelque envie, au fait que Richelieu était aussi membre de l'Académie des Sciences .
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09/04/2026
Dieu, qui nous laisse tous dans le doute et dans l’ignorance
... Que va-t-il dire à Emmanuel Macron par la voix de Léon XIV ? Quels doutes va-t-il lever ? Que va-t-il lui apprendre ? Mais, au fait, existe-t-il seulement ce dieu qui a tant de morts au compteur ?
En attendant, un peu d'humour : https://www.youtube.com/shorts/_yNu6hRzGfc
« A Louise-Honorine Crozat du Châtel, duchesse de Choiseul
À Ferney 8è octobre 1770 1
Madame,
Je venais de vous écrire lorsque j’ai reçu le paquet dont vous m’honorez, du 1er octobre. Tout ce paquet n’est plein que de vos bontés ; mais votre lettre surtout m’a enchanté. J’y vois la sensibilité de votre cœur, et l’étendue de vos lumières.
Permettez-moi encore un mot sur les esclaves des moines, pour qui vous avez de la compassion ; sur Catau, qui vous cause toujours quelque indignation ; et sur Dieu, qui nous laisse tous dans le doute et dans l’ignorance. Il y aurait là de quoi faire trois volumes, et j’espère que vous n’aurez pas trois pages -- à grands seigneurs peu de paroles, et à bons esprits encore moins.
Je veux bien que les Comtois, appelés Francs, soient esclaves des moines, si les moines ont des titres ; mais si ces moines n’en ont point, et si ces hommes pour qui je plaide en ont, ces hommes doivent être traités comme les autres sujets du roi . Nulle servitude sans titre, c’est la jurisprudence du parlement de Paris. La même affaire a été jugée, il y a dix ans, à la grand’chambre, contre les mêmes chanoines 2 de Saint-Claude, au rapport de M. Seguier, qui me l’a dit chez moi, en allant en Languedoc. Je vous supplie de vouloir bien lire cette anecdote 3 au généreux mari de la généreuse grand-maman.
Pour Catherine, je vous renvoie, madame, à l’histoire turque, et je vous laisse à décider si les sultans n’ont pas fait cent fois pis. Demandez surtout à M. l’abbé Barthélemy si la langue grecque n’est pas préférable à la langue turque.
À l’égard de Dieu, je vous assure que rien n’est plus nouveau que le système des anguilles, par lequel on croit prouver que de la farine aigrie peut former de l’intelligence 4. Spinosa ne pensait pas ainsi : il admet l’intelligence et la matière, et par là son livre est supérieur à celui dont M. Seguier a fait l’analyse 5, comme le siècle de Louis XIV est supérieur au nôtre, et comme le mari de la grand’maman est supérieur à…
Me voilà plongé, madame, dans les affaires de ce monde, lorsque je suis près de le quitter. J’ai voulu faire une niche à mon neveu La Houlière 6, et je me suis adressé à votre belle âme pour en venir à bout. Il n’en sait rien. Si je pouvais obtenir ce que je demande, si monsieur le duc pouvait me remettre le brevet, si vous pouviez me l’adresser contresigné, si je pouvais l’envoyer par Lyon et Toulouse, qui sont sur la route de Perpignan ; si je pouvais étonner un homme qui ne s’attend point à cette aubaine, ce serait assurément une très bonne plaisanterie . Elle serait très digne de vous, et je vous devrais le bonheur de la fin de ma vie.
Il y a encore un article sur lequel je dois vous ouvrir mon cœur, c’est que je ne demanderai rien pour le pays de Gex à celui qui m’a ôté les moyens d’y faire un peu de bien ; je n’aime à demander qu’à certaines âmes élevées.
Les sœurs de la charité prient Dieu pour vous ; elles sont comblées de vos grâces, ainsi que les capucins. Vous aurez de tous côtés des protections en paradis. Mais comme vous êtes faite pour avoir des amis partout, je vous supplie, madame, de compter sur moi et sur mon neveu en enfer.
Je me mets aux pieds de ma protectrice, pour les quatre jours que j’ai à végéter dans ce bas monde, et je la prie toujours d’agréer le profond respect et la reconnaissance du vieil ermite. »
1 Minute corrigée par V* ; éd. Kehl .
2 Ils étaient constamment en procès.
3 La Nouvelle requête ; voir lettre du 5 octobre 1770 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/04/08/il-y-a-deux-choses-encore-pour-lesquelles-je-m-interesse-for-659AI1213.html
4 Nouvelle attaque contre Needham, à qui V* s'en prend, entre autres dans Dieu .
5 Le Système de la Nature. C’est à cet ouvrage que sont consacrés plus des trois quarts du réquisitoire du 18 août 1770, dans lequel l’avocat général Seguier demandait la condamnation de six autres ouvrages, dont un de Voltaire (Dieu et les Hommes ; voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvre... ).
V* semble penser que Séguier dans son Réquisitoire ( voir lettre du 26 septembre 1770 à Mme Necker : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/03/26/ils-supposent-tous-qu-il-a-pense-autre-chose-que-ce-qu-il-a-6589456.html ) n'avait attaqué que le Système de la nature . En fait, cet ouvrage n'est que le septième dans la liste de ceux contre lesquels il avait requis . Les autres étaient dans l'ordre : La Contagion sacrée ou l'histoire naturelle de la superstition […], une des rares publications de d'Holbach, 1768 ; Dieu et les hommes ; Discours sur les miracles de Jésus-Christ de Thomas Woolston, traduit par Holbach, vers 1768 (Catalogue Ferney sur lequel V* a écrit « livre dangereux ») ; Examen critique des apologistes de la religion chrétienne ( voir lettre du 2 juin 1766 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/08/27/puisque-l-ordre-seraphique-se-mele-d-assassiner-il-est-bon-d-6334139.html
et : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2009/06/02/ce-sont-des-fous-mais-il-ne-faut-pas-les-bruler.html ) ; Examen impartial des principales religions du monde ; le Christianisme dévoilé ( voir lettre du 15 décembre 1766 à Mme de Saint Julien : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2022/03/16/il-est-entierement-oppose-a-mes-principes.html ).
6 Sur cette « niche », voir lettre du 22 octobre 1770 à Marchant de La Houlière : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8060
18:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
08/04/2026
je vous prie d'employer le produit comme à l'ordinaire
... C'est bien ce que disent les actionnaires des multinationales pétrolières qui se font des coui... en or avec les guerres orientales ; "comme à l'ordinaire" les bénéfices seront placés de manière à échapper autant que possible à l'impôt : https://www.humanite.fr/social-et-economie/guerre-en-iran...
« A Gaspard-Henri Schérer
J'ai l'honneur, monsieur, de vous envoyer cinq lettres de change pour la somme de sept mille livres, toutes endossées Rosé, dont je vous prie d'employer le produit comme à l'ordinaire .
Si vous savez quelque chose touchant les paiements dus des arrérages de l'emprunt de 160 millions, je vous serai très obligé de vouloir bien m'en instruire .
J'ai l'honneur d'être bien sincèrement , monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire .
6è octobre 1770 à Ferney. 1»
1 Original signé . Endos : « Reçu 7 octobre ; et : 1800 – – au 20 octobre
765 6 – au 20 octobre
781 14 – au 20 octobre
3450 – – au 20 novembre
6797
203 – – au 20 novembre
7000 »
08:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
07/04/2026
marquer le jour dont ils seront convenus
...Pour cesser les hostilités ; ce serait plus agréable que celui de la reprise des bombardements à tout-va .
«Voltaire et Marie Louise Denis
à Louis-Gaspard Fabry
M. de Voltaire et Mme Denis prient monsieur Fabry d'engager M. Amelot 1 à venir dîner à Ferney, et ils se flattent que monsieur Fabry fera l’honneur d'être de la partie, et de marquer le jour dont ils seront convenus.
6è octobre 1770.2 »
1 Antoine-Jean Amelot de Chaillou ; voir lettre du 11 septembre 1769 à Mme Denis : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/03/25/je-ferai-probablement-comme-tous-les-autres-hommes-je-mourrai-en-ayant-des.html
2 Original . Le même jour, Mme Gallatin écrit de Prégny à Frédéric de Hesse-Cassel : « J'espérais pouvoir envoyer à Votre Altesse Sérénissime le dictionnaire , du moins les deux premiers tomes, mais je n'ai pas encor pu l’avoir .Ce qu'il y a de sûr, c'est que personne ne l'aura avant vous [...]Je me flatte, monseigneur, que l’année prochaine je serai plus heureuse […] que j’aurai le bonheur de vous voir . J'attends ce temps avec la dernière impatience . Je dirai comme notre ami, quel bonheur si je puis avoir celui de le voir avant de mourir . Il se porte très bien, travaille continuellement, est fort gai . Nous sommes tous deux à vos genoux pour vous supplier de venir prendre l'air du lac . Je suis convaincue, mon cher prince qu'il vous ferait beaucoup de bien . »
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