28/02/2026
En vous remerciant, monsieur, de toutes vos attentions obligeantes . Le vin ne presse pas
... Hips ! Dry february closed , but carême et ramadan open , fortunately carnavals pour tenir en joie . Hips !!
« A Gaspard-Henri Schérer, Banquier
à Lyon
30è auguste 1770 à Ferney 1
En vous remerciant, monsieur, de toutes vos attentions obligeantes . Le vin ne presse pas .
Ma colonie fait venir de Cadix pour dix mille francs d'or . Si j'avais été averti plus tôt j'aurais donné la préférence à Lyon .
Les lettres de change de 2714£ 11s 9d qui étaient au nombre de quatre, à moi envoyées le 13 juin dernier par le sieur Meiner de Montbéliard, fermier de M. le duc de Virtemberg, devaient vous être envoyées, mais je trouve qu'elles l'ont été ailleurs .
J'ai dix mille livres à tirer sur M. de La Borde à courts jours, je compte vous adresser la lettre si cela vous convient .
J'ai l'honneur d'être bien véritablement, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire .
Je rouvre ma lettre pour vous donner la préférence sur Cadix . Je vous prie , monsieur, d'avoir la bonté de m'envoyer quatre marc de pistoles au cordon 2 s’il est possible .
Voltaire . »
1 Original signé deux fois ; cachet en relief « Versoix ». Endos « reçue 1 septembre », répété deux fois .
2 Le cordon est le « bord façonné qui règne sur la tranche d'une monnaie » . Il s'agit donc ici de pièces d'or passées au moulin .
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27/02/2026
Votre vieil amant madame est enchanté de vos bontés et de vos coquetteries
... Les unes excusant les autres . Selon votre goût .
« A Marie-Elisabeth de Caire
à Versoix
30è auguste 1770 à Ferney
Le Dieu d'amour fut au supplice
Quand Vénus parmi les glaçons,
S'en vint du pays des Hurons
Faire les doux yeux à la Suisse . 1
Votre vieil amant madame est enchanté de vos bontés et de vos coquetteries ; ni vous, ni l'air du lac, vous ne l’avez tué tout à fait mais je suis fort blessé .
L'oncle et la nièce présentent leurs hommages à monsieur et madame de Caire . »
1 De Caire avait épousé Marie-Elisabeth Lebé au Canada, le 20 janvier 1760. Voir : https://www.septentrion.qc.ca/catalogue/revue-d-histoire-de-la-nouvelle-france-no-5/pages?page=3&q=Lettres+%C3%A0+sa+famille+1803-1871
16:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
je vous serais très obligé de vouloir bien, dans son temps, m'envoyer par le carrosse l'argent de chaque quartier
... Il faut s'attendre à une telle requête de Mme Dati , en termes bien moins polis, pour mener sa campagne et éventuellement, en cas de succès , venir à bout de ses projets parisiens . Cette ex-ministre qui ne craint pas de mentir sous serment, se fiche du tiers comme du quart d'ajouter quelques indélicatesses à son palmarès , elle a de quoi se payer les meilleurs avocats qui feront trainer son jugement ad vitam aeternam . Belle tête à claques .

https://librejugement.org/2024/01/dati-fait-mentir-rachida/
« A Charles-Henri-Chrétien Rosé
29è auguste 1770 à Ferney 1
Monsieur,
J'ai attendu que l'échéance de vos lettres fût prochaine pour vous en accuser la réception . J'en ai reçu pour la valeur de sept mille livres payables en septembre et en octobre .
Comme je n'ai de correspondance suivie ni à Lyon ni à Paris, et que je suis obligé de payer argent comptant des frais journaliers très considérables, je vous serais très obligé de vouloir bien, dans son temps, m'envoyer par le carrosse l'argent de chaque quartier selon le premier usage, en cas que cet usage ne vous gène point .
J’ai l'honneur d'être, monsieur, avec beaucoup de reconnaissance pour toutes vos attentions, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire . »
1 Original signé ; éd. Sakmann . Le manuscrit est endossé « Reçu le 3 septembre ».
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26/02/2026
Pardonnez-moi cette opiniâtreté
... Nous le faisons volontiers M. Zelensky , d'autant plus que l'acharnement atroce de Poutine fait frémir et qu'on ne lui pardonnera jamais tous les morts et invalides tant ukrainiens, que russes .

https://www.cartooningforpeace.org/editos/lukraine-en-que...
« A Catherine II, impératrice de Russie
À Ferney, 28è auguste 1770
Madame,
Mes craintes sont dissipées, malgré tous les efforts des dissidents de Pologne et des gazetiers des autres pays . Votre victoire complète remportée sur les Ottomans auprès du Pruth 1 est une terrible réponse. Que Votre Majesté impériale me permette de lui témoigner l’excès de ma joie. Je ne suis plus en peine de la Grèce, sur laquelle on me donnait tant d’alarmes. Je vous crois toujours maîtresse de Navarin et de plusieurs autres places. Il n’est pas croyable que vos troupes aient évacué ce pays, comme on le dit, lorsque vous battez les Turcs sur mer comme sur terre ; et quand même la division de vos forces vous obligerait de différer ou même d’abandonner la conquête de la Grèce, ce serait toujours une entreprise qui vous comblerait de gloire. Je maintiens qu’il ne s’est rien fait de si grand depuis Annibal ; et cet Annibal, qui fut enfin contraint de retourner en Afrique, n’en a pas moins de réputation. Quand vous n’auriez réussi qu’à porter la terreur aux portes de Constantinople, à mener vos troupes jusqu’auprès de Corinthe, et à peupler vos États d’un grand nombre de familles grecques, vous auriez eu encore un grand avantage ; mais votre dernière victoire me fait tout espérer.
Si vous voulez pousser vos conquêtes, vous les étendrez, je pense, où il vous plaira ; et si vous voulez la paix, vous la dicterez. Pour moi, je veux toujours que Votre Majesté aille se faire couronner à Constantinople. Pardonnez-moi cette opiniâtreté ; elle est presque aussi forte que celle avec laquelle je suis attaché à votre personne et à votre gloire et puisque vous êtes devenue ma passion dominante, je me flatte que Votre Majesté impériale daignera toujours recevoir avec bonté le profond respect et le dévouement inviolable du vieux hermite de Ferney. »
1 V* répond ici à la lettre de Catherine II du 21 juillet/1er août 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_7966
17:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
Que j’aime à voir notre vicaire Appliquer assez pesamment Un baiser, près du sanctuaire, A la femme du prédicant !
... Entente cordiale et tolérance religieuse souhaitables , en tout bien tout honneur bien sûr .
« A Louise-Honorine Crozat, duchesse de Choiseul
et à
Etienne-François de Choiseul-Stainville, duc de Choiseul-Stainville
Ferney, 27è Auguste 1770
Madame,
Après avoir embelli votre royaume de Chanteloup par vos bienfaits, vous venez encore, M. le duc de Choiseul et vous, d’étendre vos grâces sur notre hameau de Ferney.
Peut-être apprendrez-vous tous deux avec quelque satisfaction que nos émigrants ont donné pour la Saint-Louis une petite fête qui a consisté en un très bon souper de cent couverts, avec illumination, feu d’artifice, et des vive le roi sans fin. Peut-être même monsieur le duc ne sera pas fâché d’apprendre au roi qu’il est aimé et célébré par ses nouveaux sujets comme par les anciens.
Vos noms, madame, n’ont été oubliés ni en buvant, ni dans le feu d’artifice.
Nous étions tous fort attendris,
Voyant, du fond de nos tanières,
Des Choiseul les beaux noms écrits
En caractères de lumières
Sur nos vieux chênes rabougris,
Et parmi nos sèches bruyères.
C’était un plaisir de voir nos huguenots et nos papistes être tous de la même religion, en 1 montrant à leurs bienfaiteurs la même reconnaissance.
Rien n’est plus selon mon humeur
Que de voir ces bons hérétiques
Boire et chanter de si grand cœur
Avec nos pauvres catholiques.
Dans cet asile du bonheur 2,
Le prêche est ami de la messe ;
Ils se sont dit : Vivons heureux,
Et tolérons avec sagesse
Ceux qui se moquent de nous deux.
Que j’aime à voir notre vicaire
Appliquer assez pesamment
Un baiser, près du sanctuaire,
A la femme du prédicant !
On voit bien après cela, monseigneur, qu’il n’y a pas moyen de refuser un édit de tolérance.
Nos colons, vos protégés, se mettent à vos pieds, et nous supplions tous notre bienfaiteur et notre bienfaitrice d’agréer nos profonds respects et notre reconnaissance.
Le vieil ermite de Ferney, secrétaire. »
1 La copie Beaumarchais suivie des autres éditions remplace ce en par et .
2 Ce vers omis dans la copie Beaumarchais, est restitué d'après l'édition de Kehl .
08:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
25/02/2026
La différence qu'on a mise entre les Français de Gex et les Genevois, est aussi absurde qu'injuste
... Quoique , quoique ... Les uns rêvent des salaires des autres, lesquels rêvent de s'installer chez les uns . C'est un fait .
« A Louis-Gaspard Fabry
26è auguste 1770 à Ferney
Mille tendres remerciements, monsieur, pour Ferney et pour tout le pays . La différence qu'on a mise entre les Français de Gex et les Genevois, est aussi absurde qu'injuste . Un négociant qui bâtit actuellement une maison dans Ferney, vient de se dédire quand il a su que les Genevois seuls étaient favorisés par le ministère, et les Français écrasés .
J'ai l'honneur d'être avec un attachement respectueux, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire . »
17:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il a semblé bon au Saint-Esprit et à lui de passer par chez moi en allant voir le Pape
... Mais si tu ne vas pas au Pape, Léon XIV viendra à toi : https://www.ktotv.com/article/le-vatican-annonce-plusieur...
« A Gottlob Louis, comte de Schomberg
Ferney 25 auguste 1770 1
Puisque vous poussez vos bontés, monsieur, jusqu’à vouloir bien honorer encore de votre présence la solitude du mont Jura, et consoler un vieux malade par les charmes de votre conversation, je vous avertis pour vous encourager à cette bonne œuvre que vous y trouverez probablement M. d'Alembert .
Il a semblé bon au Saint-Esprit et à lui de passer par chez moi en allant voir le Pape . On ne peut mieux prendre son temps . J'ai établi une colonie de huguenots, c'est un petit commencement de réunion entre les deux plus belles sectes de philosophie qui font tant d'honneur à l'esprit humain, les papistes et les calvinistes . Vous ferez trêve pour quelques jours dans ma retraite pacifique à votre grand art de tuer les hommes avec gloire et salaire . Que ne puis-je tous les ans me trouver sur votre route !
Agréez toujours , monsieur, mon respectueux attachement . »
1 Copie Beaumarchais-Kehl ; éd. Kehl .
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