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23/07/2026

c’est encore une raison pour faire la paix avec cette maudite puissance ottomane, dont tant de gens prennent le parti

...

 

« A Catherine II, impératrice de Russie

22è décembre 1770 à Ferney 1

Madame,

Ma passion commence à être un peu malheureuse. Je ne sais plus de nouvelles ni de Votre Majesté impériale, ni de mon ennemi Moustapha. Tout ce que je puis faire cette fois-ci, c’est de vous ennuyer de mon petit commerce avec le roi de la Chine votre voisin .

Je me suis imaginé que les pluies du mois de décembre, la crainte de la peste, et celle de la famine, pourraient suspendre le cours de vos conquêtes, et que Votre Majesté aurait peut-être le temps de s’amuser d’une espèce de petite Encyclopédie nouvelle qui paraît devers le mont Jura. Il y est parlé de votre très admirable personne dès la page 17 du premier tome 3 2, à propos de l’alphabet. Il faut que l’auteur soit bien plein de vous, puisqu’il vous met partout où il peut.

Je ne sais pas quel est cet auteur, mais sans doute c’est un homme à qui vous avez marqué de la bonté, et qui doit parler de Votre Majesté au mot reconnaissance 3.

Il y a, dit-on, en France des gens qui trouvent cela mauvais ; mais l’univers entier devrait le trouver bon, et si j’étais un peu votre victime, j’en serais bien glorieux.

Il n’y a encore que trois volumes d’imprimés. On les a envoyés par les voitures publiques à votre surintendant des postes, avec l’adresse de Votre Majesté impériale.

Je pris il y a quelques mois 4 la liberté de vous envoyer les placets de deux Genevois pour une somme qu’ils répétaient d’un officier qui a été quelque temps à Genève, mais vous êtes bien persuadée que si j'ai cédé aux empressements des complaignants je n'ai pas voulu vous importuner pour une pareille bagatelle .

J'ai pris aussi la liberté de vous parler 5 d’une fabrique de montres établie à Ferney, et de vous offrir ses services lorsque Votre Majesté, en accordant la paix à Moustapha, voudra lui faire la faveur de lui envoyer une montre avec son portrait. Il pourra trembler, mais aussi il pourra être attendri. En un mot, ma fabrique de montres est à votre service . Si j’étais jeune, je la conduirais moi-même à Saratof.

Le roi de Prusse prétend qu’Ali-beg n’est point du tout roi d’Égypte 6; c’est encore une raison pour faire la paix avec cette maudite puissance ottomane, dont tant de gens prennent le parti. Je mourrai certainement de douleur de ne vous pas voir sur le trône de Constantinople. Je sais bien que la douleur ne fait mourir que dans les romans ; mais aussi vous m’avez inspiré une passion un peu romanesque, et il faut qu’avec une impératrice telle que vous mon roman finisse noblement. J’emporterai avec moi la consolation de vous avoir vue souveraine des deux bords de la mer Noire et de ceux de la mer Égée.

Daignez agréer, malgré toutes mes déclarations, le très profond respect de l’ermite de Ferney. »

1 Minute complétée et corrigée par V* ; copie contemporaine ; éd. Kehl qui supprime le sixième alinéa, jugé trop matériel et qui commence le paragraphe suivant par je prends .

3 Bien entendu il n'y a là qu'une figure : un tel article ne fut jamais écrit .https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99A_B_C/%C3%89dition_Garnier

4Seulement quelques semaines ; voir la lettre du 9 novembre 1770 à Catherine : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/05/10/ils-ne-m-ont-pas-voulu-quitter-que-je-n-aie-pris-une-note-de-leurs-principa.html

L'erreur de V* semble témoigner de son impatience .

5 Dans la même mettre du 9 novembre .

6 Dans sa lettre du 4 décembre 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8106

Frédéric II avait écrit à V* à ce sujet : « Je prends ce qu'on débite pour un conte ajusté et mis en roman par le gazetier. »

22/07/2026

On dit que l’Américain *** n’a pas extrêmement réussi ; mais on espère qu’il réussira

... Les US-guys commencent à se faire du mouron devant la note de cette guerre iranienne qui était censée finir dès que le grand chef avait décidé  : supercalifragilisticexpialidocious ! Loupé ! Comptons peu mais comptons bien : https://www.bfmtv.com/economie/international/37-5-milliards-de-dollars-c-est-le-cout-de-la-guerre-en-iran-selon-le-ministre-americain-de-la-defense_AD-202607220047.html

Où en est-on en France ?

 

 

« A Louis-François-Armand du Plessis, duc de Richelieu

21è décembre 1770 à Ferney

Eh, mon Dieu ! je ne sais plus si j’ai demandé à mon héros sa protection auprès de l’empereur de la Chine. En tout cas, voici mon placet que je lui présente 1.

Les meurtriers du chevalier de La Barre et du lieutenant général Lally sont donc un peu humiliés ; mais le sang en est-il moins répandu, et est-ce là une satisfaction ?

Je souhaite à mon héros une bonne année de 1771. Ma bonne année sera celle de sa première gentilhommerie 2 de la chambre en exercice, supposé que je sois alors en vie, ce que je ne crois pas.

On dit que l’Américain 3 de Mlle Clairon n’a pas extrêmement réussi ; mais on espère qu’il réussira.

Je me mets aux pieds de mon héros.

V. »

2 Encore un néologisme plaisant ; sur le fond , la prochaine année d’exercice de Richelieu en tant que premier gentilhomme de la Chambre devait être 1773 .

3 Jean Mauduit de Larive, né à la Rochelle en 1749, mort le 30 avril 1827, avait débuté sur le Théâtre-Français le 3 décembre 1770, par le rôle de Zamore dans Alzire. Voir lettre du 10 décembre 1770 à Thibouville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/06/25/il-les-supplie-de-se-contenter-du-petit-billet-qu-il-leur-en-6599744.html

21/07/2026

le grand Turc ne m’a pas écrit un mot

... Il a sans doute bien autre chose à faire Khalil-al-Hayya , que je qualifie de Turc compte tenu de ses séjours prolongés et répétés sous la protection d'Erdogan : qui se ressemble s'assemble, et ce n'est pas rassurant : https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20260720-khalil-...

 

 

« A Jean Le Rond d'Alembert

Cher et digne philosophe, c’est une petite douceur de voir les assassins du chevalier de La Barre humiliés 1; mais n’importe par qui nous soyons écrasés, nous le serons toujours.

Frédéric m’a écrit des vers à faire mourir de rire, de la part du roi de la Chine 2.

Je vous prie de me mander ce que vous savez du roi de Danemark.

Puisque je suis en train de vous parler de rois, je vous avoue que Catau me néglige fort, et que le grand Turc ne m’a pas écrit un mot . Vous voyez que je ne suis pas glorieux.

Je vous prie, mon très cher ami, quand vous n’aurez rien à faire, de m’écrire tout avec toute la liberté de votre sublime caractère.

Envoyez vos lettres (et pour cause) chez Marin, secrétaire de la Librairie, rue des Filles-Saint-Thomas, et mettez simplement pour adresse : À V...

A Ferney ce 21 décembre 1770.3 »

1Le parlement de Paris qui avait confirmé le jugement concernant La Barre.

3 Copie contemporaine ; éd. Kehl qui amalgame cette lettre avec la précédente ; Renouard la restitue correctement .

20/07/2026

il faut savoir mourir pour la liberté

... pour pouvoir vivre en liberté .

 

 

« A Jean Le Rond d'Alembert

[vers le 20 décembre 1770] 1

Cher et digne philosophe, c’est pour vous dire que je fais part à Thomas 2 de la petite menace de l’infulatus de province 3. Je souhaite que cet auteur des Fétiches, petit persécuteur nasillonneur, n’ait point la place due aux La Harpe, aux Delille, aux Capperonnier, à Marin même qui peut rendre des services aux gens de lettres ; mais tâchez que MM. Duclos, Thomas, Marmontel, Saurin, Voisenon, gardent le secret. J’ai écrit à M. d’Argental 4, et l’ai prié de parler à Foncemagne, comme je vous l’ai mandé 5; et même j’écrirai encore 6. Je crains bien que l’infulatus ne le sache, et ne me joue un mauvais tour ; mais il faut savoir mourir pour la liberté.  »

1 Ed. Kehl qui amalgame cette lettre avec celle du 21 décembre 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8137 ; Renouard la rétablit ici correctement .

2Cette lettre à Thomas n'est pas connue .

3Le mot latin infulatus signifie revêtu de bandelettes sacrées » comme en portaient les supplias . Il désigne ici le président De Brosses par allusion à sa candidature présumée à l'Académie .

6 Cette seconde lettre n’a pas été écrite, ou du moins elle manque.

18/07/2026

Cela est très sérieux, quoique très ridicule.

... La guerre en Iran ? me direz-vous . Oui , un pas en avant, deux en arrière, et je te tiens tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira aura un missile sur la tête : https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/15/l-iran-et-les-etats-unis-s-enfoncent-de-nouveau-dans-l-impasse-de-la-guerre_6723535_3232.html

Trump oublie ce qui s'est passé il n'y a pas si longtemps au Viet Nam , il risque -mais ce sera normal- de sortir la queue entre les jambes et la mèche en bataille avec une nation qui le hue .

Face à lui, des intégristes religieux doublés de capitalistes de haut-vol  (au sens voleur, bien entendu ) richissimes et qui tiennent à le demeurer : https://www.20minutes.fr/monde/4206070-20260316-guerre-iran-comment-gardiens-revolution-bati-empire-financier

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ça peut durer longtemps, un brouillon face à des crapules terroristes

 

 

« A Pierre-Michel Hennin

20è décembre 1770 à Ferney

Quoique vous ne me disiez rien, monsieur, vous savez pourtant que le Parlement a cessé ses fonctions, sans donner sa démission ; qu’il a protesté contre l’édit ; qu’il a envoyé deux fois le premier président 1 au roi ; que le roi n’a point voulu le voir. De tout cela vous ne nous en dites mot.

Mais nous vous demandons, Mme Denis et moi, vos bons offices pour une chose qui nous intéresse très vivement, et qui ne demande pas même de délais.

C’est de savoir s’il est vrai que la République ait affranchi Mme Denis de la qualité éminente de serve de Genève. Nous avons à Gex un procès contre un seigneur, citoyen de Genève, nommé, non pas Choudens, mais DE Choudens, ouvrier en montres, qui nous vendit, il y a dix ans, un petit domaine sur le chemin de Ferney à Tournay 2. Il le déclara libre ; et quand nous eûmes signé, il se trouva qu’il était mortaillable 3 en grande partie. Mme Denis fut donc serve de la Sérénissime 4.

Aujourd’hui M. DE Choudens, seigneur ouvrier de Genève, prétend, pour se disculper, et affirme dans ses mémoires, que la Sérénissime a daigné nous affranchir de la servitude. Nous n’avons jamais entendu parler de cet affranchissement. Nous savons seulement que M. DE Choudens s’étant accommodé avec la République pour 500 francs, nous payâmes pour lui, à monsieur le grand trésorier, 500 livres à la décharge dudit Choudens.

Ce que nous vous demandons, monsieur, c’est de savoir du grand trésorier actuellement régnant 5 s’il est vrai que la Sérénissime ait affranchi depuis la dame Denis, et en ait fait une alliée de la République, au lieu d’une servante.

Nous croyons qu’il n’en est pas un mot, et nous vous supplions très vivement de vouloir bien requérir une attestation de monsieur le grand trésorier, par laquelle il soit constaté que nous avons payé entre ses mains, en tel jour, en telle année, la somme de 500 livres, pour la servitude dudit Choudens, et qu’il n’a jamais été question d’un affranchissement.

Cela est très sérieux, quoique très ridicule. Nous vous prions de vouloir bien envoyer ce soir, chez Souchay, au Lion d’Or, votre paquet, que nous enverrons chercher demain. Nous vous aurons la plus grande obligation, et vivat . 

V. »

2 Th. Besterman a publié les pièces relatives à cette opération .

3 On appelle mortaillables les personnes ( plutôt que les biens comme le dit ici V*) , dont les biens, à leur mort reviennent au seigneur du lieu . Ce sont , par exemple, dans la jurisprudence féodale, ceux qui décèdent hors de leur domicile, sur les terres d'un seigneur titulaire du droit de mainmorte.

4 La république de Genève .

17/07/2026

Il me semble qu’on pouvait s’entendre, et qu’il y avait de beaux coups à faire.

... Résumé et conclusion de la lettre de Bernard  Cazeneuve refusant de participer à une primaire de Gauche : https://www.20minutes.fr/politique/4234906-20260716-presi...

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« A Frédéric II, roi de Prusse

20 décembre 1770

En vérité, ce roi de la Chine écrit de jolies lettres 1. Mon Dieu, comme son style s’est perfectionné depuis son Éloge de Moukoden 2 ! Qu’il rend bien justice à ce saint flibustier juif nommé David, et à nos badauds de Paris ! Je soupçonne sa majesté Kienlong de n’avoir chez lui aucun mandarin qui l’entende, et de chanter, comme Orphée, devant de beaux lions, de courageux léopards, des loups bien disciplinés, des faucons bien dressés. J’allai autrefois à la cour du roi ; je fus émerveillé de son armée, mais cent fois plus de sa personne, et je vous avoue, sire, que je n’ai jamais fait de soupers plus agréables que ceux où Kienlong le Grand daignait m’admettre. Je vous jure que je prenais la liberté de l’aimer autant qu’il me forçait à l’admirer ; et, sans un Lapon 3 qui me calomnia, je n’aurais jamais imaginé d’autre bonheur que de rester à Pékin.

Il est vrai que j’ai fait une très grande fortune dans l’Occident ; et quoique un abbé Terray m’en ait escamoté la plus grande partie (ce qui ne me serait point arrivé à Pékin), il m’en reste assez pour être plus heureux que je ne mérite . Cependant je regrette toujours Kienlong, que je regarde comme le plus grand homme des deux hémisphères.

Comme il parle parfaitement le français, qu’il n’a pourtant point appris des révérends pères jésuites ; comme il écrit dans cette langue avec plus de grâce et d’énergie que les trois quarts de nos académiciens, j’ai pris la liberté de lui adresser par le coche trois livres nouveaux 4, avec cette adresse : Au roi ; car il n’y en a pas deux, à ce que l’on dit ; et on parlera peu du sultan et du mogol d’aujourd’hui. On a écrit sur l’adresse : pour être mis à la poste, dès que le paquet sera dans ses États. C’est un tribut payé à la bibliothèque du Sans-Souci de la Chine : je ne crois pas ce tribut digne de Sa Majesté, mais c’est la cuisse de cigale que ne dédaigna pas le grand y ha o 5.

Sa Majesté est voisine de ma grande souveraine russe. Je suis toujours fâché qu’ils n’aient pu s’ajuster pour donner congé à Moustapha . Je suis encore dans l’erreur sur Ali Beg 6 . Elle-même y est aussi. Pourquoi n’a-t-elle pas envoyé quelque Juif sur les lieux s’informer de la vérité ? Les Juifs ont toujours aimé l’Égypte, quoi qu’en dise leur impertinente histoire 7.

Je savais très bien ce que faisaient des ingénieurs sans génie, et j’en étais très affligé. Je trouve tout cela aussi mal entendu que les croisades . Il me semble qu’on pouvait s’entendre, et qu’il y avait de beaux coups à faire.

J’ai bien peur que les Welches, et même les Ibères, n’échouent. Leurs entreprises, depuis longtemps, n’ont abouti qu’à nous ruiner.

Je frappe trois fois la terre de mon front devant votre trône du Pégu, voisin du trône de la Chine. »

1 Voir le second alinéa de la lettre de Frédéric du 4 décembre 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8106

4 Les trois premiers volumes des Questions sur l’Encyclopédie.

5 Tel est le texte écrit par V*. Il s'explique par un passage de la Philosophie de l'Histoire ( Complets works of Voltaire , Voltaire Foundation, vol. 19) chap.XXII, où V* donne I ha ho comme le nom le plus sacré des Égyptiens emprunté ensuite par les Hébreux pour désigner Jéhovah ; inutile de dire que cette étymologie voltairienne est totalement fantaisiste .

7 C'est un des principaux thèmes du Taureau blanc : https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Taureau_blanc

16/07/2026

Ah ! ah ! vous êtes donc aussi des nôtres !

... Exclamation admirative et respective des Espagnols et des Argentins , penaude des Anglais et des Français qui vont tenter d'échapper à la place du couillon de service .

Alea jacta est, ut pila iaciatur !



 

 

« A Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty

Le 20 décembre 1770 1

Le paquet dont vous m’avez honoré, monsieur, et mon petit billet se sont croisés, comme vous l’avez vu. Ah ! ah ! vous êtes donc aussi des nôtres ! Votre poésie est pleine d’imagination. Tous les hommes éloquents ont commencé par faire des vers. Cicéron et César en firent avant d’être consuls . Ils eurent l’un et l’autre de furieuses lettres de cachet ; mais je ne sais s’il ne vaut pas mieux être assassiné par ceux que l’on peut assassiner aussi, que de voir sa destinée dépendre entièrement de quatre mots griffonnés par un commis. Ce n’est pas moi qui vous écris cela, au moins ; c’est un Suisse qui a soupé chez moi avec un Anglais. Pour moi, je n’écris à personne ; je suis très vieux et très malade. Si vous voulez venir chez moi, vous me rendrez la vie, car vous me ferez penser. Je m’intéresse à vous comme un père à son fils, et le fils est très respecté par le père.

V.

Mille très humbles et très tendres obéissances à M. de Bory. »

1 Copie Beaumarchais-Kehl ; éd. Kehl supprime le jour du mois cette lettre ayant été copiée sur la même feuille que la lettre du 15 décembre 1770 à Dupaty ( http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/06/29/rien-ne-passe-6600082.html ) fut composée par le typographe immédiatement après cette lettre , et donc un peu en dehors de l'ordre chronologique . Au lieu de faire recomposer plusieurs pages les éditeurs jugèrent plus simple de supprimer sur les épreuves le jour dans la date de la présente lettre . Ce détail st assez caractéristique de leur négligence en ce qui concerne spécialement les dates d la correspondance .

Voir aussi lettre de d’Alembert du 4 décembre 1770 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1770/Lettre_8107