22/06/2026
je n'ai jamais eu le bonheur de courtiser aucune Marseillaise
... Et c'est sans doute mieux ainsi . Cependant on en trouve de bien sympa , comme Camille Lavabre : https://www.youtube.com/watch?v=U9i7X4MW8Ks
« A Louis de Laus de Boissy
Au château de Ferney le 7 décembre 1770 1
J'ai reçu, monsieur, votre secrétaire du Parnasse 2 . S'il y a beaucoup de pièces de vous dans ce recueil il y a bien de l'apparence qu'il réussira longtemps ; mais je crois que votre secrétaire n'est pas le mien . Il m'impute une épître à Mlle Ch*** actrice de la comédie de Marseille 3 . Je n'ai jamais connu Mlle Ch*** et je n'ai jamais eu le bonheur de courtiser aucune Marseillaise . Le Journal Encyclopédique m'avait déjà attribué ces vers dans lesquels je promets à Mlle Ch***
Que malgré les Tisiphones
L'amour unira nos personnes .
Je ne sais point quelles sont ces Tisiphones, mais je vous jure que jamais la personne de Mlle Ch*** n'a été unie à la mienne ni ne le sera .
Soyez bien sûr encore que je n'ai jamais fait rimer Tisiphones , qui est long, avec Personne, qui est bref . Autrefois quand je faisais des vers, je ne rimais pas trop pour les yeux, mais j'avais grand soin de l'oreille .4
Soyez très persuadé, monsieur, que mon barbare sort ne m'a jamais ôté la lumière des yeux de Mlle Ch*** et que je n'erre point dans ma triste carrière . Je suis si loin d'errer dans ma carrière, que depuis deux ans je sors très rarement de mon lit, et si j’étais entré dans celui de Mlle Ch***, je n'en serais jamais sorti . Si je m'y étais mis elle aurait été bien attrapée .
Je prends cette occasion pour vous dire qu'en général c'est une chose fort ennuyeuse que cet amas de rimes redoublées qui ne disent rien ou qui répètent ce qu'on a dit mille fois . Je ne connais pas l'amant de votre gentille Marseillaise , mais je lui conseille d'être un peu moins prolixe .
D'ailleurs toutes des épîtres à Aglaure, à Flore, à Philis, ne sont guère faites pour le public ; ce sont des amusements de société . Il est quelquefois aussi ridicule de les livrer à un libraire qu'il le serait d'imprimer ce qu'on a dit dans la conversation .
MM. Cramer m'ont rendu un très mauvais service en publiant les fadaises dans ce goût qui me sont souvent échappées ; je leur ai écrit cent fois de n'en rien faire . Les vers médiocres sont ce qu'il y a de plus insipide au monde . J'en ai fait beaucoup comme un autre ; mais je n'y ai jamais mis mon nom et je ne le mettrai à aucun autre de mes ouvrages .
Je suis très fâché qu'on me rende responsable depuis si longtemps de ce que j'ai fait et de de ce que je n'ai point fait . Cela m'est arrivé dans des choses plus sérieuses . Je ne suis qu'un vieux laboureur réformé à la suite des Éphémérides du citoyen, défrichant des campagnes arides et semant avec le semoir ; n'ayant nul commerce avec Mlle Ch*** ni avec aucune Tisiphone, ni avec aucune autre personne de son espèce agréable .
J'ai l'honneur d'être avec tous les sentiments que je vous dois, monsieur, etc .
J'ajoute encore que je ne suis point né en 1695, comme le dit votre graveur, mais en 1694, dont je suis plus fâché que du peu de ressemblance . »
1 Copie contemporaine ; éd. « Copie de la lettre de M. de Voltaire au rédacteur du Secrétaire du Parnasse » Journal encyclopédique, 1er janvier 1771 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15230923/f174.item
2 Le 12 avril 1770, Louis de Laus de Boissy a écrit de Paris à V* pour lui demander la permission de lui dédier le Journal du Parnasse : le Mercure de France étant, lui, dédicacé au roi de France, il n’était que juste, disait-il, « que le Secrétaire du Parnasse fut dédié au prince des poètes. »
3 Ces vers à Mlle Chéré sont pris de l'Evangile du jour ( Londres, 1770,VIII, 48 ); ils avaient été attribués à Piron et à Verlac de La Bastide .
4 Formule à retenir dans la perspective d'une poétique de V*, mais qui mériterait de longs développements impossibles à faire en note ici .
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21/06/2026
supplié de vouloir bien se souvenir de l'agréable promesse qu'il a faite
... Telle est la prière des partisans d'un Bruno Retailleau qui ne se sent plus pisser et prend des engagements de bateleur de foire : "Je vous fais le serment de gagner !" Et pendant qu'il y est, pour "remettre la France à l'endroit" , ce qui ne veut absolument rien dire, ineptie habituelle chez ce candidat voué à l'échec, il est prêt à vous dire qu'il sait marcher sur l'eau : grand guignol, circule, tu n'as rien a faire à la tête d'un Etat .
Voir : https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/je-vou...
« A Pierre-Michel Hennin
Monsieur Hennin est supplié de vouloir bien se souvenir de l'agréable promesse qu'il a faite de prêter la réfutation du Système mis en lumière par le Solon de l'empire russe 1. On le lui rendra avec la plus grande fidélité du monde . Il ne tient qu'à lui de le donner au porteur, ou de l'envoyer chez M. Souchay .
7è décembre [1770] à Ferney.2 »
1 « Le Solon de l'empire russe » est sans aucun doute Mercier de La Rivière que Catherine II avait appelé auprès d'elle pour le consulter sur des problèmes de législation ; on se souvient que V* avait répliqué à ses thèses par L 'Homme aux quarante écus . Dans ces conditions, l'ouvrage que demande V* est le suivant : L'Intérêt général de l’État ou la liberté du commerce des blés […] avec la Réfutation d'un nouveau Système public en forme de dialogues sur le commerce des blés , 1770 :https://books.google.fr/books?id=dWVEAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
2 Original ; éd. Correspondance inédite, qui suivie des éditions date à tort cette lettre de 1768 .
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20/06/2026
la famine est un monstre contre lequel on ne saurait prendre trop de précautions
... Je doute que Coluche ait lu cette phrase, ce qui ne l'a pas empêché de faire le nécessaire pour lutter contre ce fléau de tous les temps : https://www.youtube.com/watch?v=eQ5gsMvGWns ( eh oui, Coluche pratique l'autodérision ), il a su fédérer et organiser : https://www.youtube.com/watch?v=ErubZ7gNoIY .Et dire que ce mec génial est mort il y a quarante ans et qu'on doit encore avoir recours aux Restos du coeur dans le même temps qu'on trouve de quoi fabriquer des armes !
« A Louis-Gaspard Fabry
7 décembre 1770
Monsieur,
Le pain blanc vaut aujourd’hui à Ferney à raison de 8 sols la livre 1 : on nous menace avec juste raison qu’il sera dans quelque temps à 20 sols. Il faut trois mois pour faire venir du blé de Marseille, la famine est un monstre contre lequel on ne saurait prendre trop de précautions. Nous n’avons ni petits grains ni pommes de terre, pour soulager les pauvres. Cette situation est bien funeste. Je vous remercie en mon particulier de tous les soins que vous daignez prendre.
Les employés sont venus vexer la colonie de Ferney ; ce n’est pas là ce qu’on lui avait promis au nom du roi. Je ne crois pas que je voie jamais quinze mille familles s’établir à Versoy, comme l’impératrice de Russie a fait à Astracan.
J’ai l’honneur d’être, etc.
Voltaire. »
1Texte discutable ; faut-il lire se vend au lieu de vaut?
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19/06/2026
il descend en droite ligne d’une vierge . Cela n’est point du tout extraordinaire en Asie
... D'où l'infaillibilité auto-proclamée de Kim Jong-un, sa mère Ko Yong-hui, maîtresse de Kim Jong-il étant de ce fait inattaquable, plus experte en danse des sept voiles que la modeste vierge Marie qui n'en revêtait qu'un . A beau mentir qui vient de loin !

« A Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
7è décembre 1770
J’ai commandé sur-le-champ, madame, à mes Vulcains quelque chose de plus galant que la ceinture de Vénus, pour Mme la marquise de Chalvet, la Toulousaine 1. Elle aura cercle de diamants, boutons, repoussoir 2, aiguilles de diamants, crochet d’or, chaîne d’or colorié. Vous aurez du très beau et du très bon. J’ai un des meilleurs ouvriers de l’Europe : c’était lui qui faisait à Genève les montres à répétition, où les horlogers de Paris mettaient leur nom impudemment. Je ne saurais vous dire le prix actuellement. Cela dépendra de la beauté des diamants.
Vous voulez peut-être, madame, des chaînes de marcassites séparément ; c’est sur quoi je vous demande vos ordres. Les chaînes ordinaires sont d’argent doré, dont chaque chaton porte une pierre : ces chaînes valent six louis d’or.
Celles dont les chatons portent des pierres appelées jargon, qui imitent parfaitement le diamant, valent onze louis.
Voilà tout ce que je sais de mes fabricants, car je ne les vois guère ils travaillent sans relâche. Vous prétendez que j’en fais autant de mon côté, vous me faites bien de l’honneur. Je n’ai guère de moments à moi. Il m’a fallu bâtir plus de maisons que le président Hénault n’en avait dans le quartier Saint-Honoré ; et il me faut à présent combattre la famine. Le pain blanc vaut chez nous huit sous la livre. J’ai envie d’en porter mes plaintes aux Éphémérides du Citoyen 3.
Vous me dites que du temps des sorciers j’aurais été brûlé : vraiment, madame, je le serais bien à présent si on en croyait l’honnête gazetier ecclésiastique. Mais n’appelez point l’Épître au roi de la Chine 4 un ouvrage ; ce sont les vers de Sa Majesté chinoise qui sont un ouvrage considérable. On y trouve sa généalogie : il descend en droite ligne d’une vierge . Cela n’est point du tout extraordinaire en Asie.
Je ne sais pas encore ce qui s’est passé au Parlement 5. Il a dû trouver fort mauvais qu’on veuille le policer, lui qui prétend avoir la grande et la petite police. Il ferait bien mieux peut-être de ne point ordonner des auto-da-fé pour des chansons 6.
La Sophonisbe de Lantin 7 deviendra ce qu’elle pourra. On tâchera de trouver un quart d’heure pour envoyer quelques pompons à cette Africaine ; mais la journée n’a que vingt-quatre heures, et on n’est pas sorcier comme vous le prétendez.
On dit que Lekain est plus gras que jamais, et se porte à merveille 8; cela doit réjouir infiniment M. d’Argental : il aura enfin des tragédies bien jouées.
Je me mets à l’ombre des ailes de mes anges. Mme Denis leur est attachée autant que moi, c’est beaucoup dire.
Mille respects.
V. »
1 Voir : https://gw.geneanet.org/garric?lang=fr&n=de+chalvet+de+rochemonteix&p=henri+auguste
et https://www.persee.fr/doc/anami_0003-4398_1932_num_44_174_5135
2 Ce mot, insuffisamment défini par Littré (« pièce dans une montre à répétition ») désigne « une pièce qu'on pousse pour faire sonner une montre à répétition » ( Grande Encyclopédie .)
Voir aussi : https://lepetitpoussoir.fr/lexique/
3 Voir note 1 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome29.djvu/369
4 Voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome10.djvu/422
5 Le roi avait dans un lit de justice réaffirmé son autorité contre les tentatives d’empêchement du parlement .
6 Le supplice du chevalier de La Barre ; voyez la Relation : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome25.djvu/511
7 Voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome7.djvu/39
8 Il n'était toujours pas en très bonne santé et ne fit sa réapparition à la Comédie-Française que le 4 février 1771
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18/06/2026
J'ignore s'il faut un arrêt du Conseil pour boire de l'eau
... Je ne le sais pas davantage, mais il a fallu l'autorisation du maire de Paris, Emmanuel Grégoire, pour que la baignade soit autorisée dans une portion du canal St-Martin, sans attendre l'autorisation qui viendra pour la Seine . Manoeuvre logique pour rafraîchir les cervelles en ébullition à moindre frais . Pour les gastro, on avisera ...
« A Louis-Gaspard Fabry, Chevalier de l'ordre du roi, Subdélégué
à Gex
6è décembre 1770 à Ferney 1
Monsieur,
Le village de Ferney a plus que jamais besoin d'une fontaine publique . Elle est nécessaire non seulement à la communauté, mais à tous les voituriers et aux laboureurs, pour abreuver leurs chevaux et leurs bœufs . J'ignore s'il faut un arrêt du Conseil pour boire de l'eau . J'ai cru que monsieur l'intendant pourrait mettre d'un mot le village de Ferney en droit de dépenser son argent à un ouvrage si indispensable . Je vous demande en grâce de vouloir bien procurer aux habitants de Ferney la grâce qu'ils ont demandée .
Les cavaliers des fermes arrêtèrent hier douze coupes de blé conduites par un voiturier qui dit les porter à Cambassadez mais qui n'avait point de passeport . Je ne sais si on peut arrêter du blé sur le grand chemin ; mais il est bien triste que ce Genevois soit le prétexte continuel de la cherté du blé que les Français éprouvent et du trouble où est notre pauvre petit canton . Le paysan est désespéré , pour moi j'espère en vous .
J'ai l'honneur d'être avec l’attachement le plus respectueux,
monsieur,
votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire . »
1 Original signé ( Baron Gabriel Girod de l'Ain, Neuilly-sur-Seine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Girod_de_l%27Ain#Liens_externes )
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17/06/2026
On espère que bientôt on aura dans le voisinage une ville dans laquelle la liberté de conscience sera établie
... Serait-ce donc d'Evian dont on parle ici ?
« A Jean Ribote-Charron etc.
à Montauban
5è décembre 1770 à Ferney
La personne à qui monsieur Ribote a écrit est très sensible à son souvenir . Elle écrit très rarement étant presque toujours très malade . On a été très affligé de la mort de l'homme du monde le plus serviable et le plus utile 1. Il y a grande apparence que la cause de Sirven y perdra . Il demande une chose qu'il est très difficile d'accorder . Il y a , dans le village dont on date cette lettre, deux cents protestants qui sont sous la protection du roi et dont on est très content . On espère que bientôt on aura dans le voisinage une ville dans laquelle la liberté de conscience sera établie , soit sous un titre, soit sous un autre . Rien n'est plus sûr, et on peut y compter .
On fait à monsieur Ribote les plus sincères compliments. »
1 L'abbé Audra ; voir lettre du 23 novembre 1770 à d'Alembert : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/06/01/vous-voyez-mon-cher-ami-que-les-philosophes-n-ont-pas-beau-j-6597133.html
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16/06/2026
le gros de la nation est ridicule et détestable...mais n’est pas gai qui veut, et ce monde, en général, ne réjouit pas les esprits bien faits
...Pour preuve , en ce monde dit "nouveau", ils ont élu Donald Trump ; tant pis pour eux .
Un peu d'humour salvateur avec François Morel génial et attachant : https://www.youtube.com/watch?v=Q9YicIZn_Mg
« A Marie de Vichy de Chamrond, marquise
Du Deffand
à Saint-Joseph
à Paris
5è décembre 1770
Vous avez vu, madame, finir votre ami que vous aviez déjà perdu. C’est un spectacle bien triste . Vous l’avez supporté pendant plus de deux années. Le dernier acte de cette fatale pièce fait toujours de douloureuses impressions. Je suis actuellement, sans contredit, le premier en date de vos anciens serviteurs. Cette idée redouble mon chagrin de ne vous point voir, et de me dire que peut-être je ne vous reverrai jamais. Je regrette jusqu’au fond de mon cœur le président Hénault 1. Je le rejoindrai bientôt ; mais où ? et comment ? On chantait à Rome et sur le théâtre public, devant quarante mille auditeurs : où va-t-on après la mort ? où l’on était avant de naître 2. »
On voudrait cuire aujourd’hui, devant quarante mille hommes, celui qui répéterait ce passage de Sénèque. Nous sommes encore des polissons et des barbares. Il y a des gens d’un très grand mérite chez les Welches, mais le gros de la nation est ridicule et détestable. Je suis bien aise de vous le dire avec autant de franchise que je vous dis combien je vous aime, combien j’estime votre façon de penser, à quel point je regrette d’être loin de vous.
Je voudrais bien savoir s’il y a quelques particularités intéressantes dans le testament du président 3. Je serais bien fâché qu’il y eût quelque trait qui sentît encore le père de l’Oratoire. Je voudrais que, dans un testament, on ne parlât jamais que de ses parents et de ses amis.
Adieu, madame ; conservez votre santé, et quelquefois même de la gaieté ; mais n’est pas gai qui veut, et ce monde, en général, ne réjouit pas les esprits bien faits. Mille tendres respects. »
1 Mort le 24 novembre 1770.
2 Voir le texte de Sénèque : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome29.djvu/532
Voir lettre à Frédéric II du 21 novembre 1770 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/05/30/je-ne-sais-pas-ce-que-pense-moustapha-sur-cette-affaire-je-p-6596916.html
3 Mme Du Deffand était loin d'être satisfaite de ce testament . Le 25 novembre, elle écrit à Walpole : « Il n'y a que des legs pour ses parents, pour ses domestiques ; il ne dit pas un mot d'aucun de ses amis . » Mme Du Deffand était aussi amère de voir que le président Hénault avait laissé à Mlle de Lespinasse divers papiers et manuscrits, et ne lui avait fait aucun legs, même de principe . V* tirera rapidement parti de cette situation .
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