30/06/2026
partout hors de France
... Entre autres, un coup d'oeil sur ces fauteurs de trouble du Hezbollah , les attaques destructrices au maximum d'Israël , l'Iran et Trump en plein poker menteur : https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4231760-2026062...
« A Gabriel Cramer
[vers le 15 décembre 1770]
Monsieur Cramer a sans doute envoyé aux Deux-Ponts 1 un exemplaire des Questions . Il ne serait pas mal qu'il en envoyât un à Bouillon 2 , et un autre à M. de La Harpe 3 . Il est plaisant que cet ouvrage aille partout hors de France . Il faudra bien pourtant qu'il y parvienne .
Monsieur Cramer a-t-il la nouvelle médaille frappée à Manheim 4? »
1 C'est-à-dire à la Gazette qui y était publiée ; voir lettre du 23 juillet 1770 à Dubois-Fontanelle : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/01/11/la-verite-et-la-liberte-deux-choses-excellentes-qui-ont-trou-6578695.html
2 Où se publiait le Journal encyclopédique .
3 Qui dirigeait le Mercure de France ; V* donne ici la liste de son service de presse proprement dit .
4 Voir lettre du 30 octobre 1770 à Collini : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2026/05/01/j-ai-vu-le-moment-ou-il-ne-restait-de-moi-que-ces-monuments-6593700.html
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29/06/2026
rien ne passe
... Tel est le constat de Gérald Darmanin - champion du yaka-fauquon- face aux avocats et magistrats opposés à son projet de loi : https://www.franceinfo.fr/societe/justice/justice-avocats...
« A Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty 1
15 décembre 1770
Monsieur,
Le jour que j’appris votre étrange malheur, on imprimait à Genève des Questions sur l’Encyclopédie, et je mis vite, au troisième volume, page 144, votre nom 2 à côté de celui du chancelier d’Aguesseau ; c’est-à-dire que je fis cet honneur à ce magistrat, qui n’était pas, comme vous, philosophe et patriote.
Je voudrais bien savoir comment on peut s’y prendre pour mettre ce livre à vos pieds, car rien ne passe. Pour cette lettre, elle passera, et elle vous dira, monsieur, que si mon âge de soixante-dix-sept ans et mes maladies m’empêchent de venir vous parler d’Henri IV et de vous, rien ne m’empêchera de vous assurer du zèle, de l’estime, et du respect de votre très-humble etc. »
1 Avocat général du parlement de Bordeaux.
2 Voir dans la dernière partie de l'article « Blé » : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome18.djvu/26
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28/06/2026
une petite difficulté de jurisprudence
... Voyons voir de quoi l'on cause, comme dit l'autre qui se prépare à entrer dans la carrière du Droit : https://aideauxtd.com/revirements-de-jurisprudence/
« A Charles-Frédéric-Gabriel Christin Avocat
en Parlement
à Saint-Claude
Voici mon petit Cicéron de Saint-Claude, une petite difficulté de jurisprudence sur laquelle je vous prie de prononcer . Un homme s'arrange avec ses créanciers, et leur cède une rente sur le roi par un acte passé par-devant notaire . Le temps prescrit pour payer le contrôle est passé . Le cessionnaire après le temps prescrit pour payer ce contrôle expiré est impliqué malheureusement dans une affaire criminelle . Il s'enfuit tout innocent qu'il est ne voulant s'exposer ni à la malignité de ses ennemis, ni à la justice arbitraire des juges . On confisque sa rente sur l'hôtel de ville . Le créancier légitime se présente avec la cession qu'on lui a faite en bonne forme ; il est éconduit .
Ce même homme qui est en fuite possède aussi une rente viagère . On saisit cette rente comme l'autre, quoi qu'il soit dit, à ce que je crois, dans les édits de création que les rentes viagères ne seront point saisissables par le roi ; et puis MM. les Francs-Comtois, allez donner vos fonds à Sa Majesté .
Bonsoir mon cher fidèle .
V.
14 décembre [1770]. »
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27/06/2026
Je me flatte de ne point ressembler à ces vieillards qui craignent d’être instruits par des hommes qui sortent de la jeunesse. Je recevrai, avec grande joie, une vérité aujourd’hui, étant condamné à mourir demain.
... A noter cependant que la vérité semble bien absente dans la bouche d'un Bardella et d'un Attal , jeunes qui se targuent de sauver la France, et ne sont instructifs que sur leurs défauts seulement . Tout en leur jetant la pierre, il est à noter que des plus vieux qu'eux ont les mêmes défauts, plus ancrés encore à force de répétitions . La foire d'empoigne n'en est qu'à son début ; heureusement qu'il y a le Tour de France !
« A Marc-René de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson
14è décembre 1770 à Ferney 1
Monsieur,
Je crois vous avoir mandé que j’ai soixante-dix-sept ans ; que de douze heures j’en souffre onze, ou environ ; que je perds la vue dès que mes déserts sont couverts de neige ; qu’ayant établi des fabriques de montres tout autour de mon tombeau, dans mon petit village où l’on manque de pain, malgré les Éphémérides du Citoyen, je me trouve accablé des maux d’autrui encore plus que des miens ; que j’ai très rarement la force et le temps d’écrire, encore moins de pouvoir être philosophe. Je vous dirai ce que répondit Saint-Évremond 2 à Waller lorsqu’il se mourait, et que Waller lui demandait ce qu’il pensait sur les vérités éternelles et sur les mensonges éternels : Monsieur Waller, vous me prenez trop à votre avantage.
Je suis avec vous, monsieur, à peu près dans le même cas : vous avez autant d’esprit que Waller ; je suis presque aussi vieux que Saint-Évremond, et je n’en sais pas autant que lui.
Amusez-vous à rechercher tout ce que j’ai cherché en vain pendant soixante ans. C’est un grand plaisir de mettre sur le papier ses pensées, de s’en rendre un compte bien net, et d’éclairer les autres en s’éclairant soi-même.
Je me flatte de ne point ressembler à ces vieillards qui craignent d’être instruits par des hommes qui sortent de la jeunesse. Je recevrai, avec grande joie, une vérité aujourd’hui, étant condamné à mourir demain.
Continuez, monsieur, à rendre vos vassaux heureux, et à instruire vos anciens serviteurs. Mais que je traite avec vous, par lettres, des choses où Aristote, Platon, saint Thomas et saint Bonaventure se sont cassé le nez, c’est ce qu’assurément je ne ferai pas . J’aime mieux vous dire que je suis un vieux paresseux qui vous est attaché avec le plus tendre respect, et cela de tout son cœur.
V. »
1 Original ; éd. Kehl .
En tête du manuscrit, d'Argenson a noté : « Envoyé (sic) à Dom Deschamps, lui dire que je l 'aime beaucoup, m'excuser parce que je n'ai pas le moment de lui écrire moi-même, lui laisser entrevoir mon retour aux armes pour le 15 février au plus tard. »
2 Sur ce mot de Saint-Évremond à Waller, voir lettre du 16 août 1759 à Allamand : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2014/09/20/je-serais-fort-aise-d-entendre-votre-parole-quoique-ni-vous-5451443.html
Sur l'opinion de V* sur Waller, voir notamment la vingt-et-unième Lettre philosophique : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_philosophiques/Lettre_21
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26/06/2026
vouloir bien m'instruire par un mot comment nous sommes ensemble
... Nous nous regardons toujours comme chiens de faïence, mais c'est fait mister Trump, l'accord commercial demandé est signé : https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/25/l...
On ne vous a pas offert le luxe de le faire le 4 juillet, en évitant d'alimenter votre gloriole .
« A Gaspard-Henri Schérer
12è décembre 1770 1
Je vous envoie, monsieur, six lettres de change pour treize mille deux cent quatre-vingt-quatorze ff 8s 6d . Il y en a pour 10 250ff 18s 6d sur les meilleurs banquiers de Paris , à courts jours, et cela vaut actuellement de l'argent comptant à Lyon .
Je vous prie de mettre cet article sur le compte ordinaire qui porte des arrérages 2, et de vouloir bien m'instruire par un mot comment nous sommes ensemble .
Je ne sais si je vous ai mandé qu'on est content du vin que vous avez bien voulu faire venir .
Je vous supplie de me mander ce que vaut actuellement le blé à Lyon . Nous en avons grand besoin dans notre malheureux pays .
J'ai l'honneur d'être bien véritablement, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire . »
1 Original signé ; endos « reçue le 14 décembre » et le détail des lettres de change, respectivement de 3 750 livres 18 sols six deniers, de 3 000 et de 3 500 livres payables au 24 décembre, de 1 000 livres et de 743 livres dix sols payables au 20 février, de 1 300 livres payables fin février, le tout sur Paris .
2 V* avait donc chez Schérer un compte courant à côté du compte portant intérêts .
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25/06/2026
Il les supplie de se contenter du petit billet qu’il leur envoie
... C'est tout ce que le président peut concrètement offrir aux Ukrainiens au sortir de l'entrevue avec Mme Meloni qui ne peut surenchérir :
« A Henri Lambert d'Herbigny, marquis de
Thibouville
rue de Beaune
à Paris
10 décembre 1770
M. Lantin, de Dijon, présente ses respects à M. de Thibouville et aux anges . Il les supplie de se contenter du petit billet qu’il leur envoie . Il lui est impossible de s’occuper davantage des affaires des Romains ; il en a de si pressantes au sujet d’une colonie moderne et de la famine qui est dans son pays, que sa pauvre petite âme en est tout entreprise.
Il s’est trompé en écrivant que M. le maréchal de Richelieu n’était pas pour Sophonisbe . C’est bien vraiment tout le contraire.
Le susdit Lantin pense qu’il sera nécessaire de faire annoncer la Sophonisbe comme la véritable pièce de Mairet, dont on a retouché le style, et comme la première pièce qui ait fondé le théatre français, ce qui est très vrai et trop oublié.
Il est à croire que Sophonisbe aura bien autant de représentations que Wenceslas 1, et pourra servir un peu à ranimer le théâtre.
Il est assez singulier que ce soit un Américain 2 qui débute par Zamore . La balle va au joueur.
Mme Denis fait mille compliments à M. de Thibouville. Qu’il conserve sa bienveillance pour celui qui n’est ni Jean ni Pierre, qui n’aime point du tout le raisonné de Pierre, et qui n’approche point du senti de Jean 3. »
1 La version revisitée par Marmontel du Venceslas de Rotrou a été représentée pour la première fois le 30 avril 1759 , avec un succès médiocre .Voir : https://www.theatre-classique.fr/pages/programmes/edition.php?t=../documents/ROTROU_VENCESLAS.xml
et : https://fr.wikipedia.org/wiki/Venceslas_(trag%C3%A9die)
2 Jean Mauduit de Larive, né à la Rochelle en 1749, mort le 30 avril 1827, avait débuté sur le Théâtre-Français le 3 décembre 1770, par le rôle de Zamore dans Alzire ; il ne réussit pas et partit pour Bruxelles . Il avait passé une partie de son enfance à Saint Domingue .
3 Pierre Corneille et Jean Racine .
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24/06/2026
S'il ne confirme pas ma sentence je serai bien étonné
...
« A Joseph Vasselier
Vous avez dû, mon cher correspondant, recevoir trois volumes 1 à votre adresse avec un petit billet, le tout sous une enveloppe à M. Tabareau . De sorte que vous avez chacun vos Questions encyclopédiques jusqu'au C.
Voici une feuille du quatrième volume, où il est question de Mme Lerouge 2 à la page 164 . J'ai eu la hardiesse de prévenir l'arrêt du parlement . S'il ne confirme pas ma sentence je serai bien étonné .
Je vous prie , mon cher correspondant, de m'envoyer le mémoire pour Sirven 3.
Voici des Questions encyclopédiques que vous êtes supplié de vouloir bien faire remettre à M. de Bordes .
10è décembre [1770] à Ferney. »
1 On peut déduire de cette phrase la date de publication des trois premiers volumes des Questions, à savoir la première semaine de décembre .
2 Voir lettre du 16 février 1770 à de Beaumont : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/07/24/m-6556559.html
3Sur ce mémoire, voir lettre du 30 août 1769 à Audra : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/03/06/son-affaire-trainera-encore-longtemps.html
07:26 | Lien permanent | Commentaires (0)

