22/03/2011
le génie poétique est libre et commande . Il faut attendre l'inspiration .

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
Conseiller d'honneur du Parlement
rue de la Sourdière à Paris.
Aux Délices 22 mars [1756]
Mon cher ange, vous avez raison ; il vaudrait mieux faire des tragédies que des poèmes sur les malheurs de Lisbonne et sur la loi naturelle . Ces deux ouvrages sont donc imprimés à Paris pleins de lacunes et de fautes ridicules ! et on est exposé à la criaillerie ! Madame de Fontaine a dû vous donner il y a longtemps le Poème sur la Loi naturelle i. On lui a donné le titre de Religion naturelle ii. A la bonne heure . Mais il fallait l'imprimer plus correct . C'est une faible esquisse que je crayonnai pour le roi de Prusse il y a près de trois ans iii, précisément avant la brouillerie . La margrave de Bareuth en a donné des copies ; et j'en suis fâché pour plus d'une raison . Que faire ? Il faudra le publier après y avoir mis sagement la dernière main iv.
J'en fais autant de la jérémiade sur Lisbonne . C'est actuellement un poème de 250 vers . Il est raisonné et je le crois très raisonnable . Je suis fâché d'attaquer mon ami Pope mais c'est en l'admirant . Je n'ai peur que d'être trop orthodoxe, parce que cela ne me sied pas . Mais la résignation à l'Être suprême sied toujours bien v.
Encore une fois, une tragédie vaudrait mieux, mais le génie poétique est libre et commande . Il faut attendre l'inspiration .
Je vous avais supplié, mon cher ange, de parler à M. de Meynières, mais l'affaire dont il était question vi est en bon train et ce n'est pas la peine de l'importuner . Adieu, je vous embrasse, je travaille . Comment vous portez vous ? Pourquoi me négligez-vous ? Comment va le pied de Mme d'Argental ?
J'apprends qu'on a imprimé la Religion naturelle à Mme la duchesse de Saxe-Gotha vii aussi bien que celle au roi de Prusse . Je me vois comme l'âne de Buridan . »
i Il l'annonce à Mme de Fontaine le 15 janvier .
ii Ce titre porté par les éditions pirates était, selon Collini, le seul qu'eût jamais le poème « de l'aveu de Voltaire » ; cependant les quatre éditions qu'il a contrôlées sont nommées Poème sur la loi naturelle.
iii Voir lettre du 29 janvier à Gauffecourt : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2009/01/29/a...
et 22 mars à la duchesse de Saxe-Gotha : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/03/22/s...
iv Ce qu'il écrit le même jour à Lambert sur qui sont tombés ses soupçons . Les poèmes sur La Loi naturelle et sur le Désastre de Lisbonne sont en cours d'impression à Genève chez Cramer .
v Voir lettre du 18 février au pasteur Bertrand : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2011/02/18/l...
vi Le 26 février, V* parlait de cette affaire : le président de Meynières lui « avait rendu un petit service autrefois dans une affaire où un procureur nommé Pinon Ducoudrai (l')avait embarqué ... Ce Pinon Ducoudrai retient depuis longtemps un argent qui était en séquestre et ...promet de rendre tous les jours », aussi demande-t-il à Meynières de lui dire « deux mots ».
vii Une édition pirate donne à la suite l'une de l'autre la version en quatre parties dédiée au roi de Prusse et la version en trois chants composée à Gotha et dédiée à « une souveraine sans faste, et femme sans faiblesse » ; une autre édition joint à la première version « les variantes » de la seconde . Voir dans les lettres à la duchesse le problème diplomatique qui se pose à V* . Leur contenu laisse à penser que le dernier paragraphe de cette lettre a été ajouté le 24 .

Je suis fan de Miss Tic : http://fr.wikipedia.org/wiki/Miss.Tic , idéale et insolente alliance de texte et dessin .
05:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
21/03/2011
siècle des ridicules et des impertinences
http://www.deezer.com/listen-4611621 : Universal mind ... I'm a fredom man .
http://www.deezer.com/listen-4611622 : Light my fire .

http://www.flickr.com/photos/nhadda/5380825369/
Les "ridicules" et les "impertinences" sont de tous les siècles, le nôtre ne fait pas exception, hélas . Reste à savoir si nous serons auteurs ou victimes de celà . Tâchons de n'être que le moins possible l'un ou l'autre !
Marin, traitre à Volti, s'est peut-être rendu compte, quand même, que celui-ci connaissait ses mauvais coups, en lisant : "siècle des ridicules et des impertinences" et "aux scélératesses dont on est inondé" . Je souhaite qu'il se soit senti dans ses petits souliers . Volti fera passer le bien commun des philosophes amis, avant l'esprit de vengeance , encore une fois .
Gloire à Volti ! Gloria :http://www.deezer.com/listen-4611626
« A François-Louis-Claude Marin
21è mars 1774 à Ferney
Nous vivons donc, mon cher ami, dans le siècle des ridicules et des impertinences . Sauve qui peut. Votre lettre m'apprend des chose que je ne savais pas . Il ne manquait aux absurdités, et aux scélératesses dont on est inondé que l'insolence d'une requête des Véron en cassation d'arrêt 1. J'ai une lettre de change sur un Véron à Paris, mais je me flatte qu'il n'est pas parent de la vieille aux cent mille écus .
On me mande qu'il y a un Taureau blanc échappé dans Paris qui frappe de ses cornes pour un écu . Ne pourriez-vous point engager M. de Sartines à ordonner discrètement qu'on ne laissât point sortir ce taureau de son écurie ? Il y a plus d'un an que je l'avais entièrement perdu de vue . Je suis très affligé qu'on le laisse courir ainsi . Il y a trop de gens qui voudraient manger mon taureau et moi .
Ma strangurie m'a repris . Je serai très fâché de quitter le pays des taureaux, des singes, des chats et des rats sans avoir eu la consolation de vivre quelques jours avec vous 2.
Voulez-vous bien avoir la bonté de donner cours aux incluses ?
V. »
1 Arrêt rendu le 3 septembre 1773 ; les Véron sont les adversaires de Morangiès, à qui « la Véron » disait avoir prêté « cent mille écus ».
Sur cette affaire, vous pouvez voir : http://www.labetedugevaudan.com/pages/morang_colin.html
2 V* sait pourtant que Marin est responsable de l'édition pirate des Lois de Minos ; voir lettre du 25 février à d'Alembert : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2011/02/24/b...
D'Argental lui écrit le 11 mars : Marin « peut servir dans bien des occasions et il peut beaucoup nuire dans mille autres . Il a l'oreille du ministre le plus accrédité ..., il est admis avec une certaine distinction chez le premier président, M. de Sartines le soutient ... par politique », « Je pense donc que vous devez dissimuler les sujets de plainte qu'il vous a donnés, agir avec lui comme par le passé ... avec la défiance que vos découvertes doivent vous inspirer . »
17:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'éditeur doit par probité et par intérêt ne me point charger de l'iniquité d'autrui
http://www.deezer.com/listen-3774159 : On my shoulders
"... par probité et par intérêt ..."
Volti sait parler aux éditeurs et imprimeurs !
Appel au noble sentiment de probité et appel non moins fort à la fibre sensible qui passe par le porte-monnaie .
En lisant ces dénégations de paternité d'ouvrages remarquables, je suis toujours effondré qu'un homme aussi valeureux soit obligé de jouer , encore et toujours, avec une censure imbécile . J'ose espérer que jouer est bien le mot adéquat, sinon c'est un crêve-coeur que d'avoir à se cacher sans cesse .
Je crains que la bien-disance et la bien-pensance ne soient aujourd'hui dictées que par des esprits étroits qui n'osent plus appeler un chat un chat, un crétin un crétin, etc. Il est vrai que les avocats se régalent d'avoir de plus en plus d'affaires juteuses !
Ah ! que je déteste tous les intégristes de toutes opinions coercitives qui ne pronent que la loi du bâton au lieu d'instruire sensément .
Ah ! que je trouve stupides les législateurs , pondeurs de lois qui sont à leur image ; quels progrès offrent-ils aux citoyens ? Leur courte vue m'effare .

Rive droite, vous trouverez "probité", entre "grand coeur" en amont et "générosité" en aval .
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_du_tendre.jpg
« A Louis-François Prault
Au château de Ferney 21 mars [1761]
J'espérais que Monsieur Prault me ferait tenir un exemplaire de la tragédie de Tancrède . On lui a remis un manuscrit qui a , je crois, pour titre Appel à toutes les nations de l'Europe du jugement des Anglais 1.
Monsieur Prault a mandé que cet ouvrage est de moi, il n'en est point ; et si Monsieur Prault me l'attribue je me plaindrai .
Il imprime un volume contenant plusieurs pièces fugitives ; comme La Mort de Socrate, Candide, etc.2 Je serais extrêmement affligé si je voyais mon nom à la tête de cette collection . Il y a plusieurs pièces qui ne m'appartiennent point, et que je désavouerai en justice . L'éditeur doit par probité et par intérêt ne me point charger de l'iniquité d'autrui . Cet avertissement sera produit si j'ai le malheur de voir mon nom exposé par l'éditeur . D'ailleurs je ferai à Monsieur Prault les plaisirs qui dépendront de moi .
Voltaire. »
1 Exactement : Appel à toutes les nations de l'Europe des jugements d'un écrivain anglais ou Manifeste ..., 1761 ;
http://www.voltaire-integral.com/Html/24/33_Appel_a_toute...
encore ouvrage de V*, qui y défend les auteurs dramatiques français contre les anglais . Il avait été ecrit en réponse à deux atricles publiés dans le Journal encyclopédique des 15 octobre et 1er novembre 1760, intitulés : « Parallèle entre Shakespeare et Corneille » et « Parallèle entre Otway et Racine ».
2 Ce sont les Mélanges de littérature, d'histoire, de philosophie, ... Il demandait deux jours auparavant aux d'Argental que Prault ne mette ni son nom, ni un V. à la tête de l'ouvrage ;
lettre MMMCCLXXIII page 206 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k800358/f212.image.r...
« Ce volume contient L'Ecossaise, Socrate, mais Socrate hardi ; Candide, mais Candide renforcé, un chapitre sur la tolérance, un sur les bacheliers et sur les sauvages, un sur les allégories, un sur la pluralité des dieux ... »
05:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
20/03/2011
sept mille exemplaires pour une première édition que je ne regarde que comme un essai, et comme une occasion de recueillir les avis des hommes éclairés
http://www.deezer.com/listen-1591181

« A Jean Levesque de Burigny
A Montriond, le 20 mars [1757]
On ne se douterait pas, Monsieur, qu'un théâtre établi à Lausanne i, des acteurs peut-être supérieurs aux comédiens de Paris, enfin une pièce nouvelle ii, des spectateurs pleins d'esprit, de connaissances et de lumières, en un mot tous les soins qu'entrainent de tels plaisirs, m'ont empêché de vous écrire plus tôt. Je fais trêve un moment aux charmes de la poésie et aux embellissements singuliers qui embellissent notre petit pays romand et qui font naître des fleurs au milieu des neiges des monts Jura et des Alpes, pour vous réitérer mes sincères et tendres compliments . Je vous en dois beaucoup pour la bonté que vous avez eu de remarquer quelques-une des inadvertances de cette Histoire générale . Je vous en dois davantage pour la Vie d'Érasme et pour celle de Grotius iii que vous voulez bien me promettre . Par qui pouvaient-ils être mieux célébrés que par un homme qui a toute leur science et tous leurs sentiments ? J'ai vu un petit manuscrit de M. de Pouilly iv, que je regretterai toujours, sur Grotius . Mais c'était un ouvrage très court, et qui entrait dans fort peu de détails .
J'attends avec impatience le présent dont vous avez la bonté de m'honorer . Je ne vous enverrai l'Histoire générale qu'avec les corrections dont je vous ai obligation . On en fait usage dans une seconde édition ; mais il faut laisser écouler la première . Les libraires à qui j'en ai fait présent se sont avisés d'en tirer sept mille exemplaires pour une première édition que je ne regarde que comme un essai, et comme une occasion de recueillir les avis des hommes éclairés . La Vie d'Érasme et celle de Grotius serviront beaucoup à me remettre dans la bonne voie ... »
i A Mon-Repos .
ii Zulime devenue Fanime , jouée la veille à Mon-Repos ; voir lettre du même jour à Thibouville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/03/20/j...
iii Vie d'Érasme, 1757 : http://my.qoop.com/google/preview.php?id=HPk5AAAAcAAJ
et Vie de Grotius, 1752 :http://my.qoop.com/google/preview.php?id=C_DhkrQToEIC
de Jean Levesque de Burigny.
05:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
19/03/2011
il faut séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement
"Les hommes ne sont pas encore assez sages", "Je mourrai avec la douleur de n'avoir pas vu cet heureux temps".
Mon pauvre Volti ! ton pronostic pessimiste, mais en réalité terriblement vrai, ne pas voir la religion être une affaire privée, seulement privée.
Le choix de sa nourriture céleste comme on choisit sa nourriture terrestre, mais quand verra-t-on cette liberté ?
La lettre de ce jour me plait particulièrement .
Je vous recommande, aussi particulièrement, la lecture du "Catéchisme du Japonais".

« A Élie Bertrand
Premier pasteur de l'Église française, membre de plusieurs académies etc. à Berne
A Ferney 19è mars 1765
Mon cher philosophe, vous n'êtes pas de ces philosophes insensibles qui cherchent froidement les vérités ; votre philosophie est tendre et compatissante . On a été très bien informé à Berne du jugement souverain en faveur des Calas i, mais j'ai reconnu à certains traits votre amitié pour moi . Vous avez trouvé le secret d'augmenter la joie pure que cet heureux évènement m'a fait ressentir . Je ne sais point encore si le roi a accordé une pension à la veuve et aux enfants , et s'ils exigeront des dépens, dommages et intérêts de ce scélérat de David ii qui se meurt . Le public sera bientôt instruit sur ces articles comme sur le reste . Voilà un évènement qui semblerait devoir faire espérer une tolérance universelle, cependant on ne l'obtiendra pas sitôt, les hommes ne sont pas encore assez sages ; ils ne savent pas qu'il faut séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement ; que la religion ne doit pas plus être une affaire d'État que la manière de faire la cuisine iii: il doit être permis de prier Dieu à sa mode, comme de manger selon son goût ; et que pourvu qu'on soit soumis aux lois, l'estomac et la conscience doivent avoir une liberté entière . Cela viendra un jour, mais je mourrai avec la douleur de n'avoir pas vu cet heureux temps .
Je vous embrasse avec la plus vive tendresse .
V[OLTAI]RE. »
i La réhabilitation des Calas ; voir lettre du 17 mars aux d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2009/03/17/m...
ii David de Beaudrigue, capitoul de Toulouse .
http://histoire-geographie.ac-toulouse.fr/web/509-proces-...
iii Voir le « Catéchisme du japonais » dans le Dictionnaire philosophique .
http://www.voltaire-integral.com/Html/18/catechisme_du_ja...
11:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
18/03/2011
S'il n'y avait que ces évènements-là dans le monde, tout serait bien
-Allo ! Allo James ! Quelles nouvelles ?
-Tout va très bien Mme la Marquise : http://www.deezer.com/listen-306663
Voilà la pensée qui m'est venue hier en écoutant une émission de divertissement à la radio .
Libye ? oubliée !
Japon ? évaporé !
Et je me limite, immédiatement, à ce qui est le plus frappant .
La liste des motifs de pleurs serait trop longue, au moins aussi longue que celle des bonnes actions humaines,... ce qui vous démontre mon incorrigible optimisme .
"Tout serait bien" si ...

« A Élie Bertrand
Pasteur de l'Église française à Berne .
Aux Délices 18 mars [1756]
Je reçois dans le moment, mon cher Monsieur, votre lettre toute pleine d'étranges nouvelles qui demandent un peu de confirmation . Le docteur Tronchin vint coucher chez moi à Montriond sur sa route . Mais l'objet de son voyage est encore très incertain pour le public i. Voici une autre nouvelle non moins singulière, c'est que je suis invité à aller entendre le 27 de ce mois à Berlin l'opéra Mérope que le roi de Prusse a composé sur ma tragédie ii. S'il n'y avait que ces évènements-là dans le monde, tout serait bien . J'ai plus envie de venir vous voir à Berne que d'aller entendre à Berlin de la musique italienne . Mandez-moi, je vous prie, quel jour M. le baron de Freydenreik partira, car je ne veux aller à Berne que quand il y sera . Dites-moi aussi je vous en prie, si vous avez reçu mon paquet . Continuez-moi vos bontés .
V. »
i A la duchesse de Saxe-Gotha le 22 mars : « Le médecin Tronchin était à Paris dans le temps qu'on le disait à Cassel » ; « Apollon-Esculape » y « déracine les préjugés ... et inocule nos princes » et il y est fêté .
http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/03/22/s...
ii Voir lettre du 7 février à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2011/02/11/vous-serez-bien-aise-de-voir-les-belles-choses-que-fait-le-r.html#more
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Elle est condamnée par les médecins, elle vivra
« A Etienne-Noël Damilaville
18è mars 1767
Voici, mon cher ami, une réponse de M. de Beaumont . Son mémoire 1 réussit beaucoup . S'il avait conservé cette belle épiphonème : Vous n'avez point d’enfants ! il aurait réussi davantage, mais tel qu'il est il inspire la pitié et la conviction .
On dit qu'on juge le procès d'Obéide 2 le 23 . J'espère que madame la dauphine gagnera le sien . Elle est condamnée par les médecins, elle vivra .
On me parle d'une lettre de l'abbé Mauduit 3; je ne sais ce que c'est .
Je vous embrasse tendrement . E[crasez] L[Infâme] .
Voici une réponse d'un moine à une héroïde de l'abbé de Rancé 4; le moine vaut mieux que l'abbé . C'est , à mon gré , le meilleur ouvrage de M. de La Harpe . Faites-en faire tant de copies qu'il vous plaira . Et ensuite, ayez la bonté d'envoyer cet exemplaire avec la lettre ci-jointe à M. Barthe, secrétaire de l'abbé de la Trappe. »
1 Le mémoire de l'avocat Élie de Beaumont sur l'affaire Sirven . Sur la copie, « Ce bel » est corrigé en « cette belle (épiphonème) ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Épiphonème
2 C'est-à-dire qu'on représente Les Scythes ; la pièce sera représentée en fait le 26 et ce sera un échec .http://www.voltaire-integral.com/Html/06/04SCYTHE.htm
http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/43/38/02/PDF/Bonfand_Y....
3 Anecdote sur Bélisaire, de V*, qu'il attribue à l'abbé Mauduit .http://www.voltaire-integral.com/Html/26/09_Belisaire.html
4 Nicolas-Thomas Barthe avait publié une Lettre de l'abbé de Rancé à un ami, écrite de son abbaye de la Trappe,1765 ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Thomas_Barthe
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5468163z.pdf
La Harpe répliqua par la Réponse d'un solitaire de la Trappe à la lettre de l'abbé de Rancé, où il faisait mine d'être moine et attaquait l'institution monastique ; puis V* composa une préface et publia le tout dans les Choses utiles et agréables .
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