21/10/2018
Je sais bien qu'il ne mérite pas de réponse
... ce Jean-Luc Mélenchon, champion de l'agressivité, et qui désormais doit passer son temps à se justifier pour ses écarts de langage et d'attitude . Que peut-on attendre d'un tel énergumène , orgueilleux, bateleur de foire ?
Que Laetitia Avla se dispense d'encombrer l'Assemblée ( qui rame déjà sur son flot de lois plus ou moins justifiées ) avec son projet de loi sur la "glottophobie" !!
« A Etienne-Noël Damilaville
29è octobre [1763] 1
J'ai reçu , mon cher frère, l'inlisible ouvrage du digne frère du sieur Lefranc de Pompignan . Je sais bien qu'il ne mérite pas de réponse, cependant, on m'assure qu'on en fera une, qui sera courte, et qu'on tâchera de rendre plaisante . Tout ce qui est à craindre, c'est que le public ne soit pas las de se moquer des sieurs Lefranc de Pompignan .
Heureux nos frères que leurs ennemis soient si ennuyeux .
Je vous demande en grâce de vouloir bien envoyer le paquet ci-joint à son adresse . Frère Protagoras 2 se contente de rire de l'infâme . Il ne l'écrase point , et il faut l’écraser .
Ecr l'inf vous dis-je . »
1 L'édition Correspondance littéraire donne une lettre incomplète .
2 D'Alembert .
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20/10/2018
il est bon de les saisir et de les condamner à une amende qui prévienne ces vols continuels
... La liste est longue de ces élus voleurs qui continuent une vie aisée , comptant sur les lenteurs de la justice et le talent des avocats qu'ils ont la chance de pouvoir s'offrir, eux .

« A Joseph-Marie Balleidier
Les personnes de Saconnex qui ont volé du bois ayant été reconnues pour être assez à leur aise, ce qui aggrave leurs fautes, il est bon de les saisir et de les condamner à une amende qui prévienne ces vols continuels .
Je prie très fort monsieur Balleidier de venir chez moi demain dimanche pour affaire .
Voltaire .
Samedi 29 [octobre 1763] »
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Je ne mérite pas la place que vous me donnez sur le Parnasse
... m'a déclaré Johnny dans sa dernière interview, dernière puisque posthume !
Ses héritiers et ses fans tiennent à le garder sur son piédestal . Qu'il en soit ainsi .

Les coups ! oui ça fait mal !
« A François de Chennevières
Ferney du 28 octobre 1763
Vos vers sont bien agréables mon cher confrère . Je ne mérite pas la place que vous me donnez sur le Parnasse, mais j'en mérite assurément une dans votre cœur par les sentiments que je conserverai pour vous toute ma vie . Je me flatte que la perte que Mlle Fels a pu faire n'est point du tout considérable et que M. de La Bordes, qui a bien voulu prendre soin de sa fortune, l'aura empêchée de mettre tous ses œufs dans le panier de ce Fabus qui passait depuis longtemps pour un panier percé . Divertissez-vous à Fontainebleau, maman Denis qui n'écrit guère, vous fait ses tendres compliments . »
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Si la chose ne coûte pas beaucoup il est bon de faire un exemple
... Il serait désastreux qu'on puisse tolérer qu'un Insoumis-grande-gueule se targue d'être un Impunis-privilégié . Jean-Luc , tu viens encore de prouver que tu n'es qu'un petit roquet insultant et méprisable : à la niche , tout de suite !

Jean-Luc ! tais-toi !
« A Jospeh-Marie Balleidier Procureur
à Gex
[27 octobre 1763] 1
Si la chose ne coûte pas beaucoup il est bon de faire un exemple . Je m'informerai si ces voleuses ont de quoi payer et j'en écrirai à monsieur Balleidier . »
1 L'édition Vézinet est quelque peu incomplète et mal datée . Balleidier a noté sur le manuscrit : « De M. de Voltaire / sans date / Reçue le 27è octobre 1763 . / Concernant les f[emm]es de / Sacconex prises dans / les bois . / Il y a une lettre dans l'affaire / de Chatenoux concernant celle-ci . » Ce billet témoigne de la façon dont V* conçoit ses fonctions de juge seigneurial ; voir aussi la lettre du 29 octobre 1763 .
08:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
19/10/2018
Je viens de faire l'errata des 8 premiers volumes, j'attends pour le compléter le 11è et le 12è tome
... déclare la justice après l'examen des frais de campagne de l'irascible et imbuvable Jean-Luc Mélenchon, qui semble bien avoir plus que favorisé Sophia Chikirou , habile femme qui a su charmer le bougon .
https://www.franceinter.fr/politique/campagne-melenchon-l...
https://www.huffingtonpost.fr/xavier-delucq/exclusif-jean...
« A Gabriel Cramer
[vers le 25 octobre 1763]
Je viens de faire l'errata des 8 premiers volumes, j'attends pour le compléter le 11è et le 12è tome . Et l'errata ne tiendra qu’une page ou deux, tout au plus, mais il est d'une nécessité absolue, il faut prémunir le lecteur contre des phrases qui n'ont aucun sens, ou qui disent le contraire de ce qu'elles doivent dire . Il est même indispensable de mettre cet errata à la tête de l’ouvrage, afin que le lecteur , qui paie chèrement, ne soit point obligé de recourir au dernier volume pour corriger des fautes qui se trouvent au premier, et qu'il soit averti tout d'un coup des choses auxquelles il doit suppléer lui-même . Nous mettrons cet errata immédiatement après la dédicace à l'Académie française laquelle ne contiendra que quinze ou vingt lignes .
Je vais écrire à M. le comte de Kaunits, pour savoir comment il veut traiter l'article des souscriptions de l'empereur et de l'impératrice .
Voilà pour ce qui regarde Pierre . Les remarques ont extrêmement réussi auprès de tous ceux qui les ont reçues . On attend avec beaucoup d'impatience la tolérance . Monsieur Cramer en a-t-il donné à Genève ? a-t-il des nouvelles du paquet de Paris ? en-a-t-il envoyé en province et dans les pays étrangers ?
J'embrasse bien tendrement monsieur Cramer, toute notre petite famille en fait autant . »
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18/10/2018
je ne ralentirai pas mes soins et mes démarches ; je continuerai comme j'ai commencé, et j'espère que nous serons bien secondés
... Peut-on résumer ainsi le discours d'avant-hier de notre président de la République ?
Oui !
http://www.elysee.fr/videos/new-video-404/
Ite missa est .
« A Charles Manoël de Végobre , Avocat
à Genève
20è octobre 1763
J'ai de fortes raisons, monsieur, d'espérer que M. de Maupéou nous sera favorable 1. J'attends une réponse de M. Mariette à qui j'ai demandé quand on pourrait mettre l'affaire de Mme Calas sur le bureau . Il m'avait toujours flatté que ce serait quelque temps après la Saint-Martin ; je l'espère encore, et j'ai une grande confiance dans le zèle de nos amis de Paris qui ne nous abandonneront point .
D'ailleurs, l'admission de la requête est un préliminaire qui ne permet pas de douter qu'on ne nous rende une justice complète . Il me semble qu'il suffit de la demander pour l'obtenir . Admettre la requête, c'est déclarer Calas innocent ; et on ne peut reconnaître son innocence sans convenir que ses juges sont des prévaricateurs . Il faut renoncer à toute justice, ou accorder des dédommagements à la veuve . Tous les avocats sont unanimement de cette opinion .
Pour moi, monsieur, je ne ralentirai pas mes soins et mes démarches ; je continuerai comme j'ai commencé, et j'espère que nous serons bien secondés . Je vous supplie quand vous verrez M. Debrus, de vouloir bien lui faire mes compliments, aussi bien qu'à M. de Carbon . M. le maréchal de Richelieu qui est malade aux eaux, ne m'a point encore répondu sur ce qui regarde ce gentilhomme . J'aurai l'honneur de lui écrire dès qu'il sera de retour à Bordeaux . La vie est bien courte et les affaires bien longues .
J'ai l'honneur d'être avec les sentiments les plus respectueux, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur .
V. »
1 Quoique exilé, Lamoignon a refusé de se défaire de sa charge ; René-Charles de Maupéou, auquel succéda bientôt son fils, René-Nicolas-Charles-Augustin de Maupéou (auquel V* se réfère ici) , fut en conséquence nommé vice-chancelier et garde des sceaux, tout en remplissant les fonctions de chancelier .
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17/10/2018
Non sono in stato di ringraziarvj di pugno, ma per debole, che io sia posso sentire tutta la forza del volstro merito /Je ne suis pas en état de vous écrire de ma main, mais pour infirme que je sois, je puis sentir toute la force de votre mérite
... [sic] M. Mélenchon, dois-je vous plaindre, car selon un diagnostic des plus fiables et établi par des millions de spectateurs, depuis un certain temps et avec une crise de caca nerveux hier, vous avez la grosse tête, ce que je me permets de traduire par "M. Mélenchon, vous êtes une enflure !" . Insoumis de mes deux ! "Sacré !", je te l'accorde, tu l'es : un sacré conn...
Insoumis ridicules, qu'avez vous à cacher, quelles ordures trainent sous vos tapis, quels cadavres dans vos placards pour que vous vous opposiez à une perquisition légale ?

Deux justiciables qui, de leurs perchoirs, conchient la loi . Intolérable !!
« A Lorenzo Guazzesi 1
Pisa
Ferney 18 octobre 1763 2
Sgre,
Una delle piu grandi Consolazionj che abbia ricevuto in un inferma vecchiezza che mj conduce al sepolcro p una strada assaj disastrosa, è stata La Lettura della opére, che avete volutao gentilmente donarmj . Jo non le ho ricevuto, che prochj giornj sono, benchè la vostra Lettera sia scritta del 21 aprile . Non sono in stato di ringraziarvj di pugno, ma per debole, che io sia posso sentire tutta la forza del volstro merito . L'ammirabile Ifigenia di Racine era degna di esser tradotta da voj . Ma alle altre avete fatto troppo d'onore 3. Le vostre Osservazionj 4 sono belle, istruttive, e dotte, quanto è graziosa ed amabile la vostra Poesia .
Quantunque io vegga dalle mie finestre le montagne, p cuj dovette passare Annibale, vj confesso, non so determinarmj quale strada , egli prendesse ; e dubito ancor io fortemente, che egli s'aprise la via con l'aceto 5. Me ne rapporto à voj intieramente, o sgre , che avete cosi ampia conoscenza dell' antichità .
Vj dichiaro di cuaore, che la vostra maniera di scrivere mj piace infinitamente, quanto mj sorprende la forza con cuj trattate le materie d'erudizione ed i Lumj , che ne ricavate a vantaggio delle Lettere . Vj esibisco la mia servitu, e sono con la piu perfettà stima
Sgre
Vostro Devotme Obo Sere
Voltaire
gentiluomo orde della Camera del re . 6»
1 Voir : http://www.treccani.it/enciclopedia/lorenzo-guazzesi_(Dizionario-Biografico)/
et : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/07/articles-de-journaux-tragedies-francaises.html
2 La lettre a été datée de février par suite d'une lecture erronée du manuscrit .
3 Guazzesi, dans sa Raccolta di alcune tragedie trasportate della lingua francese nell'italiano, 1762 , avait donné des traductions d'Iphigénie de racine, d'Electre de Crébillon et d'Alzire de Voltaire .Voir : https://books.google.fr/books?id=3t5xj9buuNoC&pg=PA135&lpg=PA135&dq=Raccolta+di+alcune+tragedie+trasportate+della+lingua+francese+nell%27italiano&source=bl&ots=bVa5fS9e0i&sig=wLtgqu4yUecNYDRHnsKf5GrcWdA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj36OXK44zeAhVJTBoKHQw9AMUQ6AEwA3oECAcQAQ#v=onepage&q=Raccolta%20di%20alcune%20tragedie%20trasportate%20della%20lingua%20francese%20nell'italiano&f=false
4 Osservazioni storiche […] intorno ad alcuni fatti di Annibale, 1762
5 Le détail est donné dans la Lettera critica all'illustriss. Sig. Dottore A. Cocchi, intorno fatti della guerra gallica cisalpina seguiti l'anno d. Roma , 1752 .
6 « Une des plus grandes consolations que j'ai reçues, dans ma vieillesse débile qui me conduit au tombeau par une voie fort misérable, a été la lecture de vos œuvres, dont vous avez aimablement voulu me faire un présent . Je ne les ai reçues qu'il y a peu de jours, quoique votre lettre soit écrite du 21 avril . Je ne suis pas en état de vous écrire de ma main, mais pour infirme que je sois, je puis sentir toute la force de votre mérite . L'admirable Iphigénie de Racine était digne d'être traduite par vous . Mais vous m'avez fait trop d'honneur . Vos observations sont belles, instructives et doctes, comme est gracieuse et aimable votre poésie . Bien que je voie de mes fenêtres les montagnes qu'avait à passer Annibal, je ne saurais déterminer quelle route il prit ; et je doute encore fortement qu'il se soit ouvert la voie avec du vinaigre . Mais je m'en rapporte entièrement à vous, monsieur, qui avez une si vaste connaissance de l'Antiquité . Je vous déclare de tout mon cœur que votre manière d’écrire me plait infiniment, autant que me surprend la vigueur avec laquelle vous traitez les matières d’érudition, et les lumières que vous retirez à l'avantage des Lettres . Je vous dis toute mon obligation, et je suis, avec la plus parfaite estime monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur /Voltaire /gentilhomme ordinaire de la chambre du roi .
La lettre à laquelle répond V* n'est pas connue .
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