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28/08/2018

J'ai l’honneur d’être avec beaucoup de respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur

... signé : Nicolas Hulot

28è auguste 2018 ."

Auguste ! oui, car le rôle de clown blanc est déjà pris, et celui qui reçoit les coups de pied aux fesses et les tartes à la crème tire le rideau . Ecologie , politique et intérêts économiques ne font pas bon ménage sous nos cieux .

Bonnes vacances Monsieur Hulot , et félicitations .

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"Que vouliez-vous qu'il fît ?"

 

 

« A Jean-Philippe Fyot de La Marche

Monsieur,

Si j'avais de la santé, je n'aurais pas l'honneur de vous écrire . J'irais au-devant de vous, pour vous supplier très instamment, de venir débarquer dans mon petit ermitage, où vous serez du moins mieux couché que dans une hôtellerie de Genève . Mme de La Marche se reposerait de ses fatigues .

J'envoie à Gex, en cas que vous passiez par Gex ; et à Meyrin, si vous passez par Meyrin . J'attends avec impatience le bonheur de vous faire ma cour .

J'ai l’honneur d’être avec beaucoup de respect,

monsieur,

votre très humble et très obéissant serviteur

Voltaire.

À Ferney mercredi matin 31è august [1763]. »

Mon cher président quand vous me mandez qu'on viendra dans mon petit pays, pourquoi ne me mandez-vous pas que vous viendrez aussi ?

... Serait-ce parce que vous y vîntes déjà récemment pour inaugurer la réouverture au public de mon modeste château, mon ermitage ? Je vous signale que je peux mettre en eau la carpière ( pour laquelle j'ai  dépensé moult livres tournoi ) bien supérieure à votre baignoire de Brégançon . Laissez-vous tenter . Mes respects à madame Macron, et je reste , monsieur , votre très obéissant serviteur .

P.S.- Embrassez la petite sirène pour moi ."

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Noter la mise aux normes avec rampe pour accès aux p.a.m.r. [sic]

 http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1332http:/...

 

 

« A Germain-Gilles-Richard de Ruffey

président

à Dijon

30è auguste 1763 à Ferney

Mon cher président quand vous me mandez qu'on viendra dans mon petit pays, pourquoi ne me mandez-vous pas que vous viendrez aussi ? Je ne réponds point à monsieur le premier président 1 qui a bien voulu me faire part de son voyage . Vous m’avez mandé qu'il serait le trente et un dans le pays genevois . Ma réponse est de l'attendre . Je voudrais bien aller voir le père à La Marche mais je perds la vue, je n'ai point de santé, et je ne peux quitter ni Corneille qui est bientôt fini ni mes ouvrages de campagne que je préfère infiniment à Pertharite, à Théodore, Suréna, Attila, Othon, Pulchérie etc., qui ne valent pas un char de regain .

Je vous aime, je vous estime, je vous respecte .

V. »

1 Jean-Philippe Fyot de La Marche auquel il écrit pourtant le lendemain .

27/08/2018

J'ai peur que les représentations de nos parlementaires ne soient d'une conséquence plus dangereuse que les remontrances de vos bourgeois faites en procession

...

 

« A Ami Camp

A Ferney 29 auguste [1763] 1

Mon cher correspondant je présume que M. Tronchin a reçu le montant des lettres de change de M. Turkeim de Strasbourg par moi endossés en votre nom , et à vous envoyées le 27 juillet . Elles sont toutes du 2 mai à trois usances 2 et composent la somme de 11200 livres . Elles doivent avoir été payées à Paris vers le 12 août courant . Vous me ferez plaisir de me faire remettre cette somme en or à Genève . Je vous serai fort obligé .

J'attends le cabriolet que vous avez eu la bonté d’ordonner à Lyon pour moi .

J'ai peur que les représentations de nos parlementaires ne soient d'une conséquence plus dangereuse que les remontrances de vos bourgeois faites en procession à l'occasion de Jean-Jacques . Ce Jean-Jacques fait du bruit à Genève mais il ne sera jamais compris dans les banqueroutes d’Amsterdam . Tout notre petite famille vous fait les plus tendres compliments . »

1 Le manuscrit se trouvait en dernier lieu dans la collection d’Édouard Champion à Paris .

2 Le mot « usance » désigne un « délai de trente jours donné à celui sur qui est tirée une lettre de change pour la payer « .

26/08/2018

C'est une affaire très désagréable . Je me console d'avance du mauvais succès, mais je ferai tout ce qui dépendra de moi pour en obtenir un bon

... Affirme Jean-Luc Mélenchon à propos de "la raclée" démocratique qu'il veut donner à Emmanuel Macron . Avec l'insoumis bavard-tête-de-gondole, et quelques autres de tous bords et tous acabits, la politique du "contre", de la démolition, du " tous pourris sauf moi" a de beaux jours devant elle . Si vous voulez quelque chose de constructif avec ceux-là, circulez, y'a rien à voir !

 

 

« A Etienne-Noël Damilaville

29è auguste [1763]

Puisque vous daignez, mon cher frère, conduire avec tant de bonté mes affaires temporelles, en voici une bonne faffée .1

J'envoie à M. Mariette le brevet que le roi nous a donné à Mme Denis et à moi, accompagné de la copie de notre mémoire au Conseil . Je vous supplie de vouloir bien lui adresser le tout : nous aurons perdu tout le fruit de nos peines et les bontés du roi, si notre évocation au conseil n'a pas lieu . C'est une affaire très désagréable . Je me console d'avance du mauvais succès, mais je ferai tout ce qui dépendra de moi pour en obtenir un bon . J'espère que Dieu aura pitié d'un de vos frères .

Mon cher frère a-t-il distribué les salutaires pancartes qu'il a reçues ? Je fais mille compliments à mon cher frère, et je l'embrasse tendrement . Je serais curieux de voir ce Saül qu'on a la méchanceté de mettre sous mon nom .

Ecr l'inf . »

25/08/2018

ou elle est malade, ou elle ne m’aime plus ; et ces alternatives sont fort tristes

... Comment allez-vous chère LoveVoltaire, Mam'zelle Wagnière, auteur de MonsieurdeVoltaire , depuis trop longtemps silencieuse ?

Toutes les saisons sont bien grises sans vous .

http://www.monsieurdevoltaire.com/

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« Au cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis

Au château de Ferney 29 août 1763 1

Monseigneur,

Ou votre éminence n’a pas reçu le paquet que je lui envoyai il y a plus d’un mois 2, ou elle est malade, ou elle ne m’aime plus ; et ces alternatives sont fort tristes. C’est quelque chose qu’un gros paquet de vers ou perdu ou méprisé. Renvoyez-moi mes vers, je vous en conjure, et rendez-les meilleurs par vos critiques. Il n’appartient qu’à vous de juger de la poésie. Je viens de lire et de relire vos Quatre Saisons, très mal imprimées . Heureux qui peut passer auprès de vous les quatre saisons dont vous faites une si belle peinture ! Je n’ai jamais vu tant de poésie. Il n’y a que nous autres poètes à qui la nature accorde de bien sentir le charme inexprimable de ces descriptions et de ces sentiments qui leur donnent la vie. C’est Babet 3 qui remplissait son beau panier de cette profusion de fleurs . Que le cardinal ne s’avise pas de les dédaigner. J’aime bien autant votre panier et votre tablier que votre chapeau. Cette lecture m’a consolé des romans de finance 4 qu’on imprime tous les jours, et des remontrances. Je suis fâché que cette édition soit si incorrecte. Il y a des vers oubliés, et beaucoup d’estropiés. Oh ! si vous vouliez donner la dernière main à ce charmant ouvrage ! Pourquoi non ? on ne peut pas dire toujours son bréviaire. Quand vous seriez archevêque, quand vous seriez pape, je vous conjurerais de ne pas négliger un talent si rare . Mais vous ne m’avez rien répondu sur la tragédie de mes roués . Est-ce que les Grâces rebutent le pinceau du Caravage ? Cela pourrait bien être ; mais ne rebutez pas le tendre respect du vieux de la montagne. »

1 Le manuscrit est passé à la vente Sotheby le 11 juin 1968 .

4 Tels que celui de Roussel de La Tour : voir : http://data.bnf.fr/12336832/roussel_de_la_tour/

24/08/2018

Ces privilèges sont fondés

... Combien sont-ils, ceux qui font grève pour conserver envers et contre tout les intouchables avantages acquis, privilèges parfaitement infondés, pieusement nommés acquis sociaux pour berner le public qui n'en peut mais . Le choix des privilèges ne manque pas dans notre république soumise au mauvais vouloir de syndicats qui font du clientélisme . La dernière (je veux dire la plus récente) grève annoncée, celle d'Air France, est un modèle du genre écoeurant : money-money-money et peut importe que l'entreprise coule pourvu que l'Etat  paye cette gabegie . 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/14/air-franc...

Sans parler de la SNCF qui, pour une fois, n'est pas en retard .

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E-C-O-E-U-R-A-N-T !

 

 

« Voltaire et Marie-Louise Denis à

[destinataire inconnu]

28 auguste 1763

[pas de texte disponible]. 1

1L'original signé, avec la formule autographe, est passé à la vente du « portefeuille de Voltaire » chez Charavay le 12 mars 1855. Cette lettre était certainement en rapport avec la lettre suivante, de même date, signée de Jacob de Budé, Jacques Pictet et Marie-Louise Denis, adressée au roi, et à laquelle V* a certainement mis la main .

« Sire,/ Jacob de Budé, colonel au service de Hollande, Jacques Pictet, colonel au service du roi de Sardaigne, et Marie-Louise Denis, veuve de Nicolas-Charles Denis, capitaine au régiment de Champagne, commissaire ordonnateur des troupes de Votre majesté etc. , demandent très humblement pour toute grâce à Votre Majesté, qu'Elle daigne demeurer juge en son conseil du droit que les suppliants réclament . Ce droit est celui de toutes les terres du pays de Gex, dont les seigneurs ont toujours été en possession des dîmes .

Il s'agit , Sire, d'une terre seigneuriale, nommée Ferney, qui passa de la main des ducs de Savoie à celle des seigneurs de Berne .

Les seigneurs de Berne vendirent cette terre et ses dîmes , en 1542 . Elle tomba ensuite dans la maison de Budé, qui l'a vendue en 1759, à la dame Denis, et Votre Majesté, par un brevet du 18è mai 1759 , a maintenu la dame Denis dans tous les privilèges de cette terre, dont l'acquisition eût pu lui être très onéreuse sans cette grâce .

Ces privilèges sont fondés ,

1° sur le traité de Lausanne en 1564 fait entre les ducs de Savoie et le canton de Berne, sous la médiation du roi Charles IX . Il y est dit , Que les ventes faites subsisteront, quelques choses, et quelques bien qu'elles puissent concerner, sans en rechercher le premier état .

Or les seigneurs de Berne avaient vendu toutes les dîmes à tous les différents seigneurs du pays de Gex, qui demeurèrent sans difficulté en possession de ces dîmes qui avaient appartenu autrefois aux ducs de Savoie .

2° sur le traité de Lyon conclu en 1601, entre Henri le Grand et Charles Emmanuel, duc de Savoie, qui céda le pays de Gex à Henri le Grand . Le 12è article porte, Que pour le regard des ventes et aliénations faites à titre onéreux, Sa Majesté y sera obligée, tout ainsi que le duc y avait été tenu.

3° sur le traité d'alliance conclu à Arau en juin 1658 entre le feu roi et les cantons portant, Que tous les abergements et aliénations faites par la ville et le canton de Berne, des biens ecclésiastiques et autres dans le pays de Gex subsisteraient ; que le roi voulait qu'ils demeurassent en force et vigueur, et que les possesseurs ne fussent au préjudice d'iceux en aucune façon inquiétés ni molestés, conformément aux traités faits en 1564 entre le duc de Savoie, et le dite ville et canton de Berne, par la médiation et ratification du roi Charles IX et de plus entre le roi Henri IV, notre aïeul, et Charles Emmanuel, duc de Savoie, en 1601 .

4° sur les lettres du feu roi au conseil de Genève, l'une du 17è juin 1642, l'autre du 30è mai 1643, portant toutes deux, Que Sa Majesté ne souffrira pas que les causes concernant les dîmes du pays de Gex soient portées ailleurs que devant Elle en son conseil.

5° sur l'arrêt du conseil privé du roi du 12è avril 1657 qui évoque à lui la cause de François Lullin, attaqué pour la possession de ces dîmes, et fait défense au parlement d'en connaître .

6° sur l'arrêt du conseil de 1663, du 16è novembre, confirmatif de tous ceux qui évoquent au conseil toutes les causes concernant les dîmes du pays de Gex.

7° sur l'arrêt du 25è juin 1759 qui évoque à lui la cause instante entre des suppliants Jacob de Budé et Charles Pictet, et par conséquent celle de la dame Denis, contre le sieur Gros , curé de Ferney, lequel possédant dans la paroisse, plus de terres que le seigneur, et y ayant même des fiefs, demande encore les dîmes, transmises aux seigneurs de temps immémorial .

Le dit curé, comblé d'ailleurs de biens par la dame Denis, et sachant que les sieurs de Budé et Pictet étaient dans les pays étrangers, a surpris contre les suppliants, il y a quelques mois, un arrêt du conseil de Sa Majesté, par défaut, lequel renvoie les parties au parlement de Dijon.

Les suppliants représentent très humblement à Sa Majesté qu'Elle est seule juge et interprète de ses traités et de ses grâces .

Que le parlement de Dijon n'en peut juger, puisqu'il ne les connait pas, et qu'il ne juge que sur le droit commun .

Que si les seigneurs de Ferney se soumettent au jugement de Sa Majesté, un curé doit s'y soumettre aussi, et qu'il ne peut décliner sa justice .

Qu'ils demandent à revenir contre l'arrêt obtenu par défaut, arrêt longtemps caché à la dame Denis, et qui ne lui a été signifié qu'au bout de plus de six mois .

Cette surprise est non seulement faite aux suppliants, mais à Sa Majesté même, et à ses ministres, seuls juges de cette affaire, dans laquelle sont intervenus les conseil de Berne, et en dernier lieu la république de Genève, comme parties intéressées . Sa Majesté ayant évoqué le dit procès à son conseil, sur les remontrance du canton de Berne ; et M. le duc de Praslin ayant été supplié par le république de Genève , de maintenir le traité d'Arau en cette partie comme dans tout le reste .

De Budé

Denis

Pictet. »

23/08/2018

C'est tout ce que nous ambitionnons, et ce que notre partie adverse décline

 ... Ambitionner une critique libre du gouvernement semble être le pire des crimes, passible de la peine de mort dans ce magnifique pays respectueux des droits de l'homme, j'ai nommé l'Arabie Saoudite .

Ô merveille ! les femmes ont acquis le droit de conduire leur voitures .

Ô merveille ! elles ont aussi toujours le droit d'être mises à mort !

Comme dit Shakespeare version XXIè siècle : "Il y a quelque chose de pourri dans le royaume d'Arabie !", et le prince ( mon esprit républicain a du mal à lui reconnaitre ce titre ) Mohamed ben Salmane, un réformateur servi par des ministres sanguinaires moyenâgeux, nous montre ses limites, il n'est pas prêt à payer de sa personne pour que la liberté règne enfin . L'esprit violent de l'an 1923, -prise de pouvoir par le poignard- de cette famille est toujours d'actualité .

http://www.leparisien.fr/international/arabie-saoudite-pe...

 http://www.atlantico.fr/rdv/geopolitico-scanner/menaces-m...

 

Israa al-Ghomgham et quatre autres militants des droits de l’homme étaient accusés d’avoir encouragé la contestation dans une région chiite d’Arabie saoudite.

 

 

« Marie-Louise Denis et Voltaire

à César-Gabriel De Choiseul

duc de Praslin

Aux Délices près de Genève

28è auguste 1763

Monseigneur,

Nous vous supplions de daigner être notre juge . Le sieur Mariette notre avocat, vous présentera une requête plus détaillée 1. Il fera voir que l'arrêt obtenu contre nous par défaut, l'a été sur un faux exposé, et contre la femme du sieur Pictet, morte depuis longtemps .

Nous ajoutons seulement ici, que le curé contre lequel nous plaidons, nous a toujours, et publiquement assurés qu'il ne plaidait point, et que pendant ce temps-là même, il faisait avec nous un échange très avantageux, que le roi a revêtu de ses lettres patentes du mois de juin 1763 . Ainsi, ce curé a trompé le Conseil, ainsi que nous .

Les traités et les déclarations de nos rois, nous font espérer que notre sort dépendra de vous . C'est tout ce que nous ambitionnons, et ce que notre partie adverse décline .

Nous sommes avec le plus profond respect

monseigneur

vos très humbles , très obéissants serviteur et servante

Denis

Voltaire . »

1 A savoir le « Mémoire succinct, sur la terre de Ferney et les dîmes » . Les suppliants Voltaire et Mme Denis y demandent « l'honneur et l'avantage de plaider devant nos seigneurs [du Conseil de Berne] » pour « prouver que les dîmes en question leurs appartiennent entièrement » . Voir aussi lettre du 27 septembre 1763 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2009/09/27/vous-m-empechez-de-dormir-et-je-n-en-peux-plus.html