16/08/2019
il faut pardonner à un jeune homme qui cherche à tirer tout le parti possible de sa médiocrité
... Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé n'est due qu'à la malice éhontée du rédacteur .
« A Henri-Louis Lekain
30è juin 1764 au château de Ferney
Mon cher ami, j'ai peur de n'avoir pas répondu à votre lettre du 9 juin, j'ai la vue si mauvaise que j'avais oublié votre petite écriture dans mes paperasses . Vous me parliez d'un jeune peintre qui est votre ami, je ne mérite assurément pas l'honneur qu'il veut me faire, mais j'y suis très sensible . Au reste, vous saurez qu'on ne veut point de portrait en pastel à l'Académie ; nous pensons tout différemment à Ferney . Je vous prie de lui dire que je suis plein de reconnaissance pour lui, et que je m'intéresse à ses talents et à ses succès .
J'apprends que le jeune ex-jésuite vous a assommé de corrections, il faut pardonner à un jeune homme qui cherche à tirer tout le parti possible de sa médiocrité . Il avait oublié,
A mon cœur désolé que votre pitié s'ouvre 1.
Mon ex- jésuite dit qu'il faudrait mettre :
Julie
Il vit .
Fulvie
S'il est connu la mort est sur ses traces .
Julie
Fuir devant les César est le sort de sa race ?
Fulvie
Il y va de ses jours.
Julie
Et c'est ce que je crains ,2
etc.
Bonsoir mon cher grand acteur, mon petit loyoliste vous fait mille compliments . »
1 Voir lettre du 29 juin 1764 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2019/08/12/les-rois-titulaires-feront-gloire-d-imiter-les-rois-regnants-6169592.html
2 Tout le passage fut supprimé .
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15/08/2019
vous faites bien de vous adresser aux belles plutôt qu’aux moines
...
« A George Keate, Esq
Nandos Coffee-house
London
Je vous remercie, monsieur, de ce que vos vers sont aussi bien imprimés 1 que bien faits ; cela soulage mes pauvres yeux, qui ne lisent que très difficilement . Il est vrai que mon âme a eu beaucoup plus de plaisir que mes yeux en vous lisant ; tout ce que vous faites est plein d'imagination et de grâce ; on ne peut tirer un meilleur parti d'une vielle abbaye et vous faites bien de vous adresser aux belles plutôt qu’aux moines . Je suis toujours extrêmement flatté de votre souvenir, il me console dans mon infirme vieillesse . Je serai toute ma vie, monsieur, avec un attachement inviolable votre très humble et très obéissant serviteur.
V.
29è juin 1764 à Ferney. »
1 The Ruins of Netley abbey , 1764 ; V* se procurera aussi la seconde édition de 1769 : Netley abbey . Voir : http://spenserians.cath.vt.edu/TextRecord.php?textsid=37639
et : https://archive.org/details/netleyabbeyelegy00keat/page/n6
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14/08/2019
L'histoire dit ce qu'on a fait ; Un bon roman, ce qu'il faut faire
... Nos textes de lois sont-ils de bons romans ? Hélas non ! leurs auteurs manquent souvent de talent et ne font que compliquer la vie, ordres et contrordres , désordre .

Des maux, des mots .
« A Anne-Louise Dumesnil-Morin Élie de Beaumont
A Ferney 29 juin 1764
Je vous dois, madame, de nouveaux remerciements et de nouveaux éloges 1. Votre joli roman m'a fait vite quitter des fatras d'histoires qui m'occupaient .
L'histoire dit ce qu'on a fait ;
Un bon roman, ce qu'il faut faire .
Vous avez peint , trait pour trait,
Les vertus avec l'art de plaire ;
Et l'on peut dire en cette affaire
Que le peintre a fait son portrait .
Je ne suis pas moins touché du mémoire pour Potin 2 ou plutôt pour deux millions d'hommes . Monsieur de Beaumont et vous madame êtes sûrs de l’estime publique . Souffrez que ma lettre soit pour vous deux, que je vous félicite d'appartenir l'un à l'autre , et que je joigne ma sensible reconnaissance madame au respect que j'ai pour vous .
V. »
1 Mme Élie de Beaumont a adressé le 16 juin 1764 à V* les Lettres du marquis de Roselle accompagnées d’une lettre essentiellement en vers . Voir : https://data.bnf.fr/fr/12007101/anne-louise_elie_de_beaumont/
et : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Louise_%C3%89lie_de_Beaumont
et : https://archive.org/details/lettresdumarquis00elieuoft/page/n4
2 Voir lettre du 28 mai 1764 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2019/06/28/vous-n-aurez-encore-aujourd-hui-qu-un-mot-du-malingre-6160977.html
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13/08/2019
Aimons la vertu, mon cher frère, et rions des fous
...
Il serait fou de ne pas rire .
« A Etienne-Noël Damilaville
29è juin 1764 1
C’est à vous, mon cher frère, que je dois adresser ma réponse à madame de Beaumont. Me voilà partagé entre elle et son mari. Voilà un couple charmant : l’un protège généreusement l’innocence, l’autre rend la vertu aimable 2. Voilà des amis dignes de vous.
Quel M. Fargès s’il vous plaît, à opiné si noblement 3 ? car il y en a deux. J’en connais un qui est haut comme un chou, et dont les jambes ressemblent assez à celles de l’abbé Chauvelin ; il lui ressemble sans doute aussi par le cœur et par la tête, puisqu’il a parlé avec tant de grandeur et de force.
J’ai déjà écrit à M. le duc de La Vallière pour le prier, en qualité de grand-veneur, de faire tirer sur le procureur-général de la commission, s’il ne prend pas l’affaire des Calas aussi vivement que nous-mêmes.
Serez-vous étonné si je vous dis que j’ai reçu une lettre anonyme de Toulouse, dans laquelle on ose me faire entendre que tous les Calas étaient coupables, et que les juges ne le sont que d’avoir épargné la famille ? Je présume que, si j’étais à Toulouse, on me ferait un assez mauvais parti. Je pense qu'il faudra que M. Hulin se contente de ce qui est chez M. de Laleu ; j'écrirai en conséquence ; il me semble que cela ne doit pas faire de difficulté ; mais en attendant je pense qu'il est bon de ne se pas dégarnir tout à fait . M. l'abbé Arnaud votre ami, est celui à qui il faut donner la préférence . Le reste viendra ensuite .
Ce pauvre Panckoucke est tout effaré de ce qu’une partie de sa lettre a couru ; il dit qu'il la désavouera . Ce serait s'achever de peindre . J’ai la lettre signée de sa main, et je la ferais contrôler comme un billet au porteur .
Que dites-vous de ce monstre 4 fou de Jean-Jacques qui prétend que je suis son persécuteur ? Ce misérable, parce qu’il m’a offensé, ainsi que tous ses amis, s’imagine que je me suis vengé ; il me connaît bien mal. Aimons la vertu, mon cher frère, et rions des fous. Ecr. l’inf. »
1 L'édition de Kehl supprime la fin du quatrième paragraphe ( à partir de Je pense qu'il faudra …) et insère le 5ème paragraphe dans la lettre du 26 juillet 1764 , à la suite de la copie Beaumarchais .
2 Elle vient de publier les Lettres du marquis de Roselle ; voir : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6355166z/f11.image.texteImage
3 Voir lettre du 21 juillet 1764 à Richelieu : http://www.monsieurdevoltaire.com/2014/08/correspondance-annee-1764-partie-25.html
4 Mot biffé sur la copie et absent des éditions .
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12/08/2019
les rois titulaires feront gloire d’imiter les rois régnants
... On croirait bien que Volti connait Zidane et ses doutes pour le mercato madrilène .
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
29è juin 1764 à Ferney 1
Mes divins anges, vous devez avoir reçu, de la part de l’ex-jésuite, force vers pour les roués. Ce pauvre diable me dit toujours que la chaleur de la saison et la froideur de la pièce le font trembler. Il se souvient surtout qu’il a oublié de corriger ce vers :
A mon cœur désolé que votre pitié s’ouvre.2
Il dit qu’il ne manquera pas de le corriger pour la première poste . Il dit qu’il n’est pas aujourd’hui fort en train.
Seriez-vous capable de me dire quel Fargès a opiné pour faire des injonctions aux juges de Toulouse ?3 C'est très noblement opiner , à mon avis . J'ai vu chez moi un Fargès pas plus haut que ma jambe ressemblant assez à monsieur le coadjuteur . J’ai reçu une lettre anonyme de Toulouse, assez bien raisonnée en apparence ; mais le fond de la lettre est que tous les Calas étaient complices, et que les juges n’ont à se reprocher que de ne les avoir pas tous condamnés. Cette lettre ne me donne aucune envie d’avoir un procès à Toulouse.
Je pense toujours que M. de Hulin doit se contenter du paquet qui l’attend chez M. de Laleu 4, et que les rois titulaires feront gloire d’imiter les rois régnants.
Au reste, je me flatte que mes anges auront aisément trouvé quelque bavard qui parlera de Pierre-le-Cruel à des bavards de sa connaissance. M. de Chauvelin l’ambassadeur est dans le secret, comme vous le savez . Je ne crois pas qu’il en parle à la Sérénissime République. Je n’ai plus rien à dire.
Respect et tendresse. »
1 L'édition de Kehl, suivant la copie Beaumarchais, supprime la première moitié du second paragraphe biffée sur la copie .
2 Ce vers fut supprimé .
3 Il s'agissait de François Fargès de Polisy, 1738-1792, (fils du personnage, Jean-François-Marie Fargès de Polisy ,1700-1779, avocat du roi de 1720 à 1723, cité dans la lettre à Thieriot de 1720 : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-quand-francois-marie-arouet-devient-voltaire-partie-6-71583397.html ). Voir : https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=en&p=francois&n=de+farges+de+polisy
Ce maître des requêtes a opiné que les juges de Toulouse fussent punis .
4 Pour le roi de Pologne .
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11/08/2019
quand les hommes sont ou méchants ou prévenus, il faut ou les fuir ou les détromper
...
« A Marie de Vichy de Chamrond, marquise Du Deffand
27è juin 1764, à Ferney
27 juin 1764 1
Notre commerce à tâtons devient vif, madame. Votre grand’tante faisait très bien de prendre le temps comme il vient et les hommes comme ils sont 2 . Mais quand le temps est mauvais, il faut un abri ; et quand les hommes sont ou méchants ou prévenus, il faut ou les fuir ou les détromper : c’est le cas où je me trouve. Vous ne vous attendiez pas à être chargée d’une négociation, madame. C’est ici où le quinze-vingts des Alpes a besoin des bontés de la très judicieuse quinze-vingts de Saint-Joseph.
Rousseau, dont vous me parlez 3, m’écrivit, il y a trois ans, ces propres mots de Montmorency : « Je ne vous aime point, vous donnez chez vous des spectacles ; vous corrompez les mœurs de ma patrie pour prix de l’asile qu’elle vous a donné. Je ne vous aime point, monsieur, et je ne rends pas moins justice à vos talents. 4»
Une telle lettre, de la part d’un homme avec qui je n’étais point en commerce, me parut merveilleusement folle, absurde et offensante. Comment un homme qui avait fait des comédies pouvait-il me reprocher d’avoir des spectacles chez moi, en France ? Pourquoi me faisait-il l’outrage de me dire que Genève m’avait donné un asile ? Eh ! j’en donne quelquefois ; je vis dans mes terres, je ne vais point à Genève ; en un mot, je ne comprends point sur quel prétexte Rousseau put m’écrire une pareille lettre. Il a sans doute bien senti qu’il m’avait offensé, et il a cru que je m’en devais venger ; c’est en quoi il me connaît bien mal.
Quand on brûla son livre 5 à Genève, et qu’il y fut décrété de prise de corps, il s’imagina que c’était moi qui avais fait une brigue contre lui, moi qui ne vais jamais à Genève 6. Il écrit à Mme la duchesse de Luxembourg que je me suis déclaré son plus mortel ennemi 7 ; il imprime que je suis le plus violent et le plus adroit de ses persécuteurs 8. Moi, persécuteur ! C’est Jeannot Lapin qui est un foudre de guerre. Moi, j’aurais été un petit père Le Tellier ! quelle folie ! Sérieusement parlant, je ne crois pas qu’on puisse faire à un homme une injure plus atroce que de l’appeler persécuteur.
Si jamais j’ai parlé de Rousseau autrement que pour donner un sens très favorable à son Vicaire savoyard, pour lequel on l’a condamné, je veux être regardé comme le plus méchant des hommes. Je n’ai pas même voulu lire un seul des écrits qu’on a faits contre lui, dans cette circonstance cruelle où l’on devait respecter son malheur et estimer son génie.
Je fais madame la maréchale de Luxembourg juge du procédé de Rousseau envers moi et du mien envers lui . Je me confie à son équité, et je vous supplie de rapporter le procès devant elle. J’ambitionne trop son estime pour la laisser douter un moment que je sois capable de me déclarer contre un infortuné.
Je suis touché si sensiblement que je ne puis cette fois-ci vous parler d’autre chose. Vous aurez sans doute chez vous M. d’Argenson, et vous vous consolerez tous deux du mal que la fortune a fait à l’un et que la nature a fait à l’autre 9. Adieu, madame, pour moi je serai consolé si vous me défendez de l’imputation calomnieuse que j’essuie. Comptez sur mon très tendre et très sincère attachement.
V. »
1 La répétition à Ferney[...]1764 est de la main de V* .
2 Mme Du Deffand écrit le 17 juin 1764 : « Ne parlons plus de bonheur […] on ne se rend point heureux par système, il n'y a de bonnes recettes pour le trouver que celle d'une de mes grand’tantes, de prendre le temps commme il vient et le sgens comme ils sont . »
3 « Avez-vous lu la dernière lettre de Rousseau, où il parle de M. de Luxembourg ? J'ai fait lire à Mme de Luxemb[ourg] ce que vous m'avez écrit pour elle, cela a été reçu couci-couci . Vous êtes, dit-elle, le plus grand ennemi de Jean-Jacques, et elle se pique d'un grand amour pour lui . »
4 Voir la lettre du 22 juin 1764 à de Château-Lyon : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2019/08/03/c-est-jeannot-lapin-a-qui-on-fait-accroire-qu-il-est-un-foudre-de-guerre.html
5 Le 19 juin 1762 .
6 Outre que l'affirmation de V* n'est pas exacte ( voir lettre du 22 juin 1764 à Théodore Tronchin : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/06/24/l... ) , la raison qu'il donne n'est guère convaincante car il voit assez de genevois à Ferney et aux Délices pour avoir toutes les relations nécessaires à Genève .
7 Il le dit plutôt dans sa lettre du 28 mai , cette phrase de Rousseau n'est pas connue autrement .
8 Voir lettre du 22 juin 1764 à de Château-Lyon .
9 L'un est exilé, et l'autre aveugle .
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10/08/2019
tant vaut l’homme, tant vaut son Église
...
« Au cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis
27 juin [1764] aux Délices
Monseigneur,
Il faut que vous permettiez encore cette petite importunité. Je sais respecter vos occupations. Mais il y a une bagatelle très importante pour moi, pour laquelle je vous implore . Elle n’est ni sacerdotale ni épiscopale, elle est académique. On va jouer une tragédie où Votre Éminence n’ira pas, et où je voudrais qu’elle pût aller. C’est ce Triumvirat, cet assemblage d’assassins et de coquins illustres, sur quoi je vous consultai l’année passée quand vous aviez du loisir. J’ai oublié de vous demander le secret, et je vous le demande aujourd’hui très instamment. On va donner la pièce sous le nom d’un petit ex-jésuite. Prêtez-vous à cette niche, si on vous en parle. Je vous prends pour mon confesseur . Vous ne me donnerez peut-être pas l’absolution ; cependant je vous jure que j’ai suivi vos bons avis autant que j’ai pu. Si la pièce est sifflée, ce n’est pas votre faute, c’est la mienne. Comme vous voilà établi mon confesseur, je vous avouerai, toute réflexion faite, que, malgré mon extrême envie de vous voir uniquement à la tête des lettres, vivant en philosophe, cependant je vous pardonne d’être archevêque.
Je ne trouve qu’une bonne chose dans le testament attribué au cardinal de Richelieu 1: c’est qu’il faut qu’un évêque soit homme d’État plutôt que théologien. Le métier est bien triste pour qui s’en tient aux fonctions épiscopales . Mais un grand seigneur archevêque peut, dans les occasions, tenir lieu de gouverneur, d’intendant, de juge, et tant vaut l’homme, tant vaut son Église. Si vous aviez siégé à Toulouse, l’horrible affaire de Calas ne serait pas arrivée.
Je suis obligé de parler ici à Votre Éminence d’un archevêque de votre voisinage qui a fait un étrange mandement. Il m’y a fourré très indécemment . C’est monsieur d’Auch. Il prenait bien son temps, tandis que je faisais mille plaisirs à son neveu, qui est un gentilhomme de mon voisinage. On dit que c’est un Patouillet, jésuite, qui est l’auteur de ce mandement brûlé à Toulouse. Il faut que ce Patouillet soit un fanatique bien mal instruit. Il ne savait pas que j’avais recueilli deux jésuites, dont l’un est mon aumônier, et l’autre demeure dans un de mes petits domaines. Le temps où nous vivons, monseigneur, demande des hommes de votre caractère et de votre esprit à la tête des grands diocèses. Comme je ne suis qu’un profane, je n’en dirai pas davantage, et je vous demande votre bénédiction.
Je voudrais bien que vous pussiez lire la Tolérance . Je crois que vous y trouveriez quelques-uns de vos principes. L’ouvrage est un peu rabbinique, mais il vous amuserait.
J’aurai l’honneur d’écrire à Votre Éminence quand elle sera tranquille au pays des Albigeois et débarrassée de la grosse besogne. Je la supplie de me conserver ses bontés et d’agréer mon très tendre respect.
V. »
1 A propos duquel V* se trompe , voir : http://montesquieu.ens-lyon.fr/spip.php?article871
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