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22/01/2025

vous savez que les morts sont bien moins ingrats que les vivants

... Pour peu qu'on leur laisse la parole . Il doit y en avoir quelques exemples dans ces oeuvres posthumes, autobiograhiques, je vous laisse le choix :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Roman_posthume

Voir par exemple Samuel Butler "Ainsi va toute chair" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ainsi_va_toute_chair

Le Paradis, d'hervé Guibert : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Paradis_(roman)

La Fille pauvre , de Maxence Van der Meersch : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Paradis_(roman)

 

 

 

"A Jean-Chrysostome Larcher, comte de La Touraille

19è juillet 1769

Vraiment, monsieur, je ne savais pas l’honneur que vous m’avez fait 1 et l’obligation que je vous ai. Vous écrivez des lettres charmantes à des pédants, et après vous être fait tailler avec tant de courage, vous vous amusez à venger la pauvre innocence opprimée. Vous rendez justice à la mémoire de mon cher oncle, l’abbé Bazin. Je le verrai bientôt, et je lui dirai ce que vous avez daigné faire pour lui ; il y sera sensible; vous savez que les morts sont bien moins ingrats que les vivants.

Je ne sais pourquoi on s’obstine parmi les vivants à m’attribuer l’Histoire du Parlement. Il est juste que je prenne la liberté de vous confier ce que je pense sur cet ouvrage, dont l’impression est, je vous assure, un grand mystère d’iniquité. Voici la copie de la lettre que j’ai écrite 2 à M. Marin, secrétaire de la librairie. Vous vous êtes fait mon chevalier : vous voilà engagé par vos bienfaits; ajoutez, monsieur, à toutes les grâces dont vous me comblez, celle de me mettre aux pieds du digne petit-fils du grand Condé.

Comptez, monsieur, jusqu’au dernier moment de ma vie, sur le tendre respect de l’ermite des Alpes."

Nous verrons si on sera assez barbare pour agir contre un homme de soixante et quinze ans sur des propos vagues et ridicules sans la moindre apparence de preuve

... C'est du Sarkozy tout pur [sic], celui qui serait capable de tricher sur son âge comme sur bien des affaires malhonnêtes : https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/21/au-proc...

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https://www.lunion.fr/id676766/article/2025-01-05/lactual...

 

 

"A Alexandre-Marie-François de Paule de Dompierre d'Hornoy

19è juillet [1769] 1

La poste part, mon cher ami, presque au moment où je reçois votre lettre . À peine ai-je le temps et la force de vous dire combien je vous suis obligé de m'avoir instruit de tout ce qui se passe . Tout ce que je puis vous dire c'est que je ne sais rien de plus erroné et de plus platement écrit que la fin de cet ouvrage . Cela n'est pas assurément de moi . Il faut être bien peu judicieux ou très méchant pour dire que c'est là mon style . Mme Denis sait qu'on m'a volé des lettres qu'on veut encore faire imprimer 2. L'aventure dont vous me parlez est beaucoup plus odieuse . Je n'ai d'autre parti à prendre que celui de me taire et de me renfermer dans l'innocence la plus prouvée .

Au reste, voilà à peu près le centième ouvrage qu'on m'impute . Nous verrons si on sera assez barbare pour agir contre un homme de soixante et quinze ans sur des propos vagues et ridicules sans la moindre apparence de preuve . J'ai assez vécu, et je mourrai en vous aimant .

Vous pourrez montrer la copie ci-jointe 3.

Si vous avez la bonté d'envoyer les arrêts en question, je vous prie de les envoyer par M.Marin."

1 Original, les deux derniers paragraphes sont autographes .

21/01/2025

on ne manquera pas de fournir pour l'arrière-cabinet tout ce qu'on pourra recevoir de Hollande

... L'herbe qui fait rire, par exemple, et quelques tulipes, faute de proposer un territoire riche en minéraux pour le nouveau locataire de la Maison Blanche .

Je me suis bien gardé de regarder son investiture , l'avènement d'un salopard me débecte .

Bravo peuple US, magnifique choix, tu vas en baver des ronds de chapeau / Well done people of the USA, magnificent choice, you are going to lose your hat.

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"A François-Samuel Mandrot, Secrétaire

et Bibliothécaire de la Société

à Morges 1

La personne à qui monsieur Mandrot a bien voulu s'adresser pour avoir quelques livres a été très flatté de l'honneur et du plaisir d'être son bibliothécaire . On fait partir aujourd’hui par le coche un petit paquet ; et on ne manquera pas de fournir pour l'arrière-cabinet tout ce qu'on pourra recevoir de Hollande .

Le bibliothécaire de monsieur Mandrot souhaiterait passionnément d'avoir l'honneur de s'entretenir avec lui . Il ira peut-être prendre les eaux de Rolle 2, et saisira ce prétexte pour voir un philosophe qui met les hommes en état de s'instruire . Il lui présente ses très sincères obéissances .

18è juillet 1769.3"

3 Original : bibliothèque de Morges .

20/01/2025

ne savez-vous pas que je suis tolérant, et que je préfère même le petit nombre, qui fait la bonne compagnie à Paris, au petit-nombre des élus 

... La preuve, j'ai invité à mon investiture la crême de l'extrême droite française , européenne et mondiale ! " dit le pénible Trump qu'il va falloir subir quatre ans (sauf heureuse disparition providentielle ) .

Qui paye les frais de voyage des invités ? Le RN pour Louis Aliot , Julien Sanchez et Alexandre Sabatout ? Reconquète pour Marion Maréchal , Zemmour et Sarah Knafo ?

Voir le montant faramineux des frais de cet évènement : https://www.vietnam.vn/fr/chi-phi-khung-cho-le-nham-chuc-...

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https://www.cartooningforpeace.org/editos/trump-investitu...

 

 

"A Marie de Vichy de Chamrond, marquise Du Deffand

18è juillet 1769

Ma nièce m’a dit, madame, que vous vous plaignez de mon silence, et que vous voyez bien qu’un dévot comme moi craint de continuer un commerce scandaleux avec une dame profane telle que vous l’êtes. Eh ! mon Dieu, madame, ne savez-vous pas que je suis tolérant, et que je préfère même le petit nombre, qui fait la bonne compagnie à Paris, au petit-nombre des élus ? Ne savez-vous pas que je vous ai envoyé par votre grand’maman les Lettres d’Amabed 1, dont j’ai reçu quelques exemplaires de Hollande ? Il y en avait un pour vous dans le paquet.

N’ai-je pas encore songé à vous procurer la tragédie des Guèbres, ouvrage d’un jeune homme qui paraît penser bien fortement, et qui me fera bientôt oublier ? Pour moi, madame, je ne vous oublierai que quand je ne penserai plus ; et, lorsqu’il m’arrivera quelques ballots de pensées des pays étrangers, je choisirai toujours ce qu’il y aura de moins indigne de vous pour vous l’offrir. Vous serez bientôt lasse des contes de fées. Quoi que vous en disiez, je ne regarde ce goût que comme une passade.

Avez-vous lu l’Histoire 2 de M. Hume ? il y a là de quoi vous occuper trois mois de suite. Il faut toujours avoir une bonne provision devant soi.

Il paraît en Hollande une Histoire du Parlement, écrite d’un style assez hardi et assez serré ; mais l’auteur ne rapporte guère que ce que tout le monde sait, et le peu qu’on ne savait pas ne mérite point d’être connu : ce sont des anecdotes du greffe. Il est bien ridicule qu’on m’impute un tel ouvrage ; il a bien l’air de sortir des mêmes mains qui souillèrent le papier de quelques invectives contre le président Hénault 3, il y a environ deux années : c’est le même style ; mais je suis accoutumé à porter les iniquités d’autrui. Je ressemble assez à vous autres, mesdames, à qui on donne une vingtaine d’amants quand vous en avez un ou deux.

Deux hommes que vous connaissez sans doute, M. le comte de Schomberg et M. le marquis de Jaucourt, ont forcé ma retraite et ma léthargie ; ils sont très contents de mes progrès dans la culture des terres, et je le suis davantage de leur esprit, de leur goût, et de leur agrément ; ils aiment ma campagne, et moi, je les aime. Ah ! madame, si vous pouviez jouir de nos belles vues ! il n’y a rien de pareil en Europe ; mais je tremble de vous faire sentir votre privation. Vous mettez à la place tout ce qui peut consoler l’âme. Vous êtes recherchée comme vous le fûtes en entrant dans le monde : on ambitionne de vous plaire ; vous faites les délices de quiconque vous approche. Je voudrais être entièrement aveugle, et vivre auprès de vous."

1 Mme Du Deffand accuse réception des Lettres d'Amabed dans une lettre du 16 juillet : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1769/Lettre_7596

V* avait dû les envoyer en même temps que la lettre du 3 juillet 1769 à la duchesse de Choiseul : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2025/01/03/les-details-me-pilent-6529523.html

Lettres d'Amabed : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_Œuvres_complètes_Garnier_tome21.djvu/461

2 Voltaire avait, en 1764, donné dans la Gazette littéraire un article qui est pages 169-173 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_Œuvres_complètes_Garnier_tome25.djvu/179

3 Voltaire veut parler de l’Examen de la nouvelle Histoire de Henri IV. Voir page 532 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_Œuvres_complètes_Garnier_tome15.djvu/542

et : page 265 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_Œuvres_complètes_Garnier_tome29.djvu/275

et ci-dessus la  lettre du 13 septembre 1768 à Hénault : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/03/26/m-6491423.html

Les livres ne peuvent qu'amuser... et ne peuvent rien lui apprendre

... Est-ce pour cela que les Français, en particulier les jeunes se désintéressent des livres ? Petite étude sur le sujet : https://www.culture.gouv.fr/actualites/La-lecture-en-pert...

Nos jeunes ne prennent pas même le temps de lire les consignes de leurs jeux vidéo, pressés qu'ils sont de faire s'agiter leurs personnages et cliquant au pif sans autre but .La France, ta culture fout le camp !

 

 

"A François-Louis Allamand

18è juillet 1769 1

Le bibliothécaire de monsieur Allamand lui fait les plus sincères compliments, et lui envoie deux volumes qu'il vient de recevoir . Les livres ne peuvent qu'amuser monsieur Allamand et ne peuvent rien lui apprendre ."

1 Au verso de la lettre, Allamand a noté quelques vers pour mettre à la tête du pot-pourri de Voltaire [...] de La Philosophie de l'histoire [...] de La Pucelle [...] .

Voir : https://lumieres.unil.ch/fiches/bio/18/

et : https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb12061798d

Il y a des absurdités qu'il ne faut réfuter que dédaigneusement, et légèrement

... C'est bien ainsi qu'il faut traiter les dires de Mélenchon, triste sire, aigri et malveillant : https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/01/19/jean-...

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« A Marie-Louise Denis

17è juillet 1769

Je suppose , ma chère amie, que vous avez reçu toutes mes lettres . Je n'en ai point reçu de vous depuis le 4 juillet .

Je crois que vous connaissez M. le comte de Schomberg, maréchal de camp . C'est un des meilleurs officiers qu'il y ait en France , où une branche de sa maison est établie depuis longtemps, et un très aimable philosophe . Il faut à mon gré ou vivre seul,ou vivre avec de tels hommes et avec vous ; il arriva à Ferney le 14 au soir avec une lettre de M. le duc de Choiseul qui le regarde comme un de ses meilleurs amis , et il est bien digne de l'être . Il y en avait une aussi de Mme la duchesse de Gramont 1. À l'égard de Mme la duchesse de Choiseul, elle n'y fait pas tant de façon. Elle écrit par la poste et contresigne .

M. de Choiseul qui a donné au roi un royaume et un pape paraît avoir plus de gaieté et plus d'esprit que jamais . De si beaux succès doivent en effet mettre un ministre de bonne humeur .

Notre commandant M. de Jaucourt est venu avec M. de Schomberg à Ferney . Je n’étais pas trop de bonne humeur, moi chétif, quand ils arrivèrent . Je n’étais que tranquille. J'avais eu je ne sais quel étourdissement, je ne sais quel éblouissement, une si grande faiblesse, un pouls si extraordinaire que j'avais tout l'air d'être à la fin de ma singulière carrière, et du songe de ma vie . Cet accident est passé, mais j'avais fait mon paquet 2 . Je les ai tous deux informés des détails de toute l’aventure du cuistre mitré d'Annecy . Ils ont bien compris qu'il fallait avoir un procès avec ce misérable, ou prendre le parti que j'ai pris .

Mon dessein était, ma chère amie, de vous venir prendre au mois d'octobre, de passer quelques jours à Paris, et de vous emmener dans votre château de Ferney ; mais dans la crise où a été ma santé, et dans celle où sont actuellement mes petites affaires avec l'incomparable trésorier de M. le duc de Virtemberg, je ne pourrai probablement prendre d'autre parti que celui de vous attendre . Je vous développerai toutes mes idées quand je serai un peu pus au fait de mes affaires et de moi-même . Vous arrangerez tout pour le mieux . La faiblesse où je suis ne me permet aujourd’hui que d'attendre et de me résigner .

Le premier président de Nicolay m’avait promis de m’envoyer les pièces du procès que son corps soutient aujourd'hui contre le Parlement, mais la sagesse ordinaire du roi a éteint cette petite querelle . C'est une pièce à peu près comme celle des Guèbres, elle ne sera point jouée . L'opéra-comique du Déserteur 3 sera la seule chose qui occupera le public .

M. le maréchal de Richelieu devrait bien faire jouer la Pandore de La Borde pour la fin de son année . On dit que la musique en est très belle . D'ailleurs, cette fête convient à un mariage plus qu'on ne le croirait d'abord, c'est l'amour et l'espérance . Ces deux divinités consolent de tous les maux dont on dit que les dieux ont affligé notre petit monde . Le spectacle d'ailleurs serait très beau, et fournirait, à mon avis une des pus belles fêtes qu'on eût jamais données. Probablement cette fête n’aura pas lieu puisque La Borde croit avoir besoin que j'en écrive au maréchal, premier gentilhomme des fêtes . Ce serait plutôt M. de Richelieu qui devrait prier M. de La Borde . Je suis si étranger à ce pays-là, si peu au fait des saints et des saintes du jour, et si hors de combat, qu'il ne m'appartient guère de me mêler auprès de M. de Richelieu ni des affaires ni des plaisirs . On dit qu'il est plus jeune que jamais, mais moi je suis plus vieux que jamais . Je lui écris pourtant un petit mot touchant la boîte de Pandore et l'argent qu’il vous doit 4. Je vous dirai toujours : « Ne négligez point la succession de Guise ». Il est ridicule et inconcevable que vous ne touchiez rien de douze ans d'arrérages qu'on vous doit lorsque vous êtes la première créancière . Ces discussions de partage sont un champ où les procureurs et les gens d'affaire font d'énormes moisons. Ils devraient bien au moins vous permettre de glaner ce qui vous appartient . Que ne chargez-vous de cette affaire un  procureur qui glanera aussi, et qui vous fera payer ? N'en avez-vous pas parlé à votre neveu d'Hornoy ? Aurez-vous passé dix-huit mois à Paris sans pouvoir mettre ordre à l’injustice qu'on vous fait ? Cette affaire très sérieuse me fait presque oublier la petite tracasserie de cette Histoire en deux volumes que la malignité et l'ignorance s'efforçaient de m'attribuer . Je n'ai pas cru que ce ridicule pût mériter une sérieuse attention ; j'ai traité la chose avec un peu de mépris dans les papiers publics . Il y a des absurdités qu'il ne faut réfuter que dédaigneusement, et légèrement .

Voudriez-vous bien me faire l'amitié de me mander ce que c'est que M. Nogué, beau-frère de M. de La Borde ? Quelle dignité a-t-il dans le royaume de France ? De quoi est-il chargé ?

Je vous embrasse de tout mon cœur, ma chère amie, quand j'aurais repris un peu de ma tête je vous écrirai un peu plus au long . »

1 Lettres non connues .

3 Le Déserteur , de Sedaine a été créé au Théâtre-Italien le 6mars 1769 avec un grand succès .

Voir : https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36709-le-deserteur-de-sedaine-et-monsigny-par-ponce

et : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9serteur_(op%C3%A9ra)

4 La lettre du 19 juillet 1769 à Richelieu ne parle que de Pandore : http://www.monsieurdevoltaire.com/2015/09/correspondance-annee-1769-partie-23.html

19/01/2025

Ces titres invitent le lecteur à lire ce que sans eux ils ne liraient pas

... Et à l'occasion n'écouteraient pas , comme par exemple Richard Malka à propos en particulier de la liberté d'expression, inspiré qu'il est par Voltaire : Voltaire, Dieu et les hommes avec Richard Malka | France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-...

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Malka

 

 

« A Gabriel Cramer

[juillet 1769]

Dans le triste état où je suis, n'en pouvant plus, et dégoûté de mes ouvrages autant que de la vie, je n'ai ni le temps, ni la force, ni le courage de relire et de corriger ce malheureux Précis du Siècle de Louis XV , lequel ne formera jamais un Siècle . Mais puisque M. le chevalier de Fautras veut absolument être cité par moi, et par conséquent oublié par le public, dans l’attaque d'un fort nommé Ballard, voici ce qu'il faudrait mettre à la page 253 de l'in-quarto .

Cependant, comment passer sous silence le fort Ballard, pris en plein jour par quatre officiers seulement, M. de Launay aide-major, M. d'Amère capitaine dans Champagne, M. le chevalier de Fautras alors officier d'artillerie, et M. de Clamourge jeune Portugais, qui sautant seul dans les retranchements fit mettre bas les armes à toute la garnison 1.

Je ne sais pas pourquoi on a supprimé dans ce pauvre in-quarto les titres courants, prise de Madras, voyage d'Anson, conquêtes des Anglais, assassinat du roi, etc. Ces titres invitent le lecteur à lire ce que sans eux ils ne liraient pas.

Mille tendres amitiés à mon voisin que j'irai voir dès qu'il sera à Tournay, et que j’existerai . »

1 Ce passage existait déjà dans le Précis, mais ne comportait que trois noms, voir édition de Genève , 1768 du Siècle de Louis XIV . L'addition du nom de Fautras ne fut pas faite dans l'édition quarto . Elle le fut enfin dans l'édition encadrée où trois officiers subsista sans que trois fut corrigé en quatre . Le récit le plus exact de l’événement est donné par Fautras dans une lettre à V* conservée . D'après Fautras deux compagnies de grenadiers du régiment Champagne participèrent à la prise du fort Ballard, et non quatre officiers seulement .

Voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Pr%C3%A9cis_du_si%C3%A8cle...