03/06/2021
Caro vous étiez hier soir noir comme encre
...

« A Gabriel Cramer
[février 1766 ?] 1
Caro vous étiez hier soir noir comme encre . Je ne dis pas comme l'encre de votre imprimerie car elle est blanche. Consolez-vous, reprenez espérance et gaieté .
Je vous envoie le petit morceau que je recommande à votre amitié et à votre goût .
Petit cadre, joli caractère, marge large, correction, netteté, propreté, j'ai tout cela extrêmement à cœur . Vous me ferez un extrême plaisir de dépêcher cette besogne . Je vous enverrai du papier de Hollande . Je n'ai point encore de nouvelles des Pucelles de Panckoucke.
V. »
1 L'édition Gagnebin place la lettre en décembre 1761. On ne possède aucun indice permettant de penser que V* fût en relation avec Panckoucke avant 1764 ; du reste l'écriture du manuscrit est celle de V* plus âgé . On se souviendra qu'une allusion à La Pucelle ( en relation avec Panckoucke ) est faite dans la lettre du 27 janvier 1766 ( http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/05/16/portez-vous-bien-mon-cher-frere-et-soit-que-je-vive-soit-que-6316233.html ). Il sera aussi question de vingt Pucelles dans la lettre du 12 décembre 1766 à Cramer :
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02/06/2021
Il est venu aujourd’hui au chevet de mon lit deux filles de Genève, jeunes et jolies ; je leur ai demandé ce qu’elles voulaient. Elles m’ont dit qu’elles avaient des besoins ; je n’étais point du tout en état de les satisfaire
... I can't get no satisfaction !
That's rock !! https://www.youtube.com/watch?v=poXvMBhjSWk

« A Pierre-Michel Hennin
J ai l’honneur, monsieur, de vous envoyer le petit catafalque de campagne. On ne dira pas de celui-là :
Et dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines
Font encore les vaines,
Ils sont mangés des vers. 1
Il n’y aura ni vers ni âme. M. Racle viendra ajuster cette triste décoration, et ce sera à vos ordres. Je voudrais bien y être aussi, mon cœur y est ; mais si l’esprit est prompt, la chair est faible 2, je ne puis quitter le coin du feu.
J’ai entendu votre canon, tandis que vous buviez ; nous avons bu à votre santé au bruit de ce tintamarre 3. Quand les médiateurs suisses viendront, les Genevois ne tireront pas leur poudre aux moineaux. On dit que ces médiateurs sont d’une taille énorme, et que le syndic l’Agneau 4 leur passera entre les jambes.
Il est venu aujourd’hui au chevet de mon lit deux filles de Genève, jeunes et jolies ; je leur ai demandé ce qu’elles voulaient. Elles m’ont dit qu’elles avaient des besoins ; je n’étais point du tout en état de les satisfaire. Je leur ai fait donner à déjeuner et de l’argent le plus innocemment du monde. Je leur conseille de venir à votre lever, mais l’une après l’autre, afin que vous ayez la liberté de satisfaire à leurs besoins pressants. Nous en avons un très grand d’avoir l’honneur de vous voir.
V.
15è février 1766 à Ferney. »
1 Des Stances à Du Perrier, de Malherbe, paraphrase du Psaume cxlv. : https://geudensherman.wordpress.com/lit-17-fr/01-1600-1640/francois-de-malherbe-1555-1628-consolation-a-m-du-perier/
2 Evangile selon Matthieu , XXVI, 41 : https://saintebible.com/matthew/26-41.htm
et Marc , XIV, 38 : https://www.aelf.org/bible/Mc/14
3 Le 12 , le conseil de Genève a fait tirer ne l'honneur du résident, à diverses reprises, un total de 97 coups de canon .
4 André Gallatin ainsi qu'on le déduit d'après une lettre de Du Pan à Freudenreich : https://archives.bge-geneve.ch/ark:/17786/vtad6311ccf0f9419a4
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Si vous me croyez entièrement mort, daignez du moins venir me jeter de l’eau bénite
... Comment ne pas sourire ou rire en lisant cela ?
« A Michel-Paul-Guy de Chabanon
Vraiment, monsieur, je croyais que vous seriez assez bon pour exécuter mes dernières volontés. Si vous me croyez entièrement mort, daignez du moins venir me jeter de l’eau bénite. J’ai peur que vous ne soyez tombé malade vous-même, ou que nos montagnes de neige ne vous aient effrayé. Si vous avez le courage de venir nous n’en sentirons que davantage, s’il se peut, le bonheur de vous posséder.
V.
A Ferney 15è février 1766. »
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01/06/2021
Je demande un peu de diligence... Enfin faites comme pour vous
... Je vaccine, tu vaccines, il ou elle ou on vaccine, petits et grands, jeunes ou vieux, il y a beaucoup d'appelés, combien d'heureux élus ?
« A Joseph-Marie Balleidier
15è février 1766 1
J'envoie à M. Balleidier le contrat passé avec Bétens . Je le prie de présenter requête pour saisir son domaine de Valavrant, requête fondée :
sur ce que je lui prêtai de l'argent en 1757 sans intérêt pour le tirer des prisons de Genève où il était détenu pour dettes comme il appert par sa lettre du 10 août 1757.
qu'ensuite je lui prêtai une somme plus considérable par le contrat ci-joint, que je lui remis encore une partie de cette somme, ainsi que le prouve la déclaration du 15 novembre 1764 ci-jointe 2.
que le dit Bétens n'ayant répondu à tant de bontés que par de l'ingratitude, et ne m'ayant jamais payé, je dois rentrer de plein droit dans le domaine de Valavrant selon qu'il est porté dans le contrat ci-joint 3.
Je prie aussi M. Balleidier de ne point oublier l'affaire de Pasteur qui continue à couper tous les arbres de la haie qui est entre la pièce subhastée par Truches, et le pré et champ de l'ancien domaine .
Je demande un peu de diligence.
Voltaire.
Le nom de la pièce subhastée par feu Destruches contenant trois seytines 4 se nomme Verney, autrefois pré, à présent champ, et le pré et champ du propre domaine de l'ermitage, séparé du ci-dessus par la haie en question, se nomme aussi pré Verney . Le nom de Pasteur est Abraham, je ne sais pas celui de sa servante .
On a coupé l'arbre le jour que Ducemetière alla vous faire son rapport .
On vous sera très obligé si vous voulez bien avoir la bonté de faire avoir des bourneaux percés 5; non seulement cinquante toises, mais cent si l'on peut . Tâchez d'en faire le prix . On les a payées à Venare 2 florins la toise . Enfin faites comme pour vous .
Vous devez avoir je crois encore la subhastation de Destruches. »
1 L'édition Vézinet ne contient que trois brefs extraits.
2 Reproduite par Besterman, app. D 239.
3 Le manuscrit porte ici les mots suivants qui ont été biffés : « J'envoie aussi le contrat de bail de l'ermitage fait avec le suisse Bouquet qui .
4 W. Pierrehumbert, dans son Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand, 1926, enregistre le mot seytine ( dans l'article seiteur ) comme un ancien mot genevois désignant une mesure de terrain équivalent à une « pose », la pose de Lausanne valant quarante-cinq ares, selon Littré .
5 Bourneau, apparenté à l'allemand Brunnen, fontaine, est un terme jurassien et savoyard désignant diverses variétés de tuyaux d’arrosage .
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31/05/2021
insérer à l’article Dieu un gros papier blanc sur lequel il y aurait ces mots : que la calomnie rougisse, et qu’elle se repente
... Dieu seul est assez fort pour cette entreprise , ou à défaut que passe la justice humaine (diablement plus concrète, même si ce n'est pas toujours efficace ).

« A Etienne-Noël Damilaville
12 février 1766 1
Mon cher frère, je n’ai pas encore pu lire Vingtième 2, et j’en suis bien fâché ; Vingtième me tient au cœur : les relieurs sont bien lents. Je vous envoie une lettre pour un M. d'Orville 3 que je n’avais pas l’honneur de connaître, mais à qui j’ai beaucoup d’obligations. C’est une bonne âme à qui Dieu a inspiré de me peindre au public en miniature. Lisez, je vous prie, la réponse que je lui fais : je voudrais que vous en prissiez une copie, et que vous la fissiez lire à Platon.
Ne pourrais-je point, par votre protection, avoir de Merlin une douzaine d’exemplaires de ce recueil ? je les lui payerais exactement. Il faut que je joue un tour honnête à ce malheureux archevêque d’Auch 4. Il n’y aurait qu’à mettre pour lui à la poste le premier tome de ce recueil, et insérer à l’article Dieu un gros papier blanc sur lequel il y aurait ces mots : que la calomnie rougisse, et qu’elle se repente. Faites-lui cette petite correction, je vous en supplie ; je lui en prépare d’autres, car je n’oublie rien.
J’ai grande impatience de savoir ce que vous pensez du mémoire d’Élie. Je vous réponds que je lui donnerai des ailes pour le faire voler dans l’Europe.
Est-il vrai que l’Encyclopédie est débitée dans tout Paris sans que personne murmure 5 ? Dieu soit loué ! On s’avise bien tard d’être juste.
Vous m’aviez promis de petits paquets par la diligence, adressés à MM. Lavergne et fils, banquiers à Lyon, avec lettre d’avis. Souvenez-vous de vos promesses, et ne laissez point mourir votre frère d’inanition. »
1 Dans une copie contemporaine de Darmstadt, il manque la première phrase . L'édition C.L. n'indique pas le destinataire .
2 Article de Damilaville dans l'Encyclopédie, qu'il a signé Boulanger . Voir https://fr.wikisource.org/wiki/Grand_dictionnaire_univers...)
3Voir lettre du 11 février 1766 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/05/29/chaque-siecle-a-ses-vices-dominants-je-crois-que-la-calomnie-6318794.html
4 Montillet . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_de_Montillet_de_Grenaud
5 On lit dans les Mémoires secrets de Bachaumont , au 29 mars 1766 : « Enfin l’Encyclopédie parait tout entière ; il y a dix nouveaux volumes. Par un arrangement bizarre, le libraire les a fait venir de Hollande aux environs de Paris, où ils sont imprimés, et c’est aux souscripteurs à les faire entrer ici à leurs risques, périls et fortune ; il est à présumer cependant que le gouvernement, sans vouloir prêter son autorité à cette publicité, ferme les yeux là-dessus, et que le tout se fait avec son consentement tacite. » Voir page 22 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6336835k/f26.item.texteImage
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30/05/2021
je vous supplie de lui dire que je prends la liberté d’être horriblement fâché contre lui
... Oui, comment se fait-il Monsieur le Président qu'on ait commémoré le décès de Napoléon en grande pompe et qu'il n'y ait pas un mot aujourd'hui pour exprimer la tristesse d'avoir perdu le 30 mai 1778 l'extraordinaire Voltaire ? Est-ce parce qu'il n'a fait tuer aucun de ses concitoyens, qu'il s'est battu contre l'injustice, pour la liberté ? Et vous, Roselyne Bachelot n'avez-vous rien à dire ? Non ? il est vrai qu'un concert d'Indochine est suffisant pour décérébrer tout mammifère bipède, seule excuse que je vous concèderai .
https://www.academie-francaise.fr/les-immortels/francois-...
http://www.cosmovisions.com/Voltaire.htm

VIVE VOLTAIRE !
Cet homme est aimable .
« A Claire-Josèphe-Hippolyte Léris de La Tude Clairon
Ferney, 12 février 1766
Je vois d’ici, mademoiselle, quel sera le résultat de l’assemblée de vos amis. J’en félicite le public ; mais tâchez que la déclaration du roi, qu’on sollicite et qui est préparée par un excellent mémoire, soit donnée avant votre rentrée. Votre triomphe alors sera complet, et ce sera une grande époque dans l’histoire des beaux-arts. Je ne vois nul obstacle à cette déclaration ; elle est déjà minutée. J’ai été la mouche du coche dans cette affaire. J’ai fourni quelques passages des anciens jurisconsultes en faveur des spectacles, et j’en suis encore tout étonné. Si dans cette aventure vous voyez M. le maréchal de Richelieu, je vous supplie de lui dire que je prends la liberté d’être horriblement fâché contre lui. Que deviendra, s’il vous plaît, un premier gentilhomme de la chambre quand il aura encouru la disgrâce des auteurs et des actrices ? »
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On espère que cette protection pourra s’étendre jusqu’à faciliter aux Genevois les moyens d’acquérir des terres dans le pays de Gex...nos terres tripleraient de prix...Vous me direz que je suis un peu intéressé à tout cela ... Je l’avoue.
... Ami Voltaire, ton idée a fait long feu mais elle est d'actualité depuis quelques dizaines d'années maintenant, les propriétaires gessiens ont profité de l'aubaine du franc suisse cher, ont vendu aux Suisses bien nantis qui ont maintenant le beurre et l'argent du beurre, et les Français qui travaillent côté français n'ont que les yeux pour pleurer . L'immobilier est digne des exorbitants prix parisiens .
https://www.lepaysgessien.fr/916/article/2019-10-27/pays-...

De bleu de bleu !https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/geneve-est-connue-pour-son-fameux-juron--de-bleu-de-bleu?urn=urn:rts:video:6147058
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
A Ferney 12è février 1766
Il est vrai, mes anges gardiens, que M. le duc de Praslin ne pouvait faire un meilleur choix que celui de M. le chevalier de Beauteville ; la convenance y est tout entière. Vous savez que je suis intéressé plus que personne à tous les arrangements qu’on peut faire à Genève. J’ai quelque bien dans cette ville, mes terres sont à ses portes, beaucoup de Genevois sont dans ma censive 1. Je vous supplie donc d’obtenir de M. le duc de Praslin qu’il ait la bonté de me recommander à monsieur l’ambassadeur.
Quant à l’objet de la médiation, je puis assurer qu’il n’y a qu’un seul point un peu important ; et je crois, avec M. Hennin, que la France en peut tirer un avantage aussi honorable qu’utile. Il s’agit des bornes qu’on doit mettre au droit que les citoyens de Genève réclament de faire assembler le Conseil général, soit pour interpréter des lois obscures, soit pour maintenir des lois enfreintes.
Il faut savoir si le Petit Conseil est en droit de rejeter, quand il lui plaît, toutes les représentations des citoyens sur ces deux objets ; c’est ce qu’on appelle le droit négatif.
Vous pensez que ce droit négatif, étant illimité, serait insoutenable ; qu’il n’y aurait plus de république ; que le petit conseil des Vingt-Cinq se trouverait revêtu d’un pouvoir despotique, que tous les autres corps en seraient jaloux, et qu’il en naîtrait infailliblement des troubles interminables ; mais aussi il serait également dangereux que le peuple eût le droit de faire convoquer le Conseil général selon ses caprices.
Il est très-vraisemblable que les médiateurs, éclairés et soutenus par M. le duc de Praslin, fixeront les cas où le Conseil général, qui est le véritable souverain de la République, devra s’assembler. J’ose espérer que les médiateurs, étant garants de la paix de Genève, demeureront toujours les juges de la nécessité ou de l’inutilité d’assembler le Conseil général. L’ambassadeur de France en Suisse, étant toujours à portée, et devant avoir naturellement une grande influence sur les opinions de Zurich et de Berne, se trouvera le chef perpétuel d’un tribunal suprême qui décidera des petites contestations de Genève.
Il me semble que c’est l’idée de M. Hennin. Lorsque, dans les occasions importantes, la plus nombreuse partie des citoyens qui ont voix délibérative au conseil général demanderont qu’il soit assemblé, le conseil des Vingt-Cinq, joint au conseil des Deux-Cents, sera juge de cette réquisition en premier ressort ; monsieur l’ambassadeur de France, l’envoyé de Berne, et le bourgmestre de Zurich, seront juges en dernier ressort, et ils prononceront sur les mémoires que les deux partis leur enverront.
Si ce règlement a lieu, comme il est très vraisemblable, Genève sera toujours sous la protection immédiate du roi, sans rien perdre de sa liberté et de son indépendance.
On espère que cette protection pourra s’étendre jusqu’à faciliter aux Genevois les moyens d’acquérir des terres dans le pays de Gex. Plus le roi de Sardaigne les moleste vers la frontière de la Savoie, plus nous profiterions, sur nos frontières, des grâces que Sa Majesté daignerait leur faire. Le pays produirait bientôt au roi le double de ce qu’il produit ; nos terres tripleraient de prix, les droits de mouvance seraient fréquents et considérables ; les Genevois rendraient insensiblement à la France une partie des sommes immenses qu’ils tirent de nous annuellement, et ils seraient sous la main du ministère.
Ce qui empêche jusqu’à présent les Genevois d’acquérir dans notre pays, c’est que non-seulement on les met à la taille, mais on les charge excessivement. M. Hennin et M. Fabry croient qu’il sera très aisé de lever cet obstacle, en imposant, sur les acquisitions que les Genevois pourront faire, une taxe invariable qui ne les assujettira pas à l’avilissement de la taille, et qui produira davantage au roi.
J’ajoute encore que, par cet arrangement, il sera bien plus aisé d’empêcher la contrebande ; mais cet objet regarde les fermes générales.
Il ne m’appartient pas de faire des propositions ; je me borne à des souhaits. Vous me direz que je suis un peu intéressé à tout cela, et que Ferney deviendrait une terre considérable . Je l’avoue ; mais c’est une raison de plus pour que je demande la protection de M. le duc de Praslin, et ce n’est pas une raison pour qu’il me la refuse. Je vous supplie donc instamment, mes divins anges, de lui présenter mes idées, mes requêtes, et mon très respectueux attachement.
N. B. – Je ne sais pourquoi les Genevois disent toujours le roi de France notre allié. Addison prétend que, quand il passa par Monaco, le concierge lui dit , Louis IV et monseigneur mon maître ont toujours vécu en bonne intelligence, quand la guerre était allumée dans toute l’Europe.2
Je me mets à l’ombre de vos ailes.
V. »
1La censive est le territoire d'un fief comprenant des terres assujetties au cens . Le cens est, dans le régime féodal, la rente foncière dont un héritage était chargé envers le seigneur du fief dont il dépendait .
2 Anecdote rapportée par Addison dans ses Remarks on Several Parts of Italy ( Remarque sur divers endroits d'Italie, 1722 ) . Voir The Works of […] Joseph Addison, 1854-1856, I, 360 ;
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