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13/05/2015

Le trésor royal sera un autre gouffre dont rien ne sortira

...

 

 

 

« A Jean-Robert Tronchin

Hôtel de Lyon, rue de Grenelle-Saint -Honoré

à Paris

16 mai [1760]1

Je fais plus de trous que je n'en bouche, mon cher correspondant . Voici une petite cheville de 9000 livres . Ferney est un gouffre . Il engloutit tout, mais il mérite ce que je fais pour lui . Point de paix . Le trésor royal sera un autre gouffre dont rien ne sortira . Adieu annuités ; adieu loteries, ne songeons qu'aux champs et aux prés . Je vous embrasse du meilleur de mon cœur et je vous attends .

V. »

1Tronchin a complété la date sur le manuscrit et ajouté « 30 mai » . Cette lettre manque dans l'édition de Bestermann .

 

Avez-vous des que ?

...

 

 

 

« A Gabriel Cramer

[mai 1760]

Avez-vous des que 1?

Pourriez-vous, Caro Gabriele, m'en envoyer demi-douzaine ?

Quid novi ? »

1 L'une des pompignades monosyllabiques de V* qui fait suite aux Quand qui fut publiée en mai 1760 ; voir lettre du 25 mars 1760 à Cramer : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2010/03/27/la-lettre-a-laquelle-je-reponds-est-d-un-cuistre-de-ministre.html

 

 

12/05/2015

Quant aux rois d'Asie et aux itimadoulets qu'on adore , je crois qu'on fait beaucoup mieux de les éviter

... De même que tous les saints et prophêtes, gourous et marchands d'illusions qui en foule viennent bouffer les dernières bribes de raison des humains crédules, si tant est qu'ils en aient jamais eue !

 

 

conquérir le monde.gif

 But inavoué ou revendiqué bien haut de toutes religions et partis politiques via leurs représentants séculiers et réguliers

 

 

« A Charles-Jean-François Hénault

15 mai [1760]

Votre amusement lyrique 1

M'a paru du meilleur ton .

Si Linus fit la musique,

Les vers sont d'Anacréon .

L'Anacréon de la Grèce

Vaut-il celui de Paris ?

Il chanta la double ivresse

De Silène et de Cypris ;

Mais fit-il avec sagesse

L'histoire de son pays ?

Après les travaux austères,

Dans vos doux délassements,

Vous célébrez les chimères .

Elles sont de tous les temps ;

Elles nous sont nécessaires ;

Nous sommes de vieux enfants :

Nos erreurs sont nos lisières ,

Et les vanités légères

Nous bercent en cheveux blancs .

Quiconque a fait le dialogue entre le curé de Courdimanche et moi,2 son digne successeur, est assurément très aimable, et véritablement philosophe . Je ne connais rien de plus beau, de plus vrai que ce petit passage :

Le sentiment de l'immortalité 3 est un sentiment, et il n'y a rien de plus réel qu'un sentiment, car nous ne sommes que cela .

Je souscris à cet Évangile .

Quant aux rois d'Asie et aux itimadoulets 4 qu'on adore , je crois qu'on fait beaucoup mieux de les éviter et de mettre entre eux et le le fou ou le sage un fil long de cinq cent mille brasses .

Libertas quae sera temen respexit inerteme 5.

L'indépendance aux pieds du mont Caucase vaut lieux assurément que les chaines dorées de Babylone ; j'ai tâté de tout cela et, si j'avais à renaître, je prendrais de bonne heure le parti que j'ai pris sur la fin de ma vie .

Il est vrai que des circonstances uniques se sont réunies en ma faveur ; trouver des terres libres où on est le maître absolu, être à la fois dans trois souverainetés et ne dépendre d'aucune, c'est un bonheur singulier, auquel je n'osais pas prétendre .

Di melius fecere : bene est ; nihil amplius opto 6 .

Je crois que cela m'a prolongé la vie, car par toutes les règles ma figure légère devrait être il y a longtemps avec la masse du curé de Courdimanche .

Songez-vous bien, mon illustre et respectable confrère, que de tous ceux qui assistèrent à l’extrême-onction que je donnai au curé et à cette fête que vous embellîtes, il n'y a que vous et moi qui soyons en vie ?

Conservez-vous, je vous en conjure . Je vous promets de venir dans vingt ans célébrer avec vous l'anniversaire du curé : à condition que le souper se fera chez Mme du Deffand, dont l'amitié doit contribuer à vous faire aimer la vie et à la rendre très agréable .

Le roi de Prusse vient de donner une édition plus ample et plus correcte de ses poésies ; il en a ôté, comme il le dit, dans sa préface, tous les endroits scandaleux que les éditeurs infidèles y avaient glissés . Par exemple, au lieu de ces vers :

Allez, lâches chrétiens, que vos feux éternels,

il a mis :

Allez, pauvres chrétiens, 7 etc ?

Il faut avouer que cela est bien plus circonspect . Nous sommes en effet, nous autres, de très pauvres chrétiens , surtout ceux qui ont des annuités, et des billets de la quatrième loterie ; c'est bien cela qui est chimère, mais ce n'est pas chimère agréable . La plus douce réalité, monsieur, que je connaisse est l'honneur de votre souvenir ; comptez que je vous suis tendrement attaché ainsi qu'à Mme du Deffand . Mme Denis vous remercie bien d'avoir pensé à elle . Savez-vous qu'elle est devenue une actrice excellente : elle a ce que Mlle Clairon n'a point, le don des larmes, et joue avec la même vérité . Aussi nous nous en donnons ; le théâtre n'est pas grand mais il est rempli . N'approuvez-vous pas ces chimères ? Rien n'est plus vrai que les sentiments de l'estime infinie qu'elle partage avec moi pour tout ce que vous avez fait, pour votre personne, pour votre caractère . Vous régnez dans ce petit coin du monde comme dans la bonne compagnie de Paris .

 "

3 Lapsus pour « désir de l'immortalité » qu'avait écrit Hénault .

4 Ce titre désignerait, selon Raymond, Dictionnaire des termes appropriés aux arts et aux sciences, et des mots nouveaux que l'usage a consacrés, 1824, un grand personnage de Turquie , d’autres disent de Perse . Le radical de ce mot, itimad, est arabe .

5 La liberté, qui m'a enfin regardé d'un œil favorable, malgré mon insouciance ; Virgile, Bucoliques, I, 28 .

6 Les dieux ont mieux fait les choses ; c'est bien, je ne souhaite rien de plus ; Horace, Satires, II, vi, 4 .

 

11/05/2015

l'histoire ne doit être ni une satire, ni un panégyrique, ni une gazette.

... Qu'on se le dise, qu'on se le grave dans le crâne et dans les textes à l'heure où la réformite aigüe frappe une nouvelle fois l'Education nationale .

Le Siècle des Lumières passant au rang de connaissance "facultative" , entre autres, me fait bouillir .

Une consultation des enseignants est programmée, 800000 enseignants consultés et donc 800000 avis différents, sur lesquels planera l'avis de notre ministre Najat Vallaud Belkacem :    «L'enseignement de l'histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit .», et moi je dis "écoutez Voltaire, ça ne peut que vous faire du bien !"

 Suite au prochain numéro !...

m sieur m sieur.jpg

 M'sieur ! M'sieur !

S'il-vous-plait ! ne restez pas dans le flou, éclairez-nous !

 

 

« A Ivan Ivanovitch SCHOUVALOV
Tournay, par Genève, 14 mai [1760]
Monsieur, j'ai reçu aujourd'hui, par les mains du jeune M. de Soltikof, les deux mémoires dont Votre Excellence a bien voulu le charger pour moi. Je me flatte que je recevrai autant d'instructions sur les affaires et sur la guerre que j'en reçois sur les moines et sur les religieuses.

Je présume, monsieur, que vous avez reçu à présent le volume qui va jusqu'à Pultava, et que vous ne laisserez point imparfait le bâtiment que vous avez élevé. Quoique j'aie suivi en tout, dans ce premier volume, les mémoires authentiques que j'ai entre les mains, cependant si je me suis trompé
en quelque chose, ou même si j'ai dit quelques vérités que le temps présent ne permette pas de mettre au jour, il sera aisé de substituer d'autres pages aux pages que vous croirez devoir être réformées. Cette histoire est votre ouvrage plutôt que le mien ; il ne doit paraître que sous vos auspices: ainsi tout doit être muni du sceau de votre approbation. Je suis bien persuadé que vous n'aurez point de vains scrupules ; votre esprit juste en est incapable. Vous savez mieux que moi ce que je vous ai toujours dit, que l'histoire ne doit être ni une satire, ni un panégyrique, ni une gazette. Il faut surtout que l'histoire puisse fouiller dans le cabinet, sans pourtant abuser de cette permission.
J'espère que la paix de l'Europe, qui ne peut nous être donnée que par vos armes victorieuses, sera l'époque de la publication de l'Histoire de Pierre le Grand. Ce sera une grande consolation pour moi de servir à réfuter les calomnies odieuses dont on a osé noircir depuis peu 1 ce héros de votre nation. Mais je suis bien vieux et bien infirme ; il faut que je me hâte et que 2 je ne meure point avec le regret de n'avoir point achevé ce que vous avez fait commencer.

Je n'ai aucune nouvelle des paquets par moi envoyés 3.Je suis toujours à vos ordres.
J'ai l'honneur d'être, avec les plus respectueux sentiments,

monsieur, 4

de Votre Excellence

le très humble et très obéissant serviteur V. »

1 Ce mot manque dans les éditions précédentes .

2 Que manque dans les éditions .

3 Cette phrase manque dans les éditions .

4 La fin de lettre depuis monsieur manque dans les éditions .

 

 

10/05/2015

A vous rendre justice en Europe on s'empresse; Mais parmi tant de sang, de pleurs et d'attentats, L'Europe, abandonnée au démon des combats, Aux meurtres, au pillage, à la fraude traîtresse, Même en vous admirant, ne vous méritait pas.

... A vous Angela Davis , vous qui venez d'un pays où être noir est déja un risque supplémentaire de mort violente et qui plus est de la main de policiers ineptes : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/une-sculpture-dediee-a-la-memoire-des-esclavages-inauguree-a-brest-10-05-2015-4760491.php

 angela davis nantes 10 05 2015.jpg

 

 

« A Louise-Dorothée von Meiningen, duchesse de SAXE-GOTHA.
14 mai [1760]
Que vous avez raison, jeune et belle princesse,
D'aller en Amérique étaler vos appas!
A vous rendre justice en Europe on s'empresse;
Mais parmi tant de sang, de pleurs et d'attentats,
L'Europe, abandonnée au démon des combats,
Aux meurtres, au pillage, à la fraude traîtresse,
Même en vous admirant, ne vous méritait pas.


Madame, ce petit compliment est pour celle qui a daigné honorer et embellir le rôle d'Alzire. Mais que ne dois-je point à son auguste mère! Je lui jure que si j'avais eu un peu de santé, j'aurais fait le voyage, j'aurais été le témoin des talents du prince et de la princesse. Les raisonneurs, les politiques, auraient dit ce qu'ils auraient voulu, j'aurais contenté le plus cher de mes désirs, de venir me mettre encore aux pieds de Votre Altesse sérénissime.
J'ai usé de la permission qu'elle m'a donnée ; j'ai fait partir un petit ballot pour Mme la comtesse de Bassevitz, et je l'ai adressé à Gotha directement à Votre Altesse sérénissime, afin que le respect pour votre nom le fît arriver en sûreté.
Je profite encore des mêmes bontés pour vous supplier, madame, de vouloir bien honorer de votre protection la lettre incluse 1. Je crois mon commerce fini avec le chevalier Pertriset 2. J'ai pris la liberté de lui dire tout ce que j'avais sur le cœur; mon âge, mon ancienne liberté, les malheurs auxquels il s'expose, m'ont autorisé et m'ont peut-être conduit trop loin. Il ne tenait certainement qu'à lui de s'arranger très-bien avec son oncle ; mais il aime mieux plaider. Je suis sûr que Mlle Pertrizet en est fâchée.
Je ne sais rien, madame, des nouvelles publiques. Je plante, je bâtis; je ne me mêle point des affaires des princes; mais il y a une princesse aux pieds de laquelle je voudrais être.
Le Suisse V. »

1 On ne sait de quelle lettre il s'agit ; ce sont ordinairement des lettres à Frédéric II, (le « chevalier Pertriset ») que V* fait passer par la duchesse de Saxe-Gotha .

2 Frédéric II. A propos des sentiments de celui-ci, voir lettre du 12 mai 1760 de Frédéric à V* : page  385: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6514333b/f399.texte.r=4109

 

09/05/2015

enfin je suis devenu un grand seigneur, c'est-à-dire que j'ai des dettes et point d'argent, avec un gros revenu

...

 

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'ARGENTAL.
Aux Délices, 11 mai [1760].

Acte 5, scène seconde

MÉDIME , armée; soldats dans l'enfoncement.
(à son père.) (à sa suite.)
Non, n'allez pas plus loin. — Frappez; et vous, soldats,
Laissez périr Médime, et ne la vengez pas.
Vous n'avez que trop bien secondé mon audace;
J'ai mérité la mort, méritez votre grâce ;
Sortez, dis-je.


MOHADAR 1.

Ah, cruelle! est-ce toi que je vois ?

MÉDIME , en jetant ses armes.

Pour la dernière fois, seigneur, écoutez-moi.
….....................................................................

 

.....................................................................
Je baise cette main dont il faut que j'expire;
Mais, pour prix de mon sang, pardonnez à Ramire :
C'est assez vous venger, et ce sang à vos yeux,
Ce sang, qui fut le vôtre, est assez précieux.


Peut-être ces deux derniers vers, prononcés avec une grandeur mêlée de tendresse, pourront faire quelque effet.
N. B. que dans la dernière scène Prohador dit :

J'ai trop vu, je l'avoue, en ce combat funeste.

Il y avait :
J'ai trop vu, malgré moi, dans ce combat funeste 2,


et cela faisait deux malgré moi en deux vers.

Voilà, mon divin ange, de quelle manière j'ai obéi sur-le- champ à votre lettre ; et, si vous n'êtes pas content, je trouverai peut être quelque chose de mieux.
Je sacrifie mes craintes et mes remords aux espérances et à l'absolution que vous me donnez. Allons donc, puisque vous l'ordonnez. C'est déjà quelque chose que Mlle Gaussin ne joue pas Énide; mais gare que Mlle Clairon ne donne de ses tons à Mlle Hus, et qu'au lieu du contraste intéressant de deux caractères opposés on ne voie qu'une écolière répétant sa leçon devant sa maîtresse ! En ce cas, tout serait perdu. Mlle Clairon en sait-elle assez pour enseigner un jeu différent du sien ?
Je suis mortifié, en qualité de Français, d'homme, d'être pensant, de l'affront public qu'on vient de faire aux mœurs, en permettant qu'on dise sur le théâtre des injures atroces à des gens de bien persécutés 3. A-t-on lâché un plat Aristophane contre les Socrates, pour accoutumer le public à leur voir boire la ciguë sans les plaindre? Est-il possible que Mme de La Marck 4 ait protégé si vivement une si infâme entreprise ?
Vous me faites un plaisir sensible, mon cher ange, en donnant le produit de l'impression à Lekain. Il faudra qu'il veille à empêcher les éditions furtives. Vous pouvez promettre le profit de l'édition de Tancrède à Mlle Clairon ; ainsi il n'y aura point de jalousie, et Lekain pourra hautement jouir de ce petit bénéfice, supposé que la pièce réussisse. Vous saurez que Tancrède est corrigé, comme vous et Mme Scaliger l'avez ordonné.
Mais je vous demande une grâce à genoux. Il y a un M. Jacques à Paris. Vous ne connaissez point ce nom-là ; c'est un homme de lettres qui a du talent, et qui est sans pain. Il voulait venir chez moi ; j'ai pris malheureusement à sa place une espèce de géomètre 5 qui me fait des méridiennes, des cadrans, qui me lève des plans; et je n'ai rien pu faire pour M. Jacques. Je lui destinais cinq cents livres sur la part d'auteur que je donne aux comédiens, et deux cents sur l'édition que je donne à Lekain (supposé toujours le succès dont mes anges me flattent) ; au nom de Dieu, réservez 500 livres pour Jacques. Il serait même bon qu'il présidât à l'édition, et qu'il fît la préface.
Vous me direz : Que ne donnez-vous à Jacques 500 livres de votre bourse? Je vous répondrai que je suis ruiné ; que j'ai eu la sottise de bâtir et de planter en trois endroits différents ; que j'ai chez moi trois personnes à qui j'ai l'insolence de faire une pension ; que Mme Denis, après sa réception à Francfort, a droit de ne se rien refuser à la campagne; que la proximité d'une grande ville et le concours des étrangers exigent une grande dépense ; qu'enfin je suis devenu un grand seigneur, c'est-à-dire que j'ai des dettes et point d'argent, avec un gros revenu. Voilà mon cas; il ne faut rien cacher à son ange gardien.
Vous n'avez rien répondu sur la juste haine que je porte à la ville de Paris ; est-ce que je n'ai pas raison ? Mais j'ai bien plus raison de vous aimer jusqu'à mon dernier moment, avec la plus tendre reconnaissance. Madame Scaliger permet-elle qu'on lui en dise autant?
J'ai oublié l'adresse de Jacques. Il demeurait à Paris, rue Saint-Jacques, près la fontaine Saint-Séverin, chez... je ne m'en souviens plus. C'est un M. Audelet ou Audet, homme d'affaires...
On pourrait donner des billets à Jacques.

V. »

1 Le personnage appelé Mohadar dans la pièce, quand elle était intitulée Fanime ou Médime, est nommé Benassar dans Zulime. Les vers rapportés ici sont dans Zulime, acte V, scène II

2 Zulime, acte V, scène III,

3 D'Alembert, Diderot, Duclos, Helvétius, etc., nommés dans la lettre du 9 mai 1760 à Lacombe : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/05/06/j-ai-peine-a-croire-que-notre-nation-legere-soit-devenue-ass-5617399.html

4 Marie-Anne -Françoise de Noailles, comtesse de La Mark ; sur Les Philosophes, voir lettre du 25 avril 1760 à d'Alembert : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2015/04/23/est-il-vrai-que-de-cet-ouvrage-immense-et-de-douze-ans-de-travaux-il-revien.html

5 Sans doute Siméon Valette.

 

08/05/2015

il demande délai jusqu'à ce temps

... Indéfini où il pourra se défiler comme à l'accoutumée, Nicolas  Sarkozy-Bismuth , président  de parti, Républicain de paccotille mais  roi de la combinazione .

 http://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/trafic-d-influence-les-ecoutes-telephoniques-validees_897729.html

 ecoutes téléphoniques de sarko.jpg

 

« A Jean-François Joly de Fleury,

monseigneur l'intendant de Bourgogne

[vers le 10 mai 1760] 1

François de Voltaire, seigneur actuel de Tournay, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, certifie que dans le traité passé entre le roi et la république de Genève en 1749 il est dit article 2, « la république cède à Sa Majesté tous ses droits de quelque nature qu'ils soient sur les terres et maisons de Saint-Victor et chapitre au pays de Gex ».

Or Saint Victor avait le fief de La Perrière, au pays de Gex . Donc depuis 1749, le roi est possesseur du fief .

S'il faut un plus grand éclaircissement Mgr l'intendant de Bourgogne est supplié de donner ses ordres pour que le requérant demande en son nom à la république de Genève la compulsion des archives ; et il demande délai jusqu'à ce temps . »