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29/09/2021

Nous ne demandons qu’à voir notre liste honorée par ces noms qui encouragent le public

... De l'extrême gauche à l'extrême droite on peut entendre ce genre de racolage en temps d'élections . Avec les résultats qu'on connait . Les mauvais restent des mauvais, avec ou sans soutien remarquable et on peut impunément rire d'eux : à ce propos, voir le dernier paragraphe de l'article "Rire" http://www.monsieurdevoltaire.com/2021/09/dictionnaire-ph...

Merci Mam'zelle Wagnière , vous arrivez à pic .

 

 

 

« A Marie-Thérèse Geoffrin

à Varsovie

5 juillet 1766 1

Vous êtes, madame, avec un roi 2 qui seul de tous les rois doit sa couronne à son mérite. Votre voyage vous fait honneur à tous deux. Si j’avais eu de la santé, je me serais présenté sur votre route, et j’aurais voulu paraître à votre suite. Je ne peux mieux faire ma cour à Sa Majesté et à vous, madame, qu’en vous proposant une bonne action : daignez lire, et faire lire au roi, le petit écrit ci-joint 3. Ceux qui secourent les Sirven, et qui prennent en main leur cause, ont besoin d’être appuyés par des noms respectés et chéris. Nous ne demandons qu’à voir notre liste honorée par ces noms qui encouragent le public. L’aide la plus légère nous suffira. La gloire de protéger l’innocence vaut le centuple de ce qu’on donne. L’affaire dont il s’agit intéresse le genre humain, et c’est en son nom qu’on s’adresse à vous, madame. Nous vous devrons l’honneur et le plaisir de voir un bon et grand roi secourir la vertu contre un juge de village, et contribuer à extirper la plus horrible superstition. J’ai l’honneur d’être, etc. »

1 Copie contemporaine ; et édition Épîtres, satires, contes, odes et pièces fugitives du poète philosophe, 1771.

Elle répond le 25 juillet 1766 : htps://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1766/Lettre_6429

3 Ce qu’il appelle Petit Discours dans les lettres du 12 mars, 24 mars, 23 juin 1766 à Damilaville .

Voltaire, dans sa lettre du 4 février 1766 à Damilaville, parle d’un certificat de sa façon. Il s’agit ici d’un petit discours. Je ne connais rien sous ces titres, et probablement c’était ce qu’il fit imprimer plus tard sous le titre de Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven (voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Avis_au_public/%C3%89dition_Garnier ) ou une première ébauche. (Beuchot.)  ; voir lettre du 4 février 1766 à Damilaville : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/05/24/je-veux-soulever-l-europe-ma-foi-les-coquins-en-auront-dans-le-cul.html

28/09/2021

La paix soit sur eux !

... Les habitants de Kaboul dans une misère noire, déjà après moins de deux mois de régime taliban : https://www.francetvinfo.fr/monde/afghanistan/en-afghanis...

Des Afghans à la frontière avec le Pakistan, samedi 25 septembre 2021.  (BULENT KILIC / AFP)

 

 

 

«  A Etienne-Noël Damilaville

4 juillet 1766 1

C’est un grand hasard, mon cher frère, quand je peux écrire un mot de ma main. J’ai plus de plaisir à vous écrire mes pensées qu’à les dicter ; il me semble qu’alors le commerce en est plus intime. Je vous recommande plus que jamais la cause de ces infortunés Sirven, qui ont le malheur d’être venus trop tard pour exciter le zèle du public, mais qui enfin seront secourus et justifiés. Nous voici dans ce mois de juillet où vous m’avez fait espérer le mémoire du prophète Élie. Il n’a point à travailler à présent au triste procès de M. de La Luzerne 2 . C’est une affaire d’enquête et d’interrogatoire: du moins on m’a dit qu’à présent le ministère d’un avocat était inutile. Si cela est vrai, je vous conjure de plaider la cause de Sirven devant Élie.

Je vous prie d’envoyer à frère Grimm ce petit billet 3.

Je vous [ai] déjà dit que j’avais vu frère Bergier et plusieurs autres frères. La paix soit sur eux ! Avez-vous vu la préface du roi de Prusse ? C’est dommage qu’il débute par la plus lourde bévue 4.

L’enchanteur Merlin peut-il corriger la sienne ? Cet enchanteur n’entend pas le latin.

Je vous prie, mon cher frère, de pardonner à un vieux malade s’il n’écrit ni plus ni mieux. »

1 Copie contemporaine Darmstadt B. L'édition C. L. n'identifie pas le destinataire .

3 Si ce billet est adressé à Grimm lui-même, il n'est pas connu ; au reste cette phrase ne figure pas dans le manuscrit .

4 Voir lettre du 18 juillet 1766 à d'Alembert : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire...

Il soupire après ce rare bonheur

... L'éboueur marseillais : travailler comme employé municipal à Paris, défendu par Anne Hidalgo, gagner autant sinon plus "parce que à Paris c'est troooop duuuuur !" : https://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/35-heur...

Les Chevaliers du Fiel sont sans doute la source d'inspiration de la mairesse pusillanime : https://www.youtube.com/watch?v=YRI3OAWBxmI

Humour : Devise des employés Municipaux !

 

 

 

« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental

4 juillet [1766] 1

Mon divin ange, voici un homme plus heureux que moi. C’est un de mes compatriotes des déserts de Gex 2, qui a l’honneur de paraître devant vous . C’est le syndic de nos grands états, c’est le maire de la capitale de notre pays, qui a deux lieues de large sur cinq de long . C’est le subdélégué de monseigneur l’intendant . C’est celui qui a posé les limites de la France avec l’auguste république de Genève. M. le duc de Praslin lui avait promis d’orner sa poitrine d’une figure de saint Michel 3 terrassant le diable . Il soupire après ce rare bonheur, et moi, j’attends mes Roués. Vous avez vu sans doute M. de Chabanon . Je me jette aux pieds de Mme d’Argental.

V. »

1 La copie Beaumarchais-Kehl date de 1761 ; on donne ici l'édition Lefèvre .

Vous êtes dans le temple de la discorde, tandis que je suis dans celui de la paix

... Entendez-vous politiciens de tout poil ? Il est bon d'être en compagnie de Voltaire et loin des lanceurs (maladroits) d'oeufs . Qui lance un oeuf lance un boeuf  donc éviter de fréquenter les foires aux bestiaux .

PS- Mes félicitations à la poule, l'oeuf n'a pas éclaté .

https://www.youtube.com/watch?v=t_8EhlQxP4w

 

 

« Au chevalier Pierre de Taulès

À Ferney, 3 juillet [1766]

Voulez-vous bien, monsieur, que je vous adresse cette réponse que je dois à M. Thomas 1 ? Je crois que je l’aime autant que vous l’aimez, sans que je l’aie jamais vu. Vous êtes dans le temple de la discorde, tandis que je suis dans celui de la paix : mais je quitterais volontiers mon temple pour venir vous embrasser dans le vôtre, si j’avais une heure de santé. Donnez-moi la consolation, je vous en prie, de présenter mes respectueux hommages à monsieur l’Ambassadeur : je me flatte que sa santé est entièrement raffermie, et qu’il a, comme vous, un corps digne de son âme ; la mienne, toute languissante qu’elle est, vous est bien véritablement attachée. »

1 Cette lettre à Thomas est perdue .

27/09/2021

Nous vous demandons, monsieur, la permission de placer votre nom parmi ceux qui honorent cette cause

... Monsieur le président, nous ferons en sorte que vous ne regrettiez pas votre venue à Lyon . Vous avez très justement commencé par vous régaler hier au Salon International de la Restauration, de l'Hôtellerie, et de l'Alimentation avec les meilleurs chefs de cuisine, et ainsi prendre des forces, avant d'inaugurer ce matin   l’académie de formation de l’Organisation Mondiale de la Santé . Il est à Lyon deux priorités remarquables et indissociables : la bonne cuisine et la santé, et vous voici inscrit à jamais dans ces deux domaines . Votre quinquennat n'aura pas été vain .

https://www.20minutes.fr/societe/3133395-20210926-lyon-em...

https://www.lyoncapitale.fr/a-table/lyon-mais-c-est-quoi-...

 

 

 

« Au comte Wenzel Antoine von Kaunitz-Rietberg 1

Au château de Ferney par Genève 3è juillet 1766 2

Monsieur,

La juste protection dont vous avez honoré l'excellent ouvrage Des délits et des peines semble autoriser la liberté qu'on prend d'avoir recours à Votre Excellence . Elle est suppliée de daigner lire l'écrit ci-joint ; elle verra qu'il s'agit de la cause du genre humain . Nous vous demandons, monsieur, la permission de placer votre nom parmi ceux qui honorent cette cause . Le plus léger secours envoyé à Genève en faveur des Sirven suffira . Nous ne demandons qu'à faire voir à l'Europe combien la vraie philosophie, c'est-à-dire la philosophie bienfaisante, fait de progrès dans ce siècle . Vous êtes, monsieur, à la tête de ceux qui m'encouragent, votre nom sera l'honneur de notre liste . Si vous désirez d'ailleurs donner place dans votre belle bibliothèque aux livres rares et nouveaux qu'on a imprimés depuis peu, j'aurai l'honneur de vous les envoyer .

J'ai celui d'être avec beaucoup de respect

monsieur

de Votre Excellence

le très humble et très obéissant serviteur

Voltaire

gentilhomme ordinaire

de la chambre du roi de France . »

2 Manuscrit olographe sauf la date . L'identification du destinataire est probable mais pas certaine .

26/09/2021

Mes vaches et moi monsieur nous vous avons beaucoup d’obligation. Je vous remercie au nom de tout le troupeau. On nous avait accusés fort injustement d’avoir la peste

... Telle est la déclaration de chacun des candidats LR à leur président Christian Jacob, suite à la décision de choisir LE/LA préféré.e lors d'un congrès des quelques adhérents qui cotisent encore .

Épinglé par Alain Truong sur humour et politique | Drôle, Images drôles,  Rigolo

https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/pres...

 

 

« À Dominique-Louis Éthis de Corny
A Ferney 3 juillet [1766] 1

Mes vaches et moi monsieur nous vous avons beaucoup d’obligation. Je vous remercie au nom de tout le troupeau. On nous avait accusés fort injustement d’avoir la peste. Pour moi il y a longtemps que je suis accoutumé à la calomnie, mais avec Monsieur de la Corée 2 et avec vous je n’ai rien à craindre. Mes vaches paissent tranquillement dans vos montagnes et je traîne ma vieillesse en paix dans ma retraite. Je ne sais comment reconnaître monsieur la bonté que vous avez eue de démêler en ma faveur l’histoire du comté de Montbéliard. Cette affaire est pour moi d’une plus grande conséquence que mon troupeau: car j’ai mis la plus grande partie de mon bien sur Monsieur le duc de Virtemberg. Je me flatte que ni moi ni mes héritiers, nous ne serons jamais réduits à nous adresser au parlement de Besançon. Le duc de Virtemberg en agit avec moi avec toute la noblesse d’un prince. Si dans la suite quelque cas imprévu exigeait des discussions, je profiterais des lumières que vous avez bien voulu me donner et je commencerais surtout par venir vous remercier. Je ne peux vous exprimer avec quelle reconnaissance j’ai l’honneur d’être Monsieur votre très
humble et très obéissant serviteur

Voltaire. « 

1 L'édition Caussy D. ne précise pas sa source et date de 1765 . L’année est fixée ici par les références à l'épidémie du bétail et à Montbéliard ; Éthis de Novéau est commissaire des guerres et son frère Dominique secrétaire de l'intendance de Besançon . Voir : https://voltaire-a-ferney.org/wp/wp-content/uploads/2019/09/Besan%C3%A7on-2018-05-1.pdf

25/09/2021

Je crois qu’on est actuellement à Paris dans les ruines du bon goût, et quelquefois dans celles du bon sens

... C'est tout à fait juste, il n'est qu'à voir le monument à la gloire de Johnny, d'une part , et les décisions contre les dealers et drogués, de l'autre , ou comment prendre les gens pour des pantins ( à Pantin , you see, bad joke ) . Paris, plus belle capitale du monde ? A voir .

 

 

« Au chevalier Jacques de Rochefort d'Ally

1er juillet 1766

Vous n’êtes pas, monsieur, comme ces voyageurs qui viennent à Genève et à Ferney pour m’oublier ensuite et être oubliés. Vous êtes venu en vrai philosophe, en homme qui a l’esprit éclairé et un cœur bienfaisant. Vous vous êtes fait un ami d’un homme qui a renoncé au monde ; j’ai senti tout ce que vous valez ; vous m’avez laissé bien des regrets. Comptez, monsieur, que votre souvenir est la plus douce de mes consolations.

Je vous suis très obligé de ces Ruines de la Grèce 1. Je crois qu’on est actuellement à Paris dans les ruines du bon goût, et quelquefois dans celles du bon sens : mais de bons esprits, tels que vous et vos amis, soutiendront toujours l’honneur de la nation. Il est vrai qu’ils seront en petit nombre : mais à la longue le petit nombre gouverne le grand.

J’ai vu depuis peu un ouvrage posthume de M. Fréret, secrétaire de l’Académie des belles-lettres. Ce livre mérite d’entrer dans votre bibliothèque : il ne paraît pas fait pour être lu de tout le monde ; mais il y a d’excellentes recherches, et si l’on y trouve quelque chose de dangereux, vous en savez assez pour le réfuter. J’aurai l’honneur de vous l’envoyer par la diligence de Lyon, à l’adresse qu’il vous plaira de m’indiquer.

Mme Denis est très touchée de votre souvenir. Agréez, monsieur, mes tendres respects, que je vous présente du fond de mon cœur.

P. S. Si vous aimez Henri IV, comme je n’en doute pas, je vous exhorte à lire la justification du président de Thou 2 contre le sieur de Bury, auteur d’une nouvelle Vie de Henri IV. »

1 Julien-David Leroy : Ruines des plus beaux monuments de la Grèce, , considérés du côté de l’histoire et de l’architecture , in folio 1758 ; réédition en 1769 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k854533n

et voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien-David_Le_Roy