11/10/2018
Cette requête est pour monsieur Gabriel ou pour monsieur Philibert
... Quand serez-vous ministres ?
Ce n'est pas que je m'impatiente, le pays fonctionne aussi bien sans vous qu'avec, et qui que ce soit, Pierre, Paul, Jacques, -la sainte trinité bien connue, à laquelle il faudra bien un jour ajouter une trinité féminine telle que Julie, Marie, Brigitte-, devrait pouvoir faire l'affaire , au point où nous en sommes . Quand j'entends que les syndicats policiers ont hâte de voir leur nouveau ministre, je les soupçonne de simplement savoir qui engueuler en priorité , faute de s'attaquer frontalement au premier ministre ou au président .
Wait and see !
« A Gabriel Cramer
[octobre 1763] 1
Cette requête est pour monsieur Gabriel ou pour monsieur Philibert . On demande en outre six exemplaires des nouvelles remarques sur l'Histoire générale 2. Plus il faut remarquer que M. le comte de Lauraguais demande à payer douze louis pour sa souscription Corneille et dit qu'on peut tirer sur lui une lettre de change dans son château . On demande si Mme la duchesse de La Rochefoucauld a souscrit .
Mille amitiés à toute la famille . »
1 Les références aux souscriptions montrent que cette lettre fut écrite à peu près à la même date que celles du 11 octobre 1763 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/10/07/j-aime-de-tout-mon-coeur-jean-louis-nous-en-ferons-un-philos-6095040.html
2 Ce passage confirme le titre donné par les éditeurs de Kehl à cet ouvrage : Nouvelles remarques sur l'histoire, à l'occasion de l'Essai sur les mœurs et l'Esprit des nations . Mais lorsqu'il parut en 1763 dans l'Essai sur les mœurs, le titre qu'il portait était Conclusions et examen de ce tableau, et les éditions modernes l'ont repris . Voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Essai_sur_les_m%C5%93urs/Avertissement_de_Beuchot
08:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
10/10/2018
À l'égard des remarques, il est bon d'avertir qu'on peut les relier à la fin
... de la loi Pacte,-- si possible,-- et si elles ne servent à rien, ça fera plaisir aux LR et à la gauche qui la trouvent incomplète et inadaptée . Il est vrai que faire grève est tellement plus productif, que les zozos d'opposition ont déjà programmé leurs arrêts de travail jusqu'en mars 2019 : beau programme d'utilité publique !
https://www.20minutes.fr/politique/2351583-20181009-loi-p...
« A Gabriel Cramer
à Genève
[vers le 15 octobre 1763]
J'ai envoyé à monsieur Cramer, la Vie de Pierre Corneille . Je le supplie instamment de n'envoyer aucune Tolérance qu'avec les cartons qui sont absolument nécessaires .
À l'égard des remarques, il est bon d'avertir qu'on peut les relier à la fin du 8è tome de l'Histoire générale .
Je ne sais si mon cher Caro est à Vincy ou à Genève . Je l'embrasse de tout mon cœur . »
08:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
09/10/2018
il s'intéresse à tout ce que le magnifique Conseil peut lui recommander
... Edouard Philippe ?
« A Jacob Favre
Je me hâte, monsieur, de vous envoyer la copie de la lettre 1 que je reçois dans le moment de M. le duc de Praslin . Elle vous fera voir combien il s'intéresse à tout ce que le magnifique Conseil peut lui recommander . Cette nouvelle marque des bontés dont M. le duc de Praslin m'honore augmente encore mon respectueux attachement et ma reconnaissance pour le magnifique Conseil et particulièrement pour vous , monsieur, aussi bien que pour M. Lullin, secrétaire d’État .
J'envoie à M. de Boisy copie de la lettre ; je crois qu'elle lui fera plaisir . Si ma santé me le permettait, je n'aurais pas manqué de venir vous assurer à Genève du respect avec lequel j'ai l'honneur d'être
monsieur
votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire .
Ferney 25è octobre 1763 2»
1 Elle est conservée ; en voici la teneur qui donnait satisfaction à V* : « A Fontainebleau, 10è octobre 1763 . / Je me fais un plaisir , monsieur, de vous annoncer que je viens de prendre la décision du roi sur les différentes réclamations que les curés du pays de Gex ou autres ecclésiastiques ont faites depuis quelque temps des dîmes inféodées . Sa Majesté voulant maintenir à cet égard les choses dans l'état où elles ont été jusqu'à présent, m'a ordonné d’écrire au premier président du Parlement de Bourgogne, qu'il ait à ne plus admettre à l'avenir aucune requête à ce sujet . Par ce moyen, votre curé sera contraint de vous laisser tranquille, et Mme Denis, ainsi que vous, monsieur, jouirez en toute assurance des privilèges qui vous ont été accordés . Je suis très parfaitement, etc. /Le duc de Praslin. »
Voir aussi la lettre du 21 septembre 1763 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/09/17/il-cherit-ses-sujets-comme-il-est-aime-d-eux-c-est-un-pere-e-6085187.html
et celle du 16 octobre à Fyot de La Marche : « C'est à propos de ces dimes, monsieur, que vous avez sans doute reçu une lettre de M. le duc de Praslin, de la part du roi . Vous savez sans doute sur quoi cette lettre est fondée . »
2La lettre fut en effet lue au conseil le 17 octobre 1763 .
07:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
08/10/2018
Votre petite conjuration va-t-elle son train ?
... demande Emmanuel Macron à son premier ministre, démissionnaire de comédie, qui se retire derrière le rideau pour revenir aussitôt sous les applaudissements présenter les membres de la troupe qui nous donne le spectacle . Very funny ! A mes yeux : guignolesque !
Quant aux déclarations de l'opposition, de la majorité et des journalistes , je les dispense volontiers de me dire ce que je dois en penser ; je suis plus qu'énervé par les phrases qui commencent par :" Les Français pensent ceci, cela, etc., etc., et veulent ceci , cela , etc., etc.,..."
La cuisine politique est décidément bien indigeste, cauchemar en cuisine : chef Etchebest, au secours !

Ralliez vous à mon panache ... euh ? LREM ?!
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
14è octobre 1763
Puisque mes anges me mandent que les ennemis de la Gazette littéraire ont pris le parti d’aller à la campagne, voici une petite note pour cette gazette . Elle pourra amuser mes anges. M. Arnaud étendra et embellira mon texte ; je me borne à donner des indications.
Je répète à mes anges qu’il doit m’être arrivé un paquet d’Angleterre à M. le duc de Praslin. Si on ne me fait pas parvenir mes instruments, avec quoi veut-on que je travaille ? On ne peut pas rendre des briques quand on n’a point de paille, à ce que disaient les Juifs, quoique je n’aie jamais vu faire de briques avec de la paille 1.
Mais qui donc sera honoré du ministère de la typographie ?2 M. de Malesherbes n’avait pas laissé de rendre service à l’esprit humain en donnant à la presse plus de liberté qu’elle n’en a jamais eu. Nous étions déjà presque à moitié chemin des Anglais, car nous commencions à tâcher de les imiter en tout ; mais nous sommes bien loin de leur ressembler.
J’ai toujours oublié de réfuter ce que mes anges disent de la dame libraire de l’Académie3. Elle ne devait pas, en convolant en secondes noces, violer le dépôt que les Cramer avaient remis entre ses mains. Un libraire peut aisément faire banqueroute pour avoir imprimé des livres qui ne se vendent point ; mais un argent dont on est dépositaire n’est pas un objet de commerce . Ainsi il me paraît que les Cramer ont très grande raison de se plaindre. Manger l’argent d’autrui, et donner en paiement des livres dont personne ne veut, est un étrange procédé.
Quoi qu’il en soit, le Corneille devrait déjà être imprimé, et il ne l’est pas. Ce n’est pas moi assurément qui suis en retard ; vous savez que je vais toujours vite en besogne. J’aurais fait imprimer le Corneille en six mois, si je m’étais mêlé de la presse. Je songe toujours que la vie est courte, et qu’il ne faut jamais remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui. J’espère pourtant que vous aurez pour vos étrennes le recueil des belles et des détestables pièces de Pierre Corneille.
M. de Chauvelin, l’ambassadeur, prétend que je dois lui faire confidence de quelque chose pour le mois d’avril . Je lui ai répondu 4 que, si je lui ai promis pour le mois d’avril, je lui tiendrai parole dans ce temps-là. Vous m’avouerez qu’un ministre n’a pas à se plaindre quand on observe fidèlement les traités à la lettre.
Votre petite conjuration va-t-elle son train ?
Respect et tendresse.
V. »
1 Référence à Exode, V, 16 . Ces briques, cuites au soleil, comprenaient de la paille, mélangée à de la glaise, pour lui donner de la tenue . Voir : https://www.info-bible.org/lsg/02.Exode.html#5
2 Malesherbes avait suivi son père, le chancelier de Lamoignon, dans sa disgrâce et son exil . Ses fonctions de directeur de la librairie furent alors assumées par le lieutenant de police Sartines qui les exerça de façon plu stricte que son prédécesseur . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chr%C3%A9tien_Guillaume_de_Lamoignon_de_Malesherbes#Une_lettre_de_cachet_pour_Malesherbes
3 La veuve Brunet, ainsi qu'on l'a vu dans la lettre du 15 septembre 1763 à d'Argental : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/09/11/j-ai-envie-d-etre-utile-et-je-crains-d-etre-importun-6083782.html
4 Voir lettre du 6 octobre 1763 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/10/01/je-vous-ai-promis-quelque-chose-pour-le-mois-d-avril-eh-bien-6093579.html
08:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
07/10/2018
j'aime de tout mon cœur Jean-Louis , nous en ferons un philosophe
... dit Voltaire .
Et moi je dis "j'aime de tout mon coeur Banksy" qui nous a offert un grand moment d'émotions pour les commissaires-priseurs et les acheteurs, d'abord , et les spectateurs, dont je suis, par la destruction d'une de ses oeuvres .
http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2018/10/06/03015-...
Il est un philosophe !
1er avril ?
« A Gabriel Cramer
[vers le 11 octobre 1763] 1
Caro qui n'êtes jamais à la maison, si je vous demande comment va le Corneille, vous me direz qu'on se réjouit fort à Vincy .
M. Héron demande une souscription . Ce Héron est premier commis du Conseil, qu'il soit inscrit .
Mylord Palmrston, mylord Spencer, M. Byng 2, à inscrire .
Je vous supplie de m'envoyer deux Tolérance, afin que je griffonne quatre cartons sur l'une et que je garde l'autre en témoignage .
Plus je vous demande en grâce de faire parvenir une Pucelle à Mme la marquise du Deffand à Saint-Joseph à Paris par vos ayants cause à Paris .
Plus à moi quatre exemplaires des remarques croustilleuses sur l'Histoire générale .
Plus , mille tendres amitiés .
Plus, j'aime de tout mon cœur Jean-Louis 3, nous en ferons un philosophe . »
1 La date est donnée par la référence à la mention de La Pucelle dans la lettre à Mme du Deffand : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2018/10/04/les-hommes-sont-bien-betes-et-bien-fous-adieu-madame-prenez-6094327.html
2 Respectivement Henry Temple, second vicomte Palmerston, inscrit pour un exemplaire ; John, premier comte Spencer, qui apparaît deux fois dans la liste des souscripteurs, ainsi que sa femme ; le « chevalier John Byng , à Londres », comme indiqué dans la liste des souscripteurs .
3 Jean-François-Louis, fils de Gabriel Cramer, né en 1752 .
08:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
06/10/2018
Cette friponnerie est digne d'un libraire normand
... Honni soit qui pense à notre premier ministre ! il n'est pas libraire pour autant que je sache, en tout cas pas encore . Auteur de The Runaways, Dans l'ombre , et L'heure de vérité, il me semble avoir plus de mérite que Fanfoué-de-Tulle qui nous a donné ses élucubrations de vaincu donneur de leçons , les Français ayant un goût déplorable pour être à l'écoute de ce piteux "ex" à répétition .
Voir : https://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/16/edoua...
et : http://ilibrairie.fr/normandie/
« A Henri Rieu, etc.
chez M. Orneca
à Amsterdam
11è octobre 1763 1
Mon très cher Corsaire, mademoiselle votre sœur 2 doit vous avoir envoyé la copie de ce que M. le duc de Choiseul a bien voulu m'écrire sur votre compte 3. Vous êtes bien recommandé au gouverneur de la Guadeloupe 4. Partez quand vous voudrez, mais revenez vite .
Je vous avais envoyé un gros paquet, que Mlle Rieu a confié à M. Desmarches d'Antremont qui l'a laissé à Francfort . Il faut au moins qu'on sache en quelles mains il l'a laissé, afin qu'il vous soit rendu à votre retour .
Maître Besogne de Rouen 5 est un fripon comme la plupart de ses confrères . La tragédie anglaise de Saül et de David lui était tombée entre les mains, et cela n'est pas bien étonnant . On en avait fait à Paris trop de copies à la main . Le scélérat l'a imprimée, il ne s'est pas contenté d'y mettre mon nom tout au long, vous m'apprenez que ce Besogne a eu l'impudence d’écrire à Amsterdam que je lui avais envoyé le manuscrit . Cette friponnerie est digne d'un libraire normand .
Je crois que les tragédies espagnoles, dont vous me parlez, ont été faites d'après Le Cid de Corneille . Quoi qu'il en soit, vous me feriez un extrême plaisir de me les envoyer . Je les ferai copier , et je traduirai ce qui en vaudra la peine .
Je vous garderai fidèlement votre manuscrit que je vous rendrai quand j'aurai le bonheur de vous posséder à Ferney .
Adieu, mon cher ami, je vous embrasse sans compliment . »
1 La lettre à laquelle répond V* n'est pas connue .
2 Julie Rieu . Voir : https://gw.geneanet.org/rossellat?lang=en&n=rieu&oc=0&p=henri
3 La lettre de Choisuel du 20 septembre 1763 est conservée ; il annonce qu'il recommande Rieu à Burlamaqui [Bourlamaque], gouverneur de la Guadeloupe . Voir : http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Francois-CharlesdeBourlamaque.html
4 Rieu avait épousé Marie-Jeanne Guichard à la Guadeloupe et y avait eu trois enfants . Un nnouveau gouverneur y avait été nommé lorsque l'île, par le traité de Paris était revenue à la France .
5 Il y eut à Rouen trois générations de libraires Besongne ; celui-ci ddoit être Jean-Baptiste Besongne le jeune . Voir : http://data.bnf.fr/16131370/jean-baptiste_besongne/
00:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
05/10/2018
Vous me paraissez si supérieur dans votre genre que je ne suis point du tout étonné que vous ayez essuyé des dégoûts qui vous ont fait porter ailleurs vos talents
... Oui, M. Collomb, c'est à vous que je m'adresse, vous qui venez de montrer si bien que vous avez atteint votre seuil d'incompétence, le niveau national étant trop élevé pour vous qui n'avez pour ambition que d'être maître à Lyon, petit Jules César qui préfére être maître de son village plutôt que second à Rome .
Vale .

Il arrive à temps pour le Beaujolais nouveau !
« A Jean-Georges Noverre 1
11 octobre 1763 2
J'ai lu monsieur, votre ouvrage de génie 3; mes remerciements égalent mon estime . Votre titre n'annonce que la danse, et vous donnez de grandes lumières sur tous les arts . Votre style est aussi éloquent que vos ballets ont d'imagination . Vous me paraissez si supérieur dans votre genre que je ne suis point du tout étonné que vous ayez essuyé des dégoûts qui vous ont fait porter ailleurs vos talents . Vous êtes auprès d'un prince qui en sent tout le prix .
Une vieillesse très infirme m'a seule empêchée d'être témoin de ces magnifiques fêtes que vous embellissez si singulièrement ; vous faites trop d'honneur à La Henriade de vouloir bien prendre le temple de l'amour pour un de vos sujets : vous ferez un tableau vivant de ce qui n'est chez moi qu'une faible esquisse . Je crois que votre mérite sera bien senti en Angleterre, parce qu'on y aime la nature . Mais où trouverez-vous des acteurs capables d'exécuter vos idées ? Vous êtes un Prométhée ; il faut que vous formiez des hommes, et que vous les animiez .
J'ai l'honneur d'être, avec tous les sentiments que vous méritez, etc., etc. »
1 Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Georges_Noverre
2 L'édition de Kehl place la lettre en septembre 1760 sans doute en rapport avec l'édition des Lettres sur la danse et sur les ballets, 1760 . mais V* avait reçu de Noverre un exemplaire de la seconde édition, 1763, en même temps qu'une lettre datée du 1er septembre 1763 à laquelle il répond . La date précise du 11 octobre est donnée dans le Vie de David Garrick, d'A. Murphy, traduite par J.-E.-F. Marignié, 1800 et par une édition des Lettres à peu près contemporaine (1800-1802).
Noverre dit notamment dans sa lettre envoyée de Stuttgart : « […] malgré la réussite de mes ouvrages, j'ai quitté ma patrie avec la résolution de ne plus y exercer mes talents ; ils y ont été repoussés par les directeurs de l'Opéra, auxquels je les offrais même gratuitement […] Je croirais, monsieur, n'avoir rempli qu'imparfaitement ma carrière, si j'abandonnais le théâtre sans avoir donné un ballet tiré de La Henriade […] Le neuvième chant […] m'offre une carrière vaste dans laquelle je puis déployer toutes les richesses de mon art, et réunir dans un seul cadre tous le sgenres d'expressions possibles : le tendre, le voluptueux, le terrible y paraîtront toutr à tour, s'y disputeront l'avantage d eplaire, et me fourniront, ave =c des contrastes admirables, ce clair-obscur si nécessaire à la réussite des arts . » Suivait une description détaillée de l'action et du projet chorégraphique .
3 Lettres sur la danse et sur les ballets ; voir : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108204h.texteImage
08:02 | Lien permanent | Commentaires (0)

