26/03/2024
Avez-vous un fusil à la main
... Oui ! Opération Vigipirate oblige :
Avec l'espoir que nul attentat arrive .

https://www.gettyimages.no/photos/operation-vigipirate
« A Anne-Madeleine-Louise-Charlotte Auguste de La Tour du Pin de Saint-Julien
Au château de Ferney 12 septembre 1768
Daignez-vous, madame, vous souvenir de ce vieux solitaire qui prenait la liberté de vous appeler son papillon philosophe ? Vous souvenez-vous encore que vous lui parlâtes d'un musicien 1 que vous protégiez beaucoup, et dont vous disiez des choses merveilleuses ? Continuez-vous à le protéger, et fait-il toujours de bonne musique ? Faites-moi la grâce, madame, de répondre à cette question ; faites-moi même une autre grâce, c'est de me garder le plus profond secret . Le joli papillon pourrait bien le laisser échapper mais la philosophe le gardera .
J'ignore, madame, ce que vous faites et où vous êtes, si vous avez des perdrix ou si vous faites mieux . Avez-vous un fusil à la main, ou une flèche de l'amour?Quelque train de vie que vous ayez pris, je m’intéresserai toujours à vous avec le plus sincère respect et l'attachement que vous inspirez à quiconque a eu le bonheur de vous connaître.
Le malade V. »
1 Grétry ; voir lettre du 9 septembre 1768 à Chabanon : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/03/24/les-droits-des-hommes-et-les-usurpations-des-autres-6491084.html
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25/03/2024
On juge plus à son aise quand il n’y a point de ratures, point d’écriture différente, point de renvois, point de petits brimborions à rajuster, et qui dispersent toutes les idées
... Les députés, sénateurs, ministres et président feraient bien de s'en inspirer avant de dégoiser leurs projets de lois et avalanches irréalistes d'amendements tous plus idiots les uns que les autres [les amendements, quoiqu' on puisse aussi le dire des législateurs eux-mêmes !].
Voyez ce qui se trame de A comme Abattage des animaux de boucherie immédiatement suivi de Abrogation de la loi portant réforme des retraites , rapprochement qui peut inquiéter les futurs retraités, à Z comme : Zones à faibles émissions mobilité en passant par I comme Importation de trophées de chasse ...
Plus fort que les contes des Mille et une nuits .

Je suis d'accord sans réserve, bonne décision
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
5 septembre 1768 1
Je tiens ma parole à mes anges. Je reçus leur paquet hier, et j’en fais partir un autre aujourd’hui. On juge plus à son aise quand il n’y a point de ratures, point d’écriture différente, point de renvois, point de petits brimborions à rajuster, et qui dispersent toutes les idées. J’ai appris enfin le véritable secret de la chose ; c’est que cette facétie est de feu M. Desmahis 2, jeune homme qui promettait beaucoup, et qui est mort à Paris de la poitrine, au service des dames. Il faisait des vers naturels et faciles, précisément comme ceux des Guèbres, et il était fort pour les tragédies bourgeoises. Celle-ci est à la fois bourgeoise et impériale. Enfin Desmahis est l’auteur de la pièce ; il est mort, il ne nous dédira pas.
Le possédé, ayant été exorcisé par vous, a beaucoup adouci son humeur sur les prêtres. L’empereur en faisait une satire qui n’aurait jamais passé. Il s’explique à présent d’une façon qui serait très fort de mise en chancellerie. Je commence à croire que la pièce peut passer, surtout si elle est de Desmahis ; en ce cas, la chose sera tout à fait plaisante.
Il y a une insipide comédie sans sel ni sauce, qui s'appelle, je crois Le Philosophe sans le savoir 3. Si Les Guèbres sont joués de même, ils feront un beau fracas, il y a des attitudes pour tout le monde . À genoux, mes enfants 4 doit faire un grand effet, et la déclaration de César 5 n’est pas de paille.
Melpomène avait besoin d’un habit neuf ; celui-ci n’est pas de la friperie.
Que cela vous amuse, mon cher ange, c’est là mon grand but : vous êtes tous deux mon parterre et mes loges.
V. »
1 L'édition de Kehl amalgame cette lettre et celle du 15 septembre 1768 ; plaçant le tout le 15 septembre 1768 . Voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1768/Lettre_7335
2 Joseph-François-Edouard de Corsembleu Desmajis, né en 1722, mort le 25 février 1761 . ses oauvres ont été recueillies en 1762 en un volume in-12 . Bien enendu, il n'a rien à voir avec Les Guèbres que V* tente de mettre sur son compte .
Voir : https://data.bnf.fr/12779741/joseph-francois-edouard_corsembleu_desmahis/
et : https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Fran%C3%A7ois-%C3%89douard_de_Corsembleu
3 La phrase a été, on s'en doute supprimée dans l'édition de Kehl . Sur la pièce de Sedaine, voir lettre du 22 novembre 1765 au marquis de Florian : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2021/03/18/je-ne-sais-si-les-spectacles-ont-cesse-a-paris-dans-la-crise-6304229.html
4 Les Guèbres, ac. V, sc. 5, vers 1533 : https://theatre-classique.fr/pages/pdf/VOLTAIRE_GUEBRES.pdf
5 Ibid., ac. V, sc. 6 , voir en particulier vers 1605-1610 : Qu'ils jouissent en paix de leurs droits, de leurs biens ; Qu'ils adorent leur dieu, mais sans blesser les miens : Que chacun dans sa loi cherche en paix la lumière ; Mais la loi de l'État est toujours la première. Je pense en citoyen, j'agis en empereur : Je hais le fanatique et le persécuteur.
La litote n'est pas de paille vient de l'expression homme de paille, bonhomme de paille, signifiant mannequin, épouvantail à moineaux .
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Les Droits des hommes et les Usurpations des autres
... Hey ! Poutine le menteur-tricheur, tu es démasqué !
« A Michel-Paul-Guy de Chabanon
9è septembre 1768 1
Mon cher ami, mon cher confrère, il y a tantôt deux mois que je n’ai écrit à personne. J’avais fait un travail forcé qui m’a rendu longtemps malade. Mais, en ne vous écrivant point, je ne vous ai pas oublié, et je ne vous oublierai jamais.
Vous avez eu tout le temps de coiffer Eudoxie, et je m’imagine qu’à présent c’est une dame des mieux mises que nous ayons. Pour Pandore, je ne vous en parle point. Notre Orphée 2 a toujours son procès à soutenir, et son père mourant à soigner 3. Il n’y a pas moyen de faire de la musique dans de telles circonstances. Est-il vrai que celle du Huron 4 soit charmante ? Elle est d’un petit Liégeois que vous avez peut-être vu à Ferney 5. J’ai bien peur que l’opéra-comique ne mette un jour au tombeau le grand opéra tragique. Mais relevez donc la vraie tragédie, qui est, dit-on, anéantie à Paris. On dit qu’il n’y a pas une seule actrice supportable. Je m’intéresse toujours à ce maudit Paris, du bord de mon tombeau.
On dit que l’oraison funèbre 6 de notre ami Jean-George est un prodige de ridicule ; et, pendant qu’il la débitait, on lui criait : « Finissez donc ! » C’est un terrible Welche que ce Jean-George. On dit qu’il est pire que son frère. Les Pompignans ne sont pas heureux. Je n’ai point vu la pièce ; mais on m’en a envoyé de petits morceaux qui sont impayables.
J’ai lu une brochure assez curieuse, intitulée Les Droits des hommes et les Usurpations des autres 7. Il s’agit des usurpations de notre Saint-Père le pape sur la suzeraineté du royaume de Naples, sur Ferrare, sur Castro et Ronciglione, etc., etc. Si vous êtes curieux de la lire, je vous l’enverrai, pourvu que vous me donniez une adresse. Adieu, mon cher ami, aimez toujours le vieux solitaire, qui vous aimera jusqu’au temps où l’on n’aime personne. »
1 Le 10 Seigneux de Correvon écrit à Bertrand : « M. de Voltaire me mande qu'il vient de recevoir une lettre de M. de Chauvelin qui lui apprend qu'il espère de s'accommoder bientôt avec le célèbre Paoli […].»
2 Le musicien La Borde .
3 Le fermier-général Jean François de Laborde .
4 Le Huron, opéra-comique de Marmontel, d'après le roman de V*, a été joué à la Comédie-Italienne le 20 août 1768 .
5 André-Ernest-Modeste Grétry, né à Liège en 1741, mort le 27 septembre 1813 ; voir : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome6.djvu/583
Ecouter : https://www.youtube.com/watch?v=cEvrozTaL5k&ab_channel=ZIEHRER18431922
6 Jean-George Lefranc de Pompignan a prononcé l'oraison funèbre de la reine qui fut publiée sous le titre :
Oraison funèbre de Très-Haute et Très-Puissante et Très-Excellente Princesse Marie, Princes se de Pologne, Reine de France et de Navarre prononcée le II août 1768 par M. Lefranc de Pompignan .
L’oraison funèbre contient des portraits satiriques des philosophes, en retour des brocards dont quelques-uns l’avaient accablé ; voir page 562 https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Voltaire_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Garnier_tome12.djvu/572#cite_ref-1
Voir : https://data.bnf.fr/fr/12341346/jean-george_le_franc_de_pompignan/fr.pdf
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24/03/2024
personne ne fait de plus grandes enjambées que lui dans le chemin de l'erreur
... Vladimir Poutine, lui qui a refusé d'écouter les mises en garde US à propos d'attentats à venir ; il est vrai qu'il ne tient en place qu'avec la complicité d'apparatchiks aussi pourris que lui, prêts à tout , y compris sacrifier leurs concitoyens .
Voir / écouter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-le-...

« A Marie-Louise Denis
au château d'Hornoy
par Abbeville
Picardie
5è septembre 1768
Je reçois votre lettre de ce 27 auguste appelé août par les barbares . Il est midi , je ne sais si ma lettre, partira aujourd'hui . Je me hâte toujours de vous dire que Dupuits a lu la facétie 1, qu'elle n'est point de moi, qu'elle est de Desmahis que vous avez connu . Le sujet m'en a paru si intéressant et si conforme à ce qui se passe aujourd’hui dans une partie de l'Europe, que je crains beaucoup que la pièce ne soit pas jouée, surtout si elle passe pour être d'un autre que de Desmahis . Il faut que tout ce qui est à Hornoy s'en amuse ; mais il faut garder le plus profond secret . Le moindre soupçon sur moi ferait naître mille allusions auxquelles je suis sûr que l'auteur n'a jamais pensé . Ce qui serait innocent pour Desmahis pourrait me rendre très coupable, tant la calomnie est aveugle . Jurez-moi donc un secret éternel tous tant que vous êtes . Cette lettre est pour vous tous que j'embrasse bien tendrement .
Je ne sais si les habitants d'Hornoy ont reçu un petit écrit traduit de l'italien concernant les droits du pape sur le royaume de Naples, sur les États du duc de Parme, et sur quelques autres principautés 2 . L'ouvrage m'a paru curieux et instructif . La pièce de Desmahis le serait bien davantage .
M., ou Mme de Florian est prié ou priée de mander si on peut leur adresser des paquets par M. de Corcelles . La voie de M. de Chennevières ne me paraît pas fort sûre . Il m'a toujours paru qu'on ne respectait pas beaucoup un paquet à la poste .
Je ne serai pas étonné si Tronchin se trompe sur Damilaville . Il avait condamné Daumart à mourir dans deux jours, 3 et il y a neuf ans qu'il est en vie pour son malheur . Quand Tronchin se trompe il a la gloire de passer en cela tous ses confrères ; personne ne fait de plus grandes enjambées que lui dans le chemin de l'erreur ; quelquefois il rencontre juste, mais quand il se fourvoie il est à cent lieues .
Adieu mes chers habitants d'Hornoy, je vous embrasse à plus de cent lieues le plus tendrement du monde. »
1 Les Guèbres .
2 Les Droits des hommes et les Usurpations des autres .
3 Sur le cas de Daumart, voir lettre du 9 mai 1764 à Mme Du Deffand : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2019/06/11/on-est-entoure-alors-d-hypocrites-qui-vous-obsedent-pour-vous-faire-penser.html
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23/03/2024
il y a certainement un attentat contre les droits des souverains, et cela ira très loin
... La terrible actualité moscovite va ébranler un des plus grands pays et, ce me semble, arriver pour contrer le nouveau mandat présidentiel de Poutine ; la folie destructrice de l'Etat Islamique répondant à la russe , saura-t-on bientôt le motif de ce massacre ?
https://www.tf1info.fr/international/en-direct-russie-une...
« A Jacob Vernes
à Genève
ou à Séligny
4è septembre 1768 1
On dit qu'il n'était pas dans Annecy, mais tout auprès . On dit que la magasinière 2 a beaucoup servi la cause de Dieu, mais l'archimandrite 3 encore davantage . Son zèle exterminateur est d'autant plus grand que l'aventure est arrivée précisément dans le temps de l'apothéose de la sainte mère Chantal 4 , qui certainement sera contre vous, mon cher philosophe, en qualité de sainte . Il faudrait tâcher de prouver l'alibi. Ce serait bien le diable si vous ne trouviez pas à Genève deux témoins vrais ou faux .
Le résident pourrait rendre de bons offices dans cette occasion ; mais j'ai peur qu'il ne soit pas infiniment favorable à une famille de représentants 5 . D'ailleurs, on peut agir auprès des juges criminels d'Annecy . Le seul parti à prendre est de soustraire les preuves . J'ai bien peur qu'on ne fasse servir cette affaire à irriter le roi de Sardaigne . Si la chose est comme on le dit, il y a certainement un attentat contre les droits des souverains, et cela ira très loin . Après tout, monsieur votre frère est très en sûreté . Voilà le point principal .
Ne pourrai-je jamais causer avec vous sur les accidents de cette vie, et sur ce qu'on dit de l'autre ? »
1 Cette lettre est expliquée par une lettre du 21 février 1769 de Du Pan à Mme Freudenreich :
Voir page 196 : https://www.jstor.org/stable/40519096?seq=16
« M. [Pierre] Vernes, le cocufié par le ci-devant professeur [Louis] Necker, envoya l'année dernière à Annecy chez [la princesse de] Beaumont une fille grosse de lui, pour y accoucher . Cela fait, le père de cette fille, qui est un tailleur nommé Verber ou Vèbre, alla chercher sa fille, mais fut bien surpris quand elle lui dit que Mme de Beaumont l'avait convertie à la religion catholique, et qu'elle ne voulait pas revenir à Genève . Ce père avec Vernes et autres prirent le parti d'aller à Annecy pour y enlever cette fille par force . Vernes monta à cheval et les autres en carrosse ; ils prirent la fille et partirent avec elle dans le carrosse ; Vernes qui n'était pas entré dans la ville , attendait dehors pour servir d'escorte ; ils furent poursuivis et atteints par des dragons, qui n'arrêtèrent que la belle et un des ravisseurs, laissant échapper les autres [...] »
2 Mme de Beaumont .
3 Mgr Biord, évêque de Belley .
4 Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal, fondatrice avec saint François de Sales de l'ordre de la Visitation, vient d'être canonisée en 1767 . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Chantal
et : https://www.la-croix.com/Religion/sainte-jeanne-de-chantal
5 Vernes a appartenu au parti des représentants .
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22/03/2024
il aurait lieu d’être mécontent
... Frédéric Miterrand qui vient déjà de quitter un monde qu'il a embelli : https://www.francetvinfo.fr/politique/un-immense-personna...

On va tâcher de le faire ... dans un monde où il reste tant d'imbéciles glorieux
« A Joseph-Augustin-Prosper de La Motte-Geffrard 1
Je suis, monsieur, dans un état si triste, j’éprouve de si longues et de si cruelles maladies, qui sont la suite de ma vieillesse, que je n’ai pu répondre plus tôt à la lettre dont vous m’avez honoré 2. C’est une grande grâce sans doute, accordée par un grand roi, de permettre qu’on lui érige une statue.
Je trouve l’inscription de M. le comte de Muy 3 fort bonne et fort convenable. Je crois que si je m’avisais d’en faire une 4, il aurait lieu d’être mécontent. Les inscriptions d’ailleurs réussissent rarement dans notre langue. Permettez-moi de vous conseiller d’employer celle de M. de Muy. Vous savez que le mieux est l’ennemi du bien, et de plus il me serait bien difficile de faire ce mieux. Les bons vers sont des coups de hasard, et à mon âge on n’est pas heureux à ce jeu-là.
Comptez que ni ma vieillesse, ni mes maux, ne diminuent rien de l’estime respectueuse avec laquelle j’ai l’honneur d’être,monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire.
3 septembre 1768 au château de Ferney.»
1 Voir : https://man8rove.com/fr/profile/afwahotjl-joseph-augustin-geffrard
et : https://excerpts.numilog.com/books/9782868782595.pdf
et : https://www.e-enlightenment.com/person/lamotjosep001050/
2 Edition Lucher . Le copiste du manuscrit y a porté la mention suivante : « Cette lettre en réponse à celle par laquelle M. de La Motte demandait à M. de Voltaire une inscription pour la statue pédestre que feu M. le bailli d'Auten, gouverneur de l'île de Ré, érigea dans cette île au feu roi. » Lucher reproduit cette note mais en imprimant bailli d'Aular au lieu de bailli d'Auten . En fait, ce personnage qui commanda l'île de Ré de 1759 à 1771, s'appelait Henri de Suarès d'Aulan.
4 La Motte. Geffrard avait demandé à Voltaire une inscription pour la statue pédestre que le bailli d’Aulan, gouverneur de l’île de Ré, avait érigée à Louis XV dans cette île. (Beuchot.)
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Vous m’avez fait sans doute trop d’honneur
... dit Aya Nakamura au dadja président , avant de mettre les chansons d'Edith Piaf à son répertoire . Personnellement, comme elle se plait à le répéter , avec sa voix trafiquée (autotune ridicule ) à la mode que je déteste : "sinon laisse tomber !", je ne saurais trop le lui conseiller , j'ai "tema sa degaine " et je ne la kiffe pas du tout . Elle sait chanter ce qui plait aux gamins.ines, qu'elle continue, sans plus .

https://www.youtube.com/watch?v=l66nmVcy110&ab_channe...
« A Marie-Aurore de Saxe, comtesse de Horn
2 septembre 1768 au château de Ferney
Madame,
J’irai bientôt rejoindre le héros votre père, et je lui apprendrai avec indignation l’état où est sa fille. J’ai eu l’honneur de vivre beaucoup avec lui ; il daignait avoir de la bonté pour moi. C’est un des malheurs qui m’accablent dans ma vieillesse, de voir que la fille du héros de la France n’est pas heureuse en France. Si j’étais à votre place, j’irais me présenter à Mme la duchesse de Choiseul. Mon nom me ferait ouvrir les portes à deux battants, et Mme la duchesse de Choiseul, dont l’âme est juste, noble et bienfaisante, ne laisserait pas passer une telle occasion de faire du bien. C’est le meilleur conseil que je puisse vous donner, et je suis sûr du succès quand vous parlerez. Vous m’avez fait sans doute trop d’honneur, madame, quand vous avez pensé qu’un vieillard moribond, persécuté et retiré du monde, serait assez heureux pour servir la fille de M. le maréchal de Saxe 1. Mais vous m’avez rendu justice en ne doutant pas du vif intérêt que je dois prendre à la fille d’un si grand homme.
J’ai l’honneur d’être avec respect,
madame,
votre très humble et très obéissant serviteur.
Voltaire,
gentilhomme ordinaire
de la chambre du roi. »
1 Voir lettre de la comtesse à V*, du 24 août 1768 : https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Voltaire/1768/Lettre_7319
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