17/01/2024
celle qui juge si bien de tout sera toujours mal servie
... C'est ce qui attend la ministre Oudéa Castéra , elle a oublié qu'on ne plaisante pas avec la sensibilité et la fierté des enseignants ; en quelques mots (mensongers dans ce cas personnel ) elle a mis le feu aux poudres ; ça n'augure rien de bon pour elle , les profs ont déjà trop de motifs de colère ( justifiés et non justifiés ), et un esprit de corps remarquable, y rajouter des âneries montre une énorme incompétence . Comme s'ils n'avaient pas assez de motifs de grèves !

https://blogs.mediapart.fr/fredgrimaud/blog/140124/le-pro...
« A Louise-Honorine Crozat du Châtel, duchesse de Choiseul
Ferney 27 mai 1768
Votre vieux bibliothécaire, madame, vous sert bien mal, et quelque livre qu'on puisse vous envoyer, celle qui juge si bien de tout sera toujours mal servie . Dès qu'il paraîtra dans les pays étrangers quelque nouveauté qui semblera mériter un peu de vos regards, je ne manquerai pas de me la procurer pour vous la faire parvenir .
J’ai mérité si peu vos bontés que c'est un peu en tremblant que je vous demande une grâce . J'aurais quelque besoin, madame, de la protection de M. le cardinal de Choiseul 1 dans une affaire pour laquelle je prends un vif intérêt ; elle ne me regarde qu’indirectement, mais l’amitié me la rend personnelle . Oserais-je prendre la liberté de vous demander, madame, une lettre de recommandation en ma faveur pour Son Éminence 2 ? La signature de M. le duc de Choiseul est inutile après la vôtre ; mais elle ne gâterait rien ; et comme il s'agit d'une affaire, cela ferait voir que vous êtes autorisée de votre mari à me protéger, ce qui est valable en droit civil et en droit canon . Si je pousse trop loin la liberté, refusez-moi tout net .
Votre protégé Dupuits chante avec moi vos louanges du soir au matin . Je le soupçonne pourtant d'un peu d'ingratitude, car il parle vingt fois de votre mérite contre une où il s'étend sur vos bienfaits . Je vois que votre destinée est de vous attirer plus d’adorations de de reconnaissance . Pour moi, madame, je suis avec les deux sentiments et un profond respect, madame, votre très humble et très obéissant serviteur
Voltaire. »
1 Claude-Antoine-Cleriardus de Choiseul-Beaupré : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Cl%C3%A9riade_de_Choiseul-Beaupr%C3%A9
Sur l'affaire, voir lettre du 31 mai 1768 à Mme Denis : « Toutes les fadaises qu'on débite sous mon nom pour les mieux vendre font un effet cruel. Les évêques de Saint-Claude et d'Annecy ont crié et il fallait leur fermer la bouche.. Le cardinal de Choiseul, archevêque de Besançon, s'est plaint […]. »
2 Cette lettre fut effectivement envoyée mais ne nous est pas parvenue.
18:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
en secret ils se servent eux-mêmes de notre sel, et n’en disent mot
...
« A François-Louis-Henri Le Riche
Inspecteur général des Domaines
à Orgelet, en Franche-Comté
26 Mai 1768
Monsieur, j’ai reçu votre lettre du 20 de mai, par laquelle vous avez bien voulu me faire part de ce que vous ont écrit messieurs les fermiers-généraux, touchant les salines de Franche-Comté et le sel qui peut venir en fraude de Genève. Je vois qu’il y a des gens très puissants et très riches qui, tout dessalés qu’ils sont, ne veulent pas que de pauvres citoyens salent leur soupe à leur fantaisie. Ces messieurs regardent comme un crime énorme qu’on ne leur demande pas humblement de leur sel. Ils prétendent que notre sel, quoique le plus ancien de tous et le moins mêlé de matières étrangères, ne vaut pas le diable. Ils disent que notre sel leur brûle les entrailles, quoique en effet il fasse beaucoup de bien à quantité d’honnêtes gens, et qu’il réussisse de plus en plus chez tous les grands cuisiniers de l’Europe, qui ne veulent plus en mettre d’autre dans leurs sauces. Je suis persuadé que les fermiers-généraux eux-mêmes ne mettent point d’autre sel sur leur table à leur petit couvert ; il y a même plusieurs ministres d’État qui en sont extrêmement friands.
Nous avons eu depuis peu deux grands d’Espagne 1 et un ambassadeur qui allaient à Madrid. Ils apportaient avec eux plus de vingt livres de ce sel, que le premier ministre d’Espagne aime passionnément. On n’en sert plus d’autre aujourd’hui chez les princes du Nord, et la contrebande en est même prodigieuse en Italie.
Nous sommes très certains, monsieur, que les fermiers-généraux ne vous sauront point mauvais gré d’en avoir mangé un peu à votre déjeuner avec du beurre de serico 2. Nous nous flattons que les partisans du gros sel ont beau faire, ils ne pourront nous nuire. Ils crient comme des diables . Si notre sel s’évanouit, avec quoi salera-t-on ?3 Mais en secret ils se servent eux-mêmes de notre sel, et n’en disent mot. Vous ne sauriez croire, monsieur, combien nous nous intéressons à votre tranquillité et à votre bonheur, indépendamment de toutes les salines et de toutes les salaisons de ce monde. Vous nous ferez un très sensible plaisir de nous informer du succès qu’aura eu votre réponse à messieurs des fermes générales 4. Toute la famille vous fait les plus tendres compliments ; personne, monsieur, ne vous est plus véritablement attaché que
votre très humble et très obéissant serviteur
Francsalé. »
1 Le marquis de Mora et le duc de Villa-Hermosa. (G.Avenel.)
2 Le manuscrit portait Jerico, corrigé par l'éditeur en serico dont on ne voit pas le sens . La difficulté vient du fait qu'au sens « obvie *» de la lettre s'en ajoute un autre sur le plan des livres (et des idées ) prohibés.
3 Évangile selon Matthieu, V, 13: https://www.aelf.org/bible/Mt/5
4 Voir lettres du 27 mai 1768 à Christin et du 24 juin 1768 à Mme Denis : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2009/06/24/j-ose-esperer-qu-on-ne-me-lapidera-pas-avec-de-petits-caillo.html
16:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
si vous êtes à Paris, si vous avez un moment de loisir, voulez-vous avoir la bonté de jeter les yeux sur ce mémoire
... Petite prière d'Emmanuel Macron à ses ministres pour qu'ils se mettent à l'oeuvre au plus tôt pour réaliser ses projets exposés dans sa conférence de presse : https://www.lemonde.fr/
Qu'il se rassure, Rachida Dati s'est mise au travail , pour son propre avenir en tout cas : elle annonce sa candidature à la mairie de Paris ; ça c'est un beau projet culturel ou je ne m'y connais pas ! Plus c'est gros, plus ça marche, technique Trump , ou "comment enfumer le public "!
« A Jean-Baptiste-Jacques Élie de Beaumont
26 mai 1768
Mon cher Cicéron, si vous n’êtes point à Canon, si vous êtes à Paris, si vous avez un moment de loisir, voulez-vous avoir la bonté de jeter les yeux sur ce mémoire ? On ne demande que deux mots, savoir si le procédé de B. est loyal, et si A. 1 serait du moins fondé à demander en justice la suppression de la dernière clause.
Je respecte trop d’ailleurs vos occupations, et je m’intéresse trop à votre affaire de Canon pour vous demander autre chose que deux lignes signées de vous, et d’un ou deux confrères vos amis. Supposé que ce paquet vous trouve à Paris, je vous supplie d’envoyer ce mémoire, avec votre avis au bas, à M. Damilaville. Mes respects à madame de Canon, à cette respectable dame, à qui je suis attaché comme à vous, et à qui je regrette bien fort de ne point faire ma cour.
V. »
1 De Brosses et Arouet de Voltaire. Le philosophe, songeant à vendre Ferney et à se retirer à Tournay, voulait faire annuler la clause du contrat passé avec de Brosses, par laquelle de Brosses devenait propriétaire de tous les meubles se trouvant à Tournay lors de la mort de Voltaire. (G. Avenel.)
11:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
16/01/2024
rien ne presse, mais vous ferez ce qui vous paraîtra convenable
... Paroles d'Alexis Kohler au président avant l'intervention de 20H 15 ce soir ?
Mais qui sont ces béquilles présidentielles : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cabinet_du_pr%C3%A9sident_d...
« A Marie-Louise Denis chez
M. d'Hornoy Conseiller au
Parlement rue d'Anjou au
Marais
à Paris
25 mai 1768 1
Il serait bien étrange, ma chère nièce, que vous n'eussiez point reçu ma lettre qui est partie le 11, et qui a dû arriver le 17 au plus tard 2 . Elle était adressée à Mme Denis, rue d'Anjou au Marais , à Paris . La lettre et l'adresse étaient de la main de Bigex . Outre cette lettre, je vous ai écrit depuis un petit billet 3 par lequel je vous priais de m'envoyer une déclaration de Mme Fay , qui certifiât qu'il manquait 81 mesures à l'avoine dont on me demande le paiement ; c'est un nommé Delvert, de Saint-Claude, qui demande cet argent d'une denrée qu'il na pas fournie .
Wagnière vient de se coucher pour un grand mal de tête, l'ami Bigex continuera . Il vous dira que la chose très décente que j'ai faite, laquelle fait rire ceux qui rient de tout, était absolument nécessaire pour faire taire deux dogues mitrés 4 qui aboyaient dans ce pays-ci . C'est ce que vous pouvez dire au Mécène de Versailles 5 en cas que vous puissiez le voir . Mais le danger où est la reine pourra fort bien vous empêcher d'aller à Versailles ; rien ne presse, mais vous ferez ce qui vous paraîtra convenable .
Panckoucke se moque du monde . On lui a déjà lavé la tête dans le petit prologue de La Guerre de Genève, on la lui relavera encore . Il se conduit ridiculement . J'attendrai que le gros Turc soit à Paris et que votre gros neveu ait quitté la robe à manteau pour la robe noire 6, on sera toujours assez à temps de signer le compte de Laleu .
Vous ne commencerez pas probablement sitôt vos arrangements pour votre maison de votre rue Bergère, et moi pendant ce temps-là je ferai vos foins et votre moisson .
Le président De Brosses jure toujours qu'il vous a envoyé une explication de son infâme contrat ; plus il jure, moins je le crois . Je vous demande en grâce de m'envoyer un petit mot, un petit billet déparé qui contiendra deux ou trois lignes par lesquelles vous certifierez que jamais vous n'avez reçu de la part de M. De Brosses un seul mot qui regardât le contrat qu'il a fait avec moi . Je finis par vous dire, ma chère nièce, que si vous n'avez pas reçu mes deux dernières lettres, elles seront probablement restées au grand bureau, parce que le nom de la maison où vous demeurez n’était pas sur l'adresse, et que peut-être le facteur ne se sera pas assez bien informé .
M. Dupuits attend de jour en jou[r M.] Borcet qui ne vient point et qui est attendu ici depuis un mois . J'embrasse sa petite femme, comptez que je vous aime autant que je vous ai jamais aimée. »
1 Le premier paragraphe de la main de Wagnière, le reste,ainsi que la date de celle de Bigex . Le papier est endommagé en quelques points d'où les restitutions .
2 Lettre du 11 mai 1768 : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/01/07/11-mai-1768-6479142.html
3 Lettre du 16 mai 1768 :http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2024/01/11/il-faut-mettre-un-frein-aux-demandes-injustes-qui-viennent-f-6479728.html
4 Les évêques d'Annecy et de Saint-Claude .
5 Choiseul.
6 On se souvient que Mignot est à la fois abbé (robe à manteau) et avocat (robe noire).
10:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
les gens qui parlent de tout sans rien savoir, gens qui sont en fort grand nombre, ont fait de beaux commentaires sur le voyage
... Gabriel Attal ne tient pas en place et communique son virus à quelques-uns de ses ministres, ce qui déplait à beaucoup, mais plait à tous ces Français qui se sentent flattés chaque fois qu'une "huile" est à portée de main et de voix, à la stupide ère du selfie et de la gloire du "vu à la TV" .
Qui sont-ce ? https://www.gouvernement.fr/composition-du-gouvernement
« A François de Chennevières
25 Mai 1768
Il me semble, mon cher ami, qu’on a peu d’attention à la poste pour vos paquets. Non seulement je vous avais envoyé quarante écus pour votre M. de Mesnard, mais je vous avais envoyé encore quarante écus pour madame Denis, avec une lettre. Rien de tout cela n’est arrivé à bon port. Vous voyez qu’il y a des gens qui courent après les sommes les plus modiques. Je ne hasarde point de vous envoyer la Guerre, que vous demandez ; on l’imprime à Paris.
Je sais, mon cher ami, que les gens qui parlent de tout sans rien savoir, gens qui sont en fort grand nombre, ont fait de beaux commentaires sur le voyage de ma nièce ; mais, puisque vous avez eu l’occasion de lui parler de moi, vous savez sans doute qu’il n’y a pas un mot de vrai dans tout ce qu’on a dit. Elle est allée à Paris pour raccommoder nos affaires, qu’une absence de quinze ans avait beaucoup délabrées ; malgré ce délabrement, je lui donne vingt mille francs de pension, et environ dix tant au reste de la famille qu’à madame Dupuits. Un vieillard comme moi a peu de besoins ; il faut qu’il ne vive que pour la retraite et pour la sobriété ; je suis honteux même du beau château que j’occupe ; j’espère bientôt le vendre pour madame Denis, et me retirer dans un ermitage plus convenable à mon âge et à mon humeur. Je vous confie ma situation. Je compte sur votre amitié et sur celle de madame de Chevennièvres. »
09:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
15/01/2024
Je veux avant de mourir remplir mon devoir, et jouir de quelque consolation
... Que sera-t-il ce devoir pour Mme Vautrin ministre tricéphale et quelle consolation cherchera-t-elle dans ses nouvelles fonctions, elle qui est anti-avortement et défavorable à tout changement pour la fin de vie ? https://www.msn.com/fr-fr/lifestyle/bien-etre/catherine-v...
Nous donnera-t-elle un testament balzacien ? Il est amusant d'y voir un Moretti , ô coincidence ! http://i-voix.net/2019/05/testament-vautrin.html
« A Cosimo Alessandro Collini, Secrétaire
intime et historiographe de S. A. E.
à Mannheim
A Ferney 24 mai [1768]1
Enfin, mon cher ami, si Leurs Altesses Électorales le permettent, ce ne sera plus mon seul petit buste qui leur fera sa cour, ce sera moi-même, ou plutôt l’ombre de moi-même qui viendra se mettre à leurs pieds et vous embrasser de tout son cœur. Je serai libre au mois de juillet ; je ne serai plus le correcteur d’imprimerie des Cramer. J’ai rempli cette noble fonction quatorze ans avec honneur. Le scribendi cacoethes 2, qui est une maladie funeste, m’a consumé assez. Je veux avant de mourir remplir mon devoir, et jouir de quelque consolation . Celle de revoir Schewsingen est ma passion dominante . Je ne peux y aller que dans une saison brûlante, car telle est ma déplorable santé, qu’il faut que je fasse du feu dix mois de l’année.
Franchement je ne suis pas fait pour la cour de monseigneur l’électeur ; il ne se chauffe jamais, il a toute la vigueur de la jeunesse : il dîne et soupe. Je suis mort au monde ; mais la reconnaissance et l’attachement pourront me ranimer. En un mot, mort ou vif, je vous embrasserai, mon cher ami, à la fin de juillet. Je suis bien vieux, mais mon cœur est encore tout neuf.
V. »
1 Édition Luchet .
2 Juvénal, Satires, VII, 12 . Trad ; : la fâcheuse manie d'écrire . V* qui ne sait guère le grec , écrit cacohetes le mot cacoethes.
11:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il a daigné faire du bien à ceux que j’ai pris la liberté de lui recommander, et je lui suis trop attaché pour lui présenter des personnes indignes de sa protection.
... C'est ainsi que M. Attal commente ses choix ministériels auprès du président . Les faits , malheureusement, montrent qu'il n'a pas que des blanc-bleu dans son équipe , et les hors-jeu débordent déjà .
A ce rythme là, va savoir ce qui nous attend encore : https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/remaniement-acte-ii-macron-monte-en-premiere-ligne-des-nominations-toujours-attendues_228318.html
« A Henri Lambert d'Herbigny, marquis de Thibouville
22 mai 1768
Je vous aimerai autant que j’aimerai mes anges, c’est-à-dire jusqu’à mon dernier soupir. Je n’écris guère, mon cher marquis, parce que j’ai très peu de temps à moi. La décrépitude, les souffrances du corps, l’agriculture, les peines d’esprit, inséparables du métier d’homme de lettres, une nouvelle édition du Siècle de Louis XIV, tout cela ne me laisse pas respirer. Ajoutez-y la calomnie toujours aboyante, et les persécutions toujours à craindre, vous verrez que j’ai besoin de solitude et de courage.
Je sais qu’un de mes malheurs est de ne pouvoir être ignoré. Je sais tout ce qu’on dit, et je vous jure qu’il n’y a pas un mot de vrai. Je n’aime la retraite que parce qu’elle est absolument nécessaire à mon corps et à mon âme. Vivez à Paris, vous autres mondains ; Paris est fait pour vous, et vous pour lui. Aimez le théâtre comme on aime sa vieille maîtresse qui ne peut plus donner de plaisir, mais qui en a donné. Tout le monde la trouve fort vilaine ; mais il est beau à vous et à mes anges d’avoir avec elle de bons procédés.
Il y a très longtemps que je n’ai écrit à ces chers anges ; mais si vous leur montrez ma lettre, ils y verront tous les sentiments de mon cœur.
Je suis enchanté que vous causiez souvent avec madame Denis. Vous devez tous deux vous aimer ; je vous ai vus tous deux très grands acteurs. Entre nous, mon ami, la vie de la campagne ne lui convient pas du tout. Je ne hais pas à garder les dindons, et il lui faut bonne compagnie ; elle me faisait un trop grand sacrifice ; je veux qu’elle soit heureuse à Paris, et je voudrais pouvoir faire pour elle plus que je n’ai fait.
J’ai avec moi actuellement mon gendre adoptif , qui sera assurément un officier de mérite. M. le duc de Choiseul, qui se connaît en hommes, commence déjà à le distinguer. Il a daigné faire du bien à ceux que j’ai pris la liberté de lui recommander, et je lui suis trop attaché pour lui présenter des personnes indignes de sa protection.
Je compte toujours sur celle de MM. les ducs de Choiseul et de Praslin. Vous savez que j’en ai un peu besoin contre la cabale fréronique, et même contre la cabale convulsionnaire, qui seraient bien capables de me persécuter jusqu’au tombeau, comme les jésuites persécutèrent Arnauld. Mon curé prend l’occasion de la Pentecôte pour vous faire ses plus tendres compliments. La première fois que je rendrai le pain bénit, je vous enverrai une brioche par la poste.
V. »
11:04 | Lien permanent | Commentaires (0)

