14/02/2017
Iriez-vous leur donner des coups de bâton à l'autel ? n'attendriez-vous pas qu'ils allassent de l'église au bordel ? Vous ne savez pas combien les cérémonies de l’Église sont respectables
... Il en est de certains chrétiens d'aujourd'hui, comme de certains chrétiens d'hier si dignes de moqueries voltairiennes . Suivre la loi n'est pas toujours suffisant pour être un honnête homme , époux d'une honnête femme, père d'honnêtes enfants tous prêts à aider papa dans le besoin et grossir le pécule familial .
That's life ! Le temps de l'église est dépassé, l'heure du bordel est arrivée . Gare aux MST .

Trop loin ? Précisément , il est à La Réunion (aux frais de Marianne ), ça fait un requin de plus dans l'océan Indien .
« A Jean Le Rond d'Alembert
Ferney 25 février [1762] 1
Mon cher universel, vous avez le nez fin et c'est pour cela que j'ai voulu que vous lussiez icelle 2. Mais après avoir mandé à Mme de Fontaine de vous donner cette corvée, je lui mandai de n'en rien faire, attendu que j'ai le nez fin aussi, et que je m'étais très bien aperçu que Cassandre et Olympie ne remuaient pas comme ils doivent remuer . J'avais, Dieu et le duc de Villars m'en sont témoins, j'avais broché en six jours cette besogne . Il n'appartient qu'au Dieu de Moïse de créer en six jours un monde . J'avais fait le chaos . J'ai débrouillé beaucoup, et voilà pourquoi je ne voulais plus que vous vissiez mon ours avant que je l'eusse léché . Toutes vos critiques me paraissent assez justes . Ce n'est pas peu pour un auteur d'en convenir . Il n'y en a qu'une qui me paraît mauvaise . Vous voulez qu'un homme qui est à la porte d'une église interrompe une cérémonie qu'on fait dans le sanctuaire et à laquelle il n'a nul droit , nul prétexte de s'opposer . On voit bien que vous n'allez jamais à la messe . Je suppose que vous vissiez Fréron et Chaumeix etc. communier à Notre-Dame . Iriez-vous leur donner des coups de bâton à l'autel ? n'attendriez-vous pas qu'ils allassent de l'église au bordel ? Vous ne savez pas combien les cérémonies de l’Église sont respectables . Il y a encore d'autres remarques sur lesquelles je pourrais disputer, mais le grand point est d'intéresser . Tout le reste vient ensuite .
J'ai choisi ce sujet moins pour faire une tragédie que pour faire un livre de notes à la fin de la pièce, notes sur les mystères, sur la conformité des expiations anciennes et des nôtres, sur les devoirs des prêtres, sur l’unité d'un dieu prêchée dans tous ses mystères, sur Alexandre et ses consorts, sur le suicide, sur les bûchers où les femmes se jetaient dans la moitié de l'Asie . Cela m' a paru curieux , et susceptible d'une hardiesse honnête . Meslier est curieux aussi . Il part un exemplaire pour vous . Le bon grain était étouffé dans l'ivraie de son in-folio . Un bon Suisse a fait l'extrait très fidèlement, et cet extrait peut faire beaucoup de bien . Quelles réponse aux insolents fanatiques qui traitent les sages de libertins ! Quelle réponse (misérables que vous êtes) que le testament d'un prêtre qui demande pardon à 3 Dieu d'avoir été chrétien ! Le livre de Mords-les 4 sur l'inquisition me met toujours en fureur . Si j'étais Candide un inquisiteur ne mourrait que de ma main .
Mlle Corneille est bien élevée . Il faut remercier Dieu d'avoir arraché cette âme à l'horreur d'un couvent !
Je fais un peu de bien dans la mission que le ciel m'a confiée . Ô mes frères travaillez sans relâche, semez le bon grain, profitez du temps, pendant que nos ennemis s'égorgent.
Mme Denis est très contente de votre musique .
Quoi, Meslier en mourant aurait dit ce qu'il pense de Jésus, et je ne dirais pas la vérité sur vingt détestables pièces de Pierre ! et sur les défauts sensibles des bonnes ! Oh par Dieu je parlerai . Le bon goût est préférable au préjugé . Salva reverentia 5.
Écrasez l'infâme je vous en conjure . »
1 La lettre à laquelle répond ici V* n'est pas connue .
2 La pièce qui deviendra Olympie .
3 à ajouté au dessus de la ligne sur le manuscrit .
4 L'Abbé Morellet qui a traduit le Manuel des inquisiteurs de Nicolaus Eymericus (1762).
5 En respect .
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13/02/2017
Oui je suis innocent au jugement des dieux, Devant le monde entier, mais non pas à mes yeux
... Aussi vous présentais-je mes excuses, au mieux,
Au pire, restant lâchement avide de vos voeux .
François Fillon, Pénélopegate , I, 1 .
Clair comme de l'encre de seiche !
«A Charles-Augustin Ferriol, comte d' d'Argental
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
A Ferney 24 février 1762 1
Humble réponse à l’édit de mes anges donné rue de la Sourdière, 16 Février.
La créature V. fera ponctuellement tout ce que ses anges lui ont signifié.
Il enverra lettres, déclarations conformes à leur sage et bénigne volonté, et ne fera pas comme le parlement de Bourgogne, qui cesse ses fonctions parce qu’il croit qu’on lui a dit des injures.
Il n’attend que la pièce pour la faire repartir sur-le-champ avec force corrections ; il avise ses divins anges qu’on a plus étendu, plus circonstancié le meurtre de Cassandre, qui doit s’exécuter au sortir du temple, afin que nul ne soit surpris de voir que la pauvre Olympie, après avoir précédemment prié Cassandre de vider le temple, lui dise tout effarée de n’en pas sortir. Si mes anges s’y sont mépris, bien d’autres s’y méprendraient.
Quant au local, je ne vous entends point, ou vous ne m’entendez pas, et, dans l’un et l’autre cas, c’est ma faute. Peut-être a-t-on oublié dans la copie de marquer que le temple est fermé à la première scène du quatrième 2 acte, et ouvert ensuite. C’est au pied d’un autel, et près d’une colonne, que Cassandre trouve Olympie ; ils se parlent vers cet autel qui est dans le temple. Si les acteurs n’ont pas la voix assez forte pour se faire entendre de l’intérieur de ce temple, ce n’est pas ma faute . S’ils avancent un peu dans le parvis, le public suppose toujours qu’ils sont dans l’intérieur, et, tant qu’il voit le temple ouvert, il est assez sous-entendu que la scène est dans ce temple. Jamais l’unité du lieu n’a été plus rigoureusement observée. Il serait à souhaiter que la façade du temple ne laissât que huit 3 pieds pour le vestibule, que, les portes du temple étant ouvertes, les acteurs ne s’avançassent jamais jusque dans ce vestibule ouvert, jusque dans ce parvis. Mais, encore une fois, si leur voix alors ne faisait pas assez d’effet, il faudrait bien leur passer de s’avancer deux ou trois pas dans ce parvis. Je soupçonne que vous avez cru que la porte du temple devait être, comme à l’ordinaire, dans le fond du théâtre ; mais non, elle est sur le devant. Imaginez qu’au premier acte la toile se lève ; on voit sur le bord du théâtre la façade d’un temple fermé . Sostène est à la porte du temple ; cette porte s’ouvre. Dès que la toile est levée, Cassandre sort du temple pour parler à Sostène, et la porte se referme incontinent, après avoir laissé voir au spectateur deux longues files de prêtres et de prêtresses couronnés de fleurs, et une décoration magnifiquement illuminée au fond du sanctuaire. L’œil toujours curieux et avide est fâché de ne voir qu’un instant ce beau spectacle ; mais il est ravi lorsqu’à la troisième scène il voit la pompe de la cérémonie du mariage dans ce temple, et Antigone qui frémit de colère à la porte.
Il ne s’agit donc que de marquer en marge expressément les endroits où les acteurs doivent être.
Il serait à souhaiter qu’on pût représenter une place, un parvis, un temple ; mais, puisque dans nos petits tripots parisiens nous ne pouvons imiter la magnificence du théâtre de Lyon, il faut suppléer comme on peut à notre mesquinerie. On fermera donc le temple au commencement du quatrième acte, et Cassandre et Antigone, qui étaient dans l’intérieur à la fin du troisième, seront dans le vestibule ou parvis au commencement du quatrième ; ils seront prêts à fondre l’un sur l’autre, partant chacun de la première coulisse, le grand-prêtre et sa suite au milieu. Cela doit faire un très beau spectacle. Tout parle aux yeux dans cette pièce, tout y forme des tableaux, tantôt attendrissants, tantôt terribles.
Ce genre un peu nouveau demande le plus grand concert de tous les acteurs et du décorateur, et ce n’est peut-être pas l’ouvrage de six jours.
Un des tableaux les plus difficiles à exécuter est celui où Statira est mourante entre les mains d’Olympie, qui, embrassant sa mère et repoussant Cassandre, appelant du secours, et craignant en même temps pour son amant et pour sa mère, doit exprimer un mélange de mouvements et de passions qui ne peut être rendu que par une actrice consommée. Le tableau du cinquième acte est d’une exécution encore plus difficile ; ainsi j’avoue avec mes anges qu’il y a que mademoiselle Clairon qui puisse jouer Olympie. Il me semble qu’elle a pour elle le premier acte, le quatre et le cinq ; Statira n’en a que deux où elle efface sa fille. De plus, on peut donner à la pièce le nom d’Olympie afin que mademoiselle Clairon ait encore plus d’avantages, et paraisse jouer le premier rôle.
J’avouerai encore, après y avoir bien pensé, qu’il vaut mieux ne point donner la pièce au théâtre que de la hasarder entre des mains qui ne soient pas exercées et accoutumées à faire approcher celles du parterre l’une de l’autre.
J'imagine qu'avec un Cassandre bien emporté, bien tendre, bien égaré, avec un Antigone insolent, un hiérophante rempli d'onction, Mlle Dumesnil n’ayant bu que bouteille 4
Je rouvre ma lettre pour vous dire que
J'ai tué Statira ! Mais c'est dans les combats,
C'est en sauvant mon père, en lui prêtant mon bras,
C'est dans l'emportement du trouble et du carnage
Où le devoir d'un fils égarait mon courage .
J'ai tué Statira ! Mais seul de tant de rois
J'ai gémi, j'ai pleuré sur ces affreux exploits .
Je les détesterais quand mon âme asservie
N'aurait jamais connu les charmes d’Olympie .
Oui je suis innocent au jugement des dieux,
Devant le monde entier, mais non pas à mes yeux,
Non pas pour Olympie ; et c'est là mon supplice,
C'est là mon désespoir etc. 5 »
1 Date complétée par d'Argental.
2 V* semble avoir d'abord écrit troisième .
3 V* a d'abord écrit dix, rayé .
4 Il manque ici au moins deux pages du manuscrit, ce passage s'arrêtant à un verso et le post scriptum étant un recto . L'éditeur de Kehl note, sur la copie Beaumarchais ; « (la fin manque) » et raie le post scriptum, si bien que ce dernier manque dans les éditions . Voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-correspondance-annee-1762-partie-7-122883261.html
5 Ces vers considérablement modifiés, apparaissent dans Olympie, III, 1 .
18:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
Evviva
... Martin Fourcade !
http://www.lequipe.fr/Biathlon/Actualites/Martin-fourcade...

Un authentique champion , bravo mille fois . Et longue et belle vie !
« A Cosimo Alessandro Collini
A Ferney 22 février 1762 1
Vous voilà donc marié 2. Je voudrais vous venir porter mon présent de noce . Je vous embrasse, vous, madame votre femme et le petit garçon palatin que vous aurez dans un an, evviva .
Voici une lettre pour Son Altesse Électorale ; voulez-vous bien aussi vous charger de celle pour M. de Bekers 3?
Evviva .
V. »
1 Sur le manuscrit Collini a rayé le mois et l'a remplacé par mars, pensant à un lapsus de V*, mais ayant peut-être oublié, au moment où il écrit ses Mémoires , la date de son mariage .
2 Collini a épousé Marie-Ursule de La Rody le 22 février 1762 à Baden-Baden .
3 Baron qui gère les affaires de l'Electeur palatin . Voir par ex . : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2014/05/31/je-n-ai-que-le-temps-de-plier-ce-billet-5381780.html
00:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
12/02/2017
la hideuse créature se représente devant votre face, toute recousue et toute recrépie.
... Marine, tu es démasquée !

https://www.follownews.com/greenpeace-parodies-the-simpso...
https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2...
« A Charles-Augustin Ferriol, comte d'Argental1
et à
Jeanne-Grâce Bosc du Bouchet, comtesse d'Argental
A Ferney 22 février 1762
O anges !
Vous connaissez les faibles mortels, ils se traînent à pas lents. Quatre vers le matin, six le soir, dix ou douze le lendemain, toujours rentrayant 2, toujours rapetassant, et ayant bien de la peine pour peu de chose. Renvoyez-moi donc ma guenille, afin que sur-le-champ elle reparte avec pièces et morceaux, et que la hideuse créature se représente devant votre face, toute recousue et toute recrépie.
Mais, ô mes divins anges ! le drame de Cassandre est plus mystérieux que vous ne pensez. Vous ne songez qu’au brillant théâtre de la petite ville de Paris, et le grave auteur de Cassandre a de plus longues vues. Cet ouvrage est un emblème ; que veut-il dire ? que la confession, la communion, la profession de foi, etc., etc., sont visiblement prises des anciens. Un des plus profonds pédants de ce monde , et c’est moi , a fait une douzaine de commentaires par A et par B à la suite de cet ouvrage mystique, et je vous assure que cela est édifiant et curieux. Le tout ensemble fera un singulier recueil pour les âmes dévotes.
J’ai lu la belle lettre de madame Scaliger à la nièce. Nous sommes dans un furieux embarras . Si Mlle Dumesnil est ivre, adieu le rôle de Statira. Si elle n’est pas ivre, elle sera sublime. Mlle Clairon, vous refusez Olympie ! mais vraiment vous n’êtes pas trop faite pour Olympie, et cependant il n’y a que vous : car on dit que cette Dubois est une grande marionnette, et que mademoiselle Hus n’est qu’une grande catin. Tirez-vous de là, mes anges ; vous serez bien habiles .
Et ma tracasserie avec cet animal de Guy Duchesne ? Vous ne me l’avez jamais mise au net. Encore une fois, je ne crois pas avoir fait un don positif à Guy Duchesne ; et je voudrais savoir précisément de quel degré est ma sottise.
Mon plus grand malheur, vous dis-je, est la mort d’Élisabeth. Je crois mon Schowalow disgracié. On dit la paix faite entre Pierre III 3 et Frédéric II. Ma chère Élisabeth détestait Luc . Je n’y avais pas peu contribué, et je riais dans ma barbe, car je suis un drôle de corps . Mais je ne ris plus, mademoiselle Clairon m’embarrasse.
Je baise le bout de vos ailes .
Accusez-moi donc la réception de Jean Meslier, c'est un élixir pour les âmes chancelantes . »
1 L'édition Vie privée, suite à une copie ancienne, publie comme une seule lettre une version déformée de trois lettres fondues ensemble . Le dernier paragraphe est écrit dans la marge du bas . Voir : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-correspondance-annee-1762-partie-8-122895691.html
2 Rentrayer ou rentraire signifie coudre ensemble deux morceaux d'étoffe de façon que la couture ne paraisse pas .
3 Pierre III, qui admirait Frédéric, n'eut rien de plus pressé que d'engager avec lui des pourparlers de paix qui aboutirent le 5 mai , à un traité de paix, et peu après , le 19 juin 1762 à une alliance militaire . Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_III_(empereur_de_Rus...)
et : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-iii-fedorovitch/
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11/02/2017
Il est clair que l’État a plus de dettes que de revenu . Je ne vois pour emplâtre à cette blessure que des palliatifs . Sauve qui peut
... Voltaire parlait en temps de guerre, une guerre qui fut réellement la première guerre mondiale, dura sept ans, et qui comme tout conflit ruina les belligérants , en particulier la France . Nous sommes en temps de paix, -ou quasiment-, et nos dirigeants actuels et futurs n'ont en effet que des soins palliatifs pour soigner la dette nationale , mal endémique depuis quelques siècles, avec quelques phases de rémission . Lorsqu'on parle de soins palliatifs, ça sonne comme un tocsin , la fin est proche, rendons-là le plus indolore possible, avant de finalement sonner le glas .
Rien de nouveau sous le soleil . Le côté rassurant est que notre pays est toujours là, malgré tout . Au boulot camarades !

« A Ami Camp , Banquier
à Lyon
A Ferney 21 février 1762
Je continue monsieur des importunités que vous voulez bien permettre .
M. d'Albertas me propose un contrat de constitution de deux mille écus . Cela me paraît ridicule . Les frais du contrôle sont grands . Les vingtièmes qu'il faut payer sont durs ; et l'objet est trop mince . Je veux bien lui donner 6000 , moyennant un billet à ordre de 60 600 livres 1, pour deux ans, sinon je ne peux prêter . Je sens trop que j'aurai besoin de mes fonds . Je ne suis payé d'aucune de mes rentes . Les dépenses de Mme Denis pour son théâtre sont très considérables . Je sais bien qu'il faut se réjouir, mais il ne faut pas se ruiner .
Plus je réfléchis sur tout ce qui se passe plus je vois la France ruinée . Il est clair que l’État a plus de dettes que de revenu . Je ne vois pour emplâtre à cette blessure que des palliatifs . Sauve qui peut, mon cher monsieur .
V.
Je vous ai assassiné de lettres de change tirées sur vous .
Voulez-vous bien avoir la bonté de glisser ce billet à monsieur votre mari quand vous lui écrirez ? »
1 Lapsus calami ; il s'agit en fait de 6600 livres, voir lettre du 10 février 1762 au même : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2017/02/01/j-ai-eu-l-honneur-de-vous-ecrire-un-petit-mot-touchant-une-a-5906088.html
00:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
10/02/2017
Quoi qu'il en soit, il faut un prompt remède
... Et que les fauteurs de troubles soient mis hors jeu à Aulnay-sous-Bois, dans le même temps que les policiers indignes soient mis au rebut .
Les violences des uns et des autres n'ont pas d'excuses .
Assez ! assez !! ça devient invivable pour les citoyens ordinaires qui se lèvent chaque jour pour gagner de quoi vivre, et qui se voient pourrir l'existence par de prétendus vengeurs, incendiaires bas de plafond : "Nike la police" (sic), beau programme de jeunes impuissants .

Les femmes demandent justice, sans plus . Qu'on les écoute !
« A François Tronchin
conseiller d’État
rue des Chaudronniers
à Genève
J'avais chargé Meuron d'avertir monsieur Tronchin que les égouts de la maison des Délices se sont bouchés pendant notre absence, sans qu'assurément il y ait de notre faute . Il y a trois pieds d'eau dans les souterrains depuis fort longtemps . Je crains pour les fondements de la maison . Meuron a jugé convenable de faire de nouveaux égouts ; mais il devait demander les ordres de monsieur Tronchin . On prétend que c'est une négligence des domestiques de M. le duc de Villars qui est cause de cet accident, ce que j'ignore . Quoi qu'il en soit, il faut un prompt remède ; je m'en rapporte aux ordres que monsieur Tronchin voudra bien donner . Je lui renouvelle mes tendres respects .
V.
Ferney 17è février [1762] 1 »
1 L'édition Tronchin date à tort cette lettre de 1763 . V* peut être revenu de Ferney aux Délices le 17, et on le voit mal attendre 1763 pour signaler une affaire successive à l'été 1761 .
23:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
C'est un charme de voir comme tout le monde me tire, et comme personne ne me paie
... Pourrait dire le président du Parlement européen aux députés FN, en général, et à Marine Le Pen en particulier . Celle-ci joue sur deux tableaux, dénoncer l'institution parlementaire et se gaver d'indemnités indues sans état d'âme : et il en est qui osent encore voter pour ça (sic) . Calamitas !
http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/201702...

« A Ami Camp, Banquier
à Lyon
17 février [1762] , Délices 1
Voici encore monsieur une lettre de change de 2400 livres qui vous tombera sur le corps en faveur d'un pauvre homme nommé Croze 2 qui a un procès criminel avec un coquin de prêtre . Je prévois que vers le saint temps de Pâques j'aurai dépouillé le vieil homme 3 et qu'il restera bien peu de chose . C'est un charme de voir comme tout le monde me tire, et comme personne ne me paie . Le monde est ainsi fait .
Mille compliments je vous prie à votre mari . Conservez-moi vos bontés et les siennes .
Votre très humble et très obéissant serviteur
V.
On rouvre cette lettre pour supplier monsieur Camp de nous donner des nouvelles de la balle de café qu'on nous avait promise , et pour le prier de l'adresser à Meyrin 4. »
1 L'édition Gaullieur est limitée à la première phrase ; pour la date V* a d'abord écrit 15 corrigé en 17 .
2 Voir lettre du 7 janvier 1761 à Cramer : http://voltaireathome.hautetfort.com/archive/2016/01/07/je-vous-remercie-de-l-interet-que-vous-prenez-a-la-chose-5740874.html ; V* payait ou avançait les frais du procès .
3 Ephésiens, IV, 22 ; Colossiens, III, 9 .
4 Meyrin est sur la route de Lyon à Genève , à peu près à 6 km de Ferney ; le café est donc pour Ferney .
11:07 | Lien permanent | Commentaires (0)

