20/07/2016
il n’y a rien qu’on ne fasse pour satisfaire ses passions
... Et ma belle amie Mam'zelle Wagnière en est la preuve vivante, passionnée et passionnante fidèle de Voltaire. Avec un coeur d'or ...
« A Pierre-Joseph Thoulier d'Olivet
Au cjâteau de Ferney en Bourgogne,
par Genève 16è august 1761
Nous sommes vieux l’un et l’autre, mon cher Cicéron ; par conséquent il faut se presser. J’ai envoyé à M. le secrétaire perpétuel de l’Académie 1 l’Epître dédicatoire adressée à la compagnie, les commentaires sur les Horaces et sur Cinna, et la préface du Cid. Je vous envoie les remarques sur le Cid : et je vous supplie, vous qui êtes si au fait de l’histoire littéraire de ce temps-là, de m’aider de vos lumières. J’attends de votre ancienne amitié que vous voudrez bien presser un peu l’ouvrage. Nous n’attendons, pour commencer l’impression, que l’approbation du corps auquel je dédie ce monument, qui me paraît assez honorable pour notre nation.
Presque tous les amateurs s’accordent à désirer un commentaire perpétuel sur toutes les tragédies de Pierre Corneille. Cet ouvrage n’est ni aussi long ni aussi difficile qu’on le pense pour un homme qui depuis longtemps a fait une lecture assidue et réfléchie de toutes ces pièces . Il n’en est point qui n’ait de beaux endroits. Les remarques sur les fautes pourront être utiles, et les remarques historiques pourront être intéressantes.
Je ne m’embarrasse point de la manière dont les Cramer imprimeront l’ouvrage : c’est leur affaire. Il y aura probablement six ou sept volumes in 4° ; et à deux louis d’or l’exemplaire il y aurait beaucoup de perte, sans la protection que le roi et les premiers du royaume accordent à cette entreprise. J’aurai peut-être l’honneur d’y contribuer autant que le roi même ; car il faudra que je fasse toutes les avances, et que je supplée toutes les non-valeurs ; mais il n’y a rien qu’on ne fasse pour satisfaire ses passions ; et la mienne est d’élever avant ma mort un monument dont la nation me sache quelque gré. Vous voyez que j’ai puisé un peu de vanité dans la lecture de votre Cicéron ; mais je vous avertis qu’il n’y a rien de fait, si l’Académie ne me seconde pas.
Je supplie M. le secrétaire de marquer en marge tout ce qu’il faudra que je corrige, et je le corrigerai sur-le-champ ; je ne fatiguerai pas l’Académie de mes observations sur Pertharite, Agésilas, Suréna, Attila, Andromède, la Toison d’or, Pulchérie, en un mot sur les pièces qu’on ne joue jamais, et dont le commentaire sera très court . Mais je prendrai la liberté de la consulter sur tous mes doutes. Vous sentez qu’il est important qu’un tel ouvrage ait la sanction du corps, et qu’on puisse faire un livre classique qui sera l’instruction des étrangers et des Français.
Couronnez votre carrière, mon cher ami, en donnant tous vos soins au succès de notre entreprise.
Je suis obligé de dicter tout ce que j’écris, attendu qu’il ne me reste plus guère que la parole, et que je dicte en me levant, en me couchant, en mangeant, et en souffrant.
Vale, care Olivete.
V. »
1 Duclos .
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Il a tonné sur une montagne dont le sommet est inaccessible ; donc il y a des dieux qui habitent sur cette montagne, et qui lancent le tonnerre
... Et la trouille fait le reste : religions et prêtres, fidèles et fanatiques, charité et guerres, recherche du paradis et angoisse de l'enfer .
Ô incorrigibles humains crédules et superstitieux !

Plutôt que de se trainer à genoux en peuple soumis et lâche, mettons nous à la muscu ! l'exemple vient d'en haut ! Non ?
« A Jean-Jacques Dortous de Mairan
Au château de Ferney en Bourgogne
par Genève, 16 august 1761
Votre lettre du 2è août , monsieur, me flatte autant qu’elle m’instruit ; vous m’avez donné un peu de vanité toute ma vie ; car il me semble que j’ai été de votre avis sur tout. J’ai pensé invariablement comme vous sur l’estimation des forces 1, malgré la mauvaise foi de Maupertuis, et même de Bernouilli, et de Muchenbrok 2. Et comme les vieillards aiment à conter, je vous dirai qu’en passant à Leyde, le frère Muschembrok, qui était un bon machiniste et un bon homme, me dit : « Monsieur, les partisans des carrés de la vitesse sont des fripons ; mais je n’ose pas le dire. »
J’ai été entièrement de votre opinion sur l’aurore boréale, et je souscris à tout ce que vous dites sur le mont Olympe, d’autant plus que vous citez Homère. J’ai toujours été persuadé que les phénomènes célestes ont été en grande partie la source des fables. Il a tonné sur une montagne dont le sommet est inaccessible ; donc il y a des dieux qui habitent sur cette montagne, et qui lancent le tonnerre . Le soleil paraît 3 d’orient en occident ; donc il a de bons chevaux . La lune parcourt un moins grand espace ; donc, si le soleil a quatre chevaux, la lune doit n’en avoir que deux . Il ne pleut point sur la tête de celui qui voit un arc-en-ciel ; donc l’arc-en-ciel est un signe qu’il n’y aura jamais de déluge, etc., etc., etc., etc., etc., etc.
Je n’ai jamais osé vous braver, monsieur, que sur les Egyptiens ; et je croirai que ce peuple est très nouveau, jusqu’à ce que vous m’ayez prouvé qu’un pays inondé tous les ans, et par conséquent inhabitable sans le secours des plus grands travaux, a été pourtant habité avant les belles plaines de l’Asie. Tous vos doutes et toutes vos sages réflexions envoyées au jésuite Parenin 4 sont d’un philosophe ; mais Parenin était sur les lieux, et vous savez que ni lui ni personne n’ont pensé que les adorateurs d’un chien et d’un bœuf aient instruit le gouvernement chinois, adorateur d’un seul Dieu depuis environ cinq mille ans. Pour nous autres barbares qui existons d’hier, et qui devons notre religion à un petit peuple abominable, rogneur d’espèces, et marchand de vieilles culottes, je ne vous en parle pas ; car nous n’avons été que des polissons en tout genre jusqu’à l’établissement de l’Académie, et au phénomène du Cid.
Je suis persuadé, monsieur, que vous vous intéressez à la gloire de ce grand homme 5. Pressez l’Académie, je vous en supplie, de vouloir bien me renvoyer incessamment l’Épître dédicatoire que je lui adresse, la préface du Cid, les notes sur le Cid, les Horace, et Cinna, afin que je commence à élever le monument que je destine à la gloire de la nation.
Il me faut la sanction de l’Académie. Je corrigerai sur-le-champ tout ce que vous aurez trouvé défectueux ; car je corrige encore plus vite et plus volontiers que je ne compose.
Je crois, monsieur, que vous voyez quelquefois madame Geoffrin ; je vous supplie de lui dire combien mademoiselle Corneille et moi nous sommes touchés de son procédé généreux. Elle a souscrit pour la valeur de six exemplaires : elle ne pouvait répondre plus noblement aux impertinences d’un factum ridicule 6, dont assurément mademoiselle Corneille n’est point complice. Cette jeune personne a autant de naïveté que Pierre Corneille avait de grandeur. On lui lisait Cinna ces jours passés quand elle entendit ce vers :
Je vous aime, Emilie, et le ciel me foudroie, etc. 7
Fi donc, dit-elle, ne prononcez pas ces vilains mots-là. C’est de votre oncle, lui répondit-on. Tant pis, dit-elle ; est-ce qu’on parle ainsi à sa maîtresse ? Adieu, monsieur ; je recommande l’oncle et la nièce à votre zèle, à votre diligence, à votre bon goût, à vos bontés. Je vous félicite d’une vieillesse plus saine que la mienne ; vivez aussi longtemps que le secrétaire votre prédécesseur 8, dont vous avez le mérite, l’érudition, et les grâces.
Votre très humble et très obéissant serviteur
Le Suisse V. »
1 Voir section SCIENCES, le Mémoire sur la mesure des forces motrices. Voir : https://books.google.fr/books?id=FIxlAAAAcAAJ&pg=PA208&lpg=PA208&dq=M%C3%A9moire+sur+la+mesure+des+forces+motrices&source=bl&ots=5i8TUi_SvY&sig=L02_jO7AOgd1Twe23ImZ1qL-WiM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjPjcOg0P_NAhVI5xoKHVzPCmsQ6AEIJTAA#v=onepage&q=M%C3%A9moire%20sur%20la%20mesure%20des%20forces%20motrices&f=false
3 Mot suivi de courir dans l'édition de Kehl .
4 Lettres de M. de Mairan au P. Parennin, contenant diverses questions sur la Chine. Voir : https://books.google.fr/books?id=21g2HZeok6QC&pg=PA84&lpg=PA84&dq=Lettres+de+M.+de+Mairan+au+P.+Parennin,+contenant+diverses+questions+sur+la+Chine.&source=bl&ots=dSh_0Wzr2o&sig=8owSnM_nQIqQBVGx3JjkRTQbsfo&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvxcnez__NAhUGVRoKHf7zAwAQ6AEILjAC#v=onepage&q=Lettres%20de%20M.%20de%20Mairan%20au%20P.%20Parennin%2C%20contenant%20diverses%20questions%20sur%20la%20Chine.&f=false
5 Kehl remplace grand homme par grand Corneille
6 Voir tome VI, page 27. (G.Avenel.) : https://books.google.fr/books?id=3ZEMAQAAMAAJ&pg=PA192&lpg=PA192&dq=factum+ridicule+voltaire&source=bl&ots=AYdTGk7Edc&sig=PPbvNl1iQ8qpp-gVFx6o3503DQE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi46pPR1f_NAhUDNhoKHRRWCz0Q6AEIOzAG#v=onepage&q=factum%20ridicule%20voltaire&f=false
7 Corneille, Cinna, III, 4 .
8 Fontenelle qui vécut centenaire .
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19/07/2016
Les belles reçoivent froidement les cajoleries ; mais les laides y sont fort sensibles
... Mon cher Voltaire, tu es d'une lucidité exemplaire .

« A Etienne de Lafargue 1
A Ferney le 16 août 1761
Moins je mérite vos beaux vers 2, monsieur, et plus j'en suis touché . Les belles reçoivent froidement les cajoleries ; mais les laides y sont fort sensibles . Je vous répondrais en vers, si je n'atais pas entièrement occupé de ceux de Corneille . Chaque moment que je dérobe au commentaire que j'ai promis sur les ouvrages de ce grand homme, est un marcin que je lui fais ; mais je ne puis me refuser au plaisir de vous remercier, et de vous dire avec combien d'estime j'ai l'honneur d'être, etc. »
2 Epître à l'amitié , 1760, voir page 11 : https://books.google.fr/books?id=VOReAAAAcAAJ&pg=PA74&lpg=PA74&dq=Etienne+de+Lafargue&source=bl&ots=2NSf2Uom4Z&sig=jnNhA8p9wMGT4ef10V_cct6MLCs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiB75WAwf_NAhWKPRoKHVPvAhgQ6AEIMjAD#v=onepage&q=%C3%A9pitre%20%C3%A0%20l%27amiti%C3%A9&f=false
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to every nation, and especially to those who greatly think, and bravely die/à toutes les nations, et particulièrement à celles « qui voient grand et qui meurent courageusement »
... Puisse la France voir grand et ne pas mourir !
« A Hans Stanley 1
[août 1761]
Sir,
I hear that when you take our settlements, you take subscriptions 2 too . Corneille belongs to every nation, and especially to those who greatly think, and bravely die 3: had Shakespeare left a grand-daughter, I would subscribe for her . Give me leave to thank you for what you do in favour of Corneille's blood .
I am, with respect, Sir,
Your most humble obedient servant 4
Voltaire.
2 Stanley souscrivit pour douze exemplaires .
3 Pope, Elegy to the memory of an unfortunate lady (Élégie à la mémoire d'une dame infortunée) : https://en.wikipedia.org/wiki/Elegy_to_the_Memory_of_an_Unfortunate_Lady et voir le vers 10 de [58] : http://www.gutenberg.org/cache/epub/9413/pg9413.html
4 « Monsieur, J'entends dire que lorsque vous prenez nos établissements vous prenez aussi nos souscriptions . Corneille appartient à toutes les nations, et particulièrement à celles « qui voient grand et qui meurent courageusement » : si Shakespeare avait laissé une petite-fille je souscrirais pour elle . Permettez-moi de vous remercier pour ce que vous faites en faveur du sang de Corneille . Je suis, avec respect, monsieur, votre très humble serviteur, Voltaire »
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18/07/2016
Je serai plus inflexible pour les ouvrages de mes amis que je ne l'ai été pour les miens
... Et lorsque les amis ne sont autres que l'auteur lui-même, on obéit alors aux commandements divins : "aime ton prochain comme toi-même", et "descends-le en flammes s'il ne te rend pas la pareille !"

Jusqu'où peut-on aller ?
« A Etienne-Noël Damilaville
[août 1761] 1
Je me plains de Thieriot ; mais mon académicien de Dijon se plaindra bien davantage si les comédiens ajoutent la moindre chose au Droit du seigneur . Ils le gâteraient infailliblement, comme ils gâtèrent L'Enfant prodigue . Je serai plus inflexible pour les ouvrages de mes amis que je ne l'ai été pour les miens . On a fait tout ce qu'on a pu, dans Tancrède, pour me rendre ridicule ; je ne souffrirai pas qu'on en use ainsi avec mon petit académicien .
Je m'unis toujours aux prières des frères, et je salue avec eux l'être des êtres . »
1 L'édition de Kehl amalgame ce fragment dans la lettre du 7 septembre 1761 au même : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-correspondance-annee-1761-partie-38-122359402.html
00:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ils aiment mieux jouer à l'homme-de-brou , souper chez M. le duc de Villars, conduire des dames en cabriolet et se donner du bon temps ; ils ont raison
... Tout compte fait, madame, je préfère jouer aux cartes !

« A Gabriel et Philibert Cramer
[août 1761]
On envoie à monsieur Gabriel la feuille L, qu'il faudra un peu remanier . On demande les feuilles précédentes . On trouve cette histoire très amusante, et on est bien fâché qu'il y en ait eu une première édition . On apprend que messieurs Gabriel et Philibert n'impriment plus Mme Belot 1. On croit que messieurs Gabriel et Philibert se donnent beaucoup de bon temps, et on espère qu'ils se donneront un peu plus sérieusement à l'art des Elzévir et des Etienne . On se flatte que l'édition de Corneille leur fera honneur .
Quand monsieur Gabriel aura un peu de temps à lui il est prié de vouloir bien mettre par écrit, un petit mémoire au juste de tous les frais, avec la papier de Divonne, pour 200 exemplaires en beau papier, pour 2000 en papier ordinaire, pour la main-d’œuvre, pour ports et emballages .
Ni monsieur Gabriel , ni monsieur Philibert n'ont voulu voir l’Épître dédicatoire à l'Académie, ni les remarques sur Le Cid, Cinna, Pompée, etc. Ils aiment mieux jouer à l'homme-de-brou 2, souper chez M. le duc de Villars, conduire des dames en cabriolet et se donner du bon temps ; ils ont raison, mais j'en suis fâché et je désespère de les corriger . »
1 Voir lettre à Octavie Belot du 27 août 1761 : http://www.monsieurdevoltaire.com/article-correspondance-annee-1761-partie-37-122329684.html ; V* lui avait offert l'édition du Droit du seigneur .
2 L'expression n'est pas connue, on pense à un jeu de cartes (édition Bestermann).
NDLR : Effectivement, dans ma jeunesse on jouait à l'Homme noir, jeu de carte où l'on doit constituer des paires pour se débarrasser de celles-ci, faire choisir à l'aveugle une carte de son jeu au joueur le plus proche, et où le perdant se retrouve être le dernier à avoir en main le valet de pique (James).
00:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
17/07/2016
j'abhorre plus que jamais les ennemis de la raison
... Et s'il est une chose qui ne souffre pas d'exception, c'est bien celle-ci . Vous me direz "il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis", et bien je préfère rejoindre le camp des idiots , sans plaisir, mais sans honte , avec même un peu de fierté légitime .

« A Etienne-Noël Damilaville
et à
Nicolas-Claude Thieriot
Le 15 d'auguste [1761] 1
Que les frères m'accusent de paresse, s'ils l'osent . J'ai tout Corneille sur les bras, l'Histoire générale des mœurs, le Czar, Jeanne, etc., etc. et vingt lettres par jour à répondre : et il faut écrire à M. de Lafargue, et je ne sais où le prendre . Il me semble que frère Thieriot sait sa demeure ; il s'agit de ses vers, cela est important . Comment va l'Encyclopédie ? cela est un peu plus important .
Oui, volontiers, que les Sadducéens périssent, mais que les Pharisiens ne soient pas épargnés . On nous défait des chats, mais on nous laisse dévorer par des chiens .
On a eu grande peine à trouver le Grizel que demandent les frères : c'est grand dommage que pour notre édification nous ne puissions pas recouvrer cet ouvrage rare, d'autant plus utile à la bonne cause qu'il rend la mauvaise extrêmement ridicule .
Frère Thieriot est devenu bien paresseux . Un véritable frère ne devrait-il pas avoir déjà envoyé les Recherches sur le théâtre ? Il faut le mettre en pénitence . Il n'est pas permis d'être tiède sur les ouvrages et sur le sang du grand Corneille .
J'embrasse les frères, et j'abhorre plus que jamais les ennemis de la raison et des lettres . »
1 Le manuscrit copie Beaumarchais-Kehl inclut des extraits de la lettre du 20 août 1761 aux mêmes, et on y a aussi incorporé un passage de la lettre suivante : « A Damilaville et à Thieriot [vers août 1761] / […] Je ne sais pas trop comment ira cette entreprise . Pur moi, je ne réponds que de mon travail et de mon zèle tant que je respirerai . J'ai déjà commenté six tragédies . Je m'instruit par ce travail ; j'espère que j'en instruirai d'autres, et que le théâtre y gagnera . Si, comme auteur, je n'ai pu servir ma nation, je la servirai du moins comme commentateur […]. »
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